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MÉCANIQUE DU CANAL DIGESTIF

des joues, surtout par le buccinateur, et au dedans par la langue. Celle-ci peut aussi écraser les parties 9ioins dures, en les pressant ou les frottant contre la voûte du palais. Pendant la mastication, le bol alimentaire est mêlé intimement avec les liquides de la cavité buccale (salivent mucus) et réduit en une bouillie qui peut prendre toutes les formes.

Les nerfs qui servent à ces actes sont, pour les muscles propres à la mastication, le nerf maxillaire inférieur et pour la langue, Thypoglosse. Le centre desmouvements coordonnés de la mastication se trouve dans la moelle allongée. (Schrœder v. der Kolk.) Chez beaucoup d'animaux, la trituration dettaliments se continue dans certains appareils de Testomac, par exemple, chez les ruminants dans les trois premiers estomacs (la panse ou rumen, le réseau ou reticulum, le feuillet ou psalterium) ; des deux premiers, la pâte formée par les aliments revient dans la bouche avant de passer dans le troisième. Tels sont encore Testomac musculaire des oiseaux, Testomac masticatoire des insectes et l'estomac armé de dents des écrevisses, etc. 11 y a aussi des appareils pour le mélange des aliments avec les liquides de la bouche; tel est le jabot des oiseaux, élargissement de l'œsophage dans lequel la nourriture est peu à peu réduite en bouillie.

Le mouvement des aliments solides et liquides s'effectue dans le canal intestinal par la contraction des muscles annulaires situés dans les parois et disposés dans le sens longitudinal. Le rétrécissement de l'espace intérieur qui en résulte pousse peu à peu le contenu dans la direction de la bouche à l'anus. On nomme cette contraction progressive, mouvement péristaltique^ et sa première partie (de la bouche ù Fcesophage), dans laquelle agissent des muscles soumis à la volonté, porte le nom de déglutition. Les parties du canal digestif qui se rétrécissent successivement dans la déglutition sont : i® l'ouverture de la bouche; 2^ Tintervalle dentaire, dont le rétrécissement est suivi de la mastication au moyen des muscles qui y contribuent, s'il s'agit d'aliments solides ; 5® l'espace entre la langue et la voûte du palais ; la langue se presse successivement d'avant en arrière contre le palais (d'abord avec la pointe, puis avec toute sa surface), et pousse devant die le bol alimentaire ; la partie sur laquelle repose ce dernier est creusée en forme de canal. La pointe de la langue s'élève par ses muscles propres, le milieu parla contraction des muscles mylohyoïdiens, l'arrière par le soulèvement de l'os hyoïde (muscle slylohyoïdîen) ; 4« l'espace entre la racine de la langue et le palais (isthme du gosier) ; dès que les aliments ont passé la pre§^ière arcade du palais,

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celle-ci se referme, c'est-à-dire s'applique contre la racine soulevée delà langue), et la contraction qui suit les pousse le long des amygdales par l'arcade postérieure dans le pharynx, où ils sont recouverts du mucus des nombreuses glandes qui s*y trouvent ; 5° le pharynx; le cix)isenient qui s'opère ici entre le canal respiratoire et le canal digestif, rend' nécessaire Tocclusion des deux ouvertures du premier ; elle s'effectue au moyen de deux valvules qui s'appliquent sur ces ouvertures : le voile du palais s'applique contre la paroi postérieure de rarriére-bouehe et ferme ainsi la cavité pharyngo-nasale qui appartient au système respiratoire, l'épiglotte ferme l'entrée du larynx. La poussée en avant dans le pharynx s'opère alors par les muscles constricteurs de ce canal qui font descendre les aliments dans Tœsophage. L'épiglotte se ferme au moyen de ses muscles (ary et th\ ro-épiglottiqnes) qui rabaissent. Comme cependant, dans l'acte de la déglutition, le larynx est soulevé avec la racine de la langue (ce qu'on peut voir du dehors), le bol alimentaire lui-même peut abaisser l'épiglottie sur le larynx soulevé.

Dans l'œsophage, les aliments rendus visqueux par le mucus sont poussés dans l'estomac, en partie par la pesanteur, mais principalement par le mouvement péristaltique qui , dans les deux tiers inférieurs, n'est produit que par des fibres musc^ilaires lisses.

Dans l'estomac, le bol alimentaire s'arrête un temps assez long; les mouvements qui s'y «passent ne sont pas encore bien connus. Dans tous les cas, les masses alimentaires doivent être pétries dans tous les sens, afin que les parties internes puissent venir en contact avec la paroi de sécrétion, et, d'un autre côté, les aliments doivent être chassés peu à peu hors de l'estomac. Cette action est produite par le mouvement péristaltique qui se fait dans tout le canal digestif. On sait à peine comment se réalisent les deux principes de mouve* ment et comment ils alternent. H est probable que la paroi de l'esto' jfnac est ordinairement fortement contractée autour de son contenu. Les faisceaux de muscles qui entourent le cardia et le pylore [ces derniers ont été récemment contestés (Giannizi)] ferment presque toujours les ouvertures. L'estomac rem|>li fait un mouvement circulaire autour d'un axe horizontal passant par le cardia et le pylore, de telle sorte que la plus grande courbure dirigée ordinairement vers» le bas se dirige en avant. Les gaz qui ont été avalés ou qui se développent dons l'estomac ressorlent par le cardia qui se trouve au point le plus élevé. Les mouvements de l'estoniac paraissent faire défaut pendant le sommeil, ^usch.)

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