‹ Èléments de physiologieChapitre 6 sur 190 · NO, (OH · texte numérisé non relu

NO, (OH

Acide nitrique.

Acide acétique.

CÔ(«H). €A(OH)'

Acide carbonique Acide oxalique, (hydraté).

ou

Pô (ÔH),

Acide phosphorique.

Suivant que 1, 2, etc., atomes d'hydrogène sont remplaçables par du métal, les acides sont dits monobasiques, bibasiques, etc.

Dans les acides polybasiques, les atomes d'hydrogène peuvent èlre remplacés en tout ou en partie par des métaux monoatomiques ou polyutomiques, par exemple :

NaCl

Chlorure de sodium.

N0,(9Na) €G(OiNa)OII €0(ONa), PO (ONa) (011),

Nitrate de soude.

Carbonate de soude Carbonate de soude Phosphate de soude acide. neutre. «uracide.

P0(9Na),(dH)(l)

PO(dNa),

Pho:*phatc de soude Phosphate de soude acide. basique.

Carbonate de magnésie.

PO(0[NH,])O.M,

IMiosphate d'ammoniaque et de magnésie.

présente 0; que ces mêmes signes, en changeant seulement de teinte, représentent d'autres corps de même atomicité; ainsi # peut représenter Cl, K, Na; •S lieut l'eprésenter Q^l" et Mg. Partout ou 0 se rencontrent avec 11, on a choisi pour O la teinte foncée Q^ .

* L'interpositi(>n des trois groupes de 011 ne réussit dans ce cas, qu'en plaçant un de ces groupes latéralement. Cette disposition permet de se rendre compte de l'aflinité de O avec laquelle l'hydrogène de ce groupe se trouve combiné.

" On doit se figurer ({ue les deux affinités de 0 et de Mg désignés imr le signe • !H* combinent mutuellement en fermant la chaîne circulairement.

(l) L*auteur appelle phosphate acide celui que nous appelons suracide, phosphate

Si des acides monobasiques forment des sels avec des métaux polyalomiques, le métal polyatomique unit plusieurs molécules d'acide en prenant la place de leurs molécules d'hydrogène remplaçables, par exemple :

€aCl, FeCl^ (1) (GAOj.lO.Ca) (Nô,), (OeF),

Chlorure Perchlorure Acétate de chaux. Nitrate

de calcium. de fer. d'oxyde de fer.

Les acides suivants se trouvent dans l'organisme, soit à l'état libre, soit dans des sels, soil dans des combinaisons plus compliquées (espèces d'éthers, amides) dont nous parlerons plus loin.

a. — Acides inorganiques (dépourvus de carbone).

1 . L'acide cblorhydrique, HCl Q , parait se présenter libre dans le suc gastrique (peut-être en combinaison acide plus compliquée, voy. chapitre m). Les sels qu'il forme sont très-répandus dans le corps, principalement le chlorure de sodium et le chlorure de calcium.

2. L'acide sulfurique, SO, (OH,) fflSBSB )» apparaît sous des formes différentes, tantôt dans des sels (sulfate neutre de soude,

neutre celui que nous appelons phosphate acide et phosphate basique celui que nous appelons phosphate neutre. La raison en est que le premier de ces phosphates est acide, le second neutre et le troisième basique au tournesol. Nous avons adopté une autre nomenclature de ces sels, parce que pour nous la neutralité d'un sel ne réside pas dans son action sur le tournesol. IJn acide polybasique peut donner autant de sels qu'il renferme d'atomes d'hydrogène basique. De ces sels un seul est dit neutre, celui dont tous les atomes d'hydrogène basique sont remplacés. Tous ceux qui renferment encore de l'hydrogène basique sont dits sels acides. (Voir A. Naquet, Principes de chimie fondée sur les théories modernes, I, 65 [2* édit. française].)

(1) L'auteur écrit le perchlorure de fer Fe^'CI*, en considérant le 1er comme triatomique dans ces corps. Il est préférable de doubler ces fonnules, M. Deville ayant démontré que le perchlorure de fer répond, par sa densité de vapeur, non à la formule Fe*'CP, mais à la formule Fe* Cl*. Dans les composés au maximum, le fer n'est point triatomiqu e, il est tétratomique, seulement deux atomes de fer se soudant donnent le groupe hexatomique Fe*. (A. Naquet, Principes de chimie fondée sur les théories modernes. I, 331 (2« édit. française].)

* Il ne faut pas considérer dans ce corps les deux molécules d'oxygène unies avec le soufre, mais unies directement entre elles.

sulfate de chaux), tantôt dans des combinaisons plus complexes (taurine, matières albuminoîdes. Voy. ci-dessous).

5. Vacide phosphorique (ordinaire, tribasique), PO (OH)s ftSSmD »

existe dans le corps sous forme de différents sels (phosphates acides et suracides de potasse et de soude, phosphate de chaux neutre, phosphate neutre de magnésie, et de plus dans des combinaisons plus complexes. (Voy. plus bas glycérine phosphorique, protagon.)

4. Vacide silicique, SiO„ a été trouvé dans quelques tissus du corps (sans en faire peut-être essentiellement partie).

b. — Acides organiques (carbonés).

5. Acides gros (formule générale CnH,n — iô[Oll]). Voici la liste de ceux qui sont connus jusqu'ici :

Acide formique GHO (9H). 8HB

— acétique €, H,0 (OH) . WUBS&

— propionique €,H,0 (OH). BBHIEHBB

— butyrique €4H70(0H).

— valérique (;5H,0(0H).

Acide caproïque €, Hj, 0,.

— œnanthylique {^^ Hj^O,.

— caprylique ^gHieO,.

— pélargonique €, HigO,.

— rutique ^joH^O,.

— laurique €i, 11,^0,.

— myristique ^nH„0,.

— palmitique* ^leHjiO,.

— margarique (^^^ Hj^ 0,.

— stéarique (^jg H-^ 0,.

— arachidique ^lollw^f

Ces acides monobasiques forment une série homologue; leur point d ebullition s'abaisse de 19" pour chaque nouveau €H, qui entre en combinaison ; les moins carbonés sont liquides et volatils, les plus riches en carbone ne se volatilisent pas»

dont la composition est incomplète et la constitution à peu près inconnue. Elles consistent toutes en carbone , oxygène et hydrogène, quelques-unes contiennent en outre de l'azote, d'autres du soufre, du phosphore, du fer. L'agent principal de décomposition est l'oxygène introduit dans le corps par la respiration. Sous son influence les combinaisons compliquées se détruisent pour former des combinaisons plus simples, plus riches en môme temps d'oxygène, en un mot des produits d'oxydation. Les produits les plus simples sont l'eau et les acides carbonique, sulfuriqne et phosphorique. Chaque élément particulier s'est uni dans ce cas à autant d'oxygène qu'il peut en général en absorber. L*azote ne se comporte pas ainsi avec Foxygène auquel il est uni ; ou bien il s'isole complètement et se trouve chassé sous forme gazeuse (ce qui n'est pas encore bien constaté), ou bien il abandonne l'organisme dans des combinaisons simples, comme l'ammoniaque par dtemple, ou dans des combinaisons ammoniacales dont l'hydrogène est remplacé par d'autres corps composés (tel que Furée entre autres).

Entre ces composés simples dont l'organisme se débarrasse et ceux plus compliqués qu'il absorbe, il existe un grand nombre de degrés intermédiaires. Ces composés sont iVauUini mieux connus qu'ils sont plus simples f ou, en d'autres termes , quils sont plus jtrès d'être expulsés. Dans ces derniers on peut poursuivre avec assez de certitude les phénomènes d'oxydation et la simplification successive de combinaisons. On peut même, par une oxydation artificielle, reproduire quelques-uns d'entre eux au moyen de ceux qui les ont précédés et invei*sement obtenir la synthèse de quelques autres au moyen des éléments ou de combinaisons {Aus simples. Pour ce qui est des combinaisons plus compliquées et peu connues, on ne peut dire avec cer* titude qu'elles proviennent de l'oxydation, et il est possible, parfois même vraisemblable, qu'elles sont dues à des phénomènes synthétiques.

Une foule de substances absorbées par le corps ne subissent aucun des changements dont nous venons de parler, mais parcourent l'organisme sans modifier l#|B^oupement de leurs atomes. Ces matières, dites organiques, jouent un rôle qui n'est pas encore complètement éclairci. La principale d'entre elles, Veau, qui est un agent général de dissolution, forme, au point de vue de la masse, la partie la plus importante des organes, et se trouve constamment absoi*bée et excrétée en grandes quantités. Une petite partie seulement en est formée daiis le corps lui-même. Les autres matières sont ce qu'on appelle des

sels inonjaniques. On les trouve dans toutes les parties du corps, mais en petites quantités , excepté dans les os composés principalement de sels. Dans la combustion elles donnent de la « cendre » pour résidu. On ne sait presque rien de leur importance dans l'organisme. Il semble qu*en général elles ne sont pas simplement dissoutes, mais forment, avec des parties constituantes du corps plus compliquées, des combinaisons chimiques encore inconnues. C'est ainsi seulement qu'on peut expliquer le rapport constant de leurs quantités avec celles d'autres substances et comment la solubilité et la composition de certains corps (les corps albuminoïdes par exemple) dépendent de la présence des sels. La connaissance de ces sels est tout à fait incomplète : 1" parce que l'analyse chimique des cendres ne fait connaître que les acides et les métaux présents et non leurs combinaisons comme sels ; 2^ parce que un certain nombre des acides qui se trouvent dans les cendres ont été formés en partie pai Ja combustion elle-même (par exemple : l'acide phosphorique, l'acide sulfurique, l'acide carbonique).

Parmi les sels qui se rencontrent dans les excréments il en est qui ^^e sont produits dans l'organisme sans avoir été introduits dans le corps sous forme d'aliments : ce sont les carbonates, les sulfates et les phosphates.

Ënumérons les combinaisons chimiques que l'on trouve dans le corps humain.

L'union d^ éléments en combinaisons chimiques est exprimée, comme chacun sait, par des formules dont les lettres représentent une quantité déterminée en poids do chaque élément (rapporté à l'hydrogène comme unité) : 0, par*exemple, représente 16 parties en poids d'oxygène, Cl 55,5 parties en poids de chlore, etc. La formule de TalcooK^jHgO (1) ne représente donc que sa composition en poids (46 parties en poids d'alcool consistent en 24 parties en poids de carbone, 6 d'hydrogène et 16 d'oxygène). On peut vouloir se faire une image de la manière dont les atomes de €, II, 0 se rangent ensemble dans une molécule d'alcool. Chacun sait qu'un atome G peut s'unir & 4 atomes H, 1 atome 0 à 2 atomes H et 1 atcHie G à 2 atomes 0. Pour exprimer ces rapports on dit que H est monoatomique (de

1) On barre certains symboles pour indiffiicr qu'on leur attribue les valeurs qu'ils onl dans la notation atomique et uniquement pour éviter les confusions, en attendant que l'ancienne notation soit coniplûtemcnt abnmlonnée. Ainsi T* veut dire C =:: 12, tandis que C signifie C = 6; de même 0 sifeMiiOe 0 = 10, Undis que 0 >igniHc 0=8.

Acide acrylique G3H30(0H) ^UK^SS/R ou QBMSB - crotonique€,H,0(OII) SB6GyKfG8l| ou fflSBBSGi^

— angéiique C^H^ÔIÔII).

— pyrotérébique €« HjO (OH) .

— oléique Ci3H55 0(ÔH).

L*acide oléique ou élaîque est le seul que Ton trouve dans le corps, et sous les mêmes formes que les acides gras (comme savon et graisse neutre, oléine).

9. Acides cholaliques. — Ce sont des acides de constitlition encore inconnue et dans tous les cas très-complexe. Ils sont insolubles dans Teau, forment des sels alcalins analogues aux savons, facilement solubies, et montrent une réaction commune caractéristique. ChaufTés à 60^ avec du sucre et de Tacide sulfurique concentré, ils donnent une coloration de pourpre violet.

Hs se montrent dans la bile et le canal intestinal de tous les animaux, la plupart du temps sous forme de combinaisons complexes. (Voy. plus bas, acides de la bile.) — Voici ceux que Ton connaît jusqu'ici :

Acide cholalique ^i^H^Os

— ses anhydrides, acide choloïdique Cj^Hs^Ot

— — dyslysine ^i^HjeOs Acide hyocholalique CjsH^oôi

— — hyodyslysine ^i^H^Os

— chénocholalique €j-H4^Ô4

— lithofellique ou lithofellinique €,o ^^t^k

\0. Acides aromatiques, — Acides qui dérivent du groupe atomique 6e H< !8H38BBRK8»(benzine) .

Dans ce groupe constant chaque atome de H peut être remplacé par d'autres atomes ou groupes d'atomes monoatomiques. Les acides gras entre autres peuvent y entrer en devenant monoatomiques par l'expulsion d'un atome de H. On peut aussi exprimer ce rapport en disant que le groupe monoatomique Phényle G^Hj (=€cHe — II) se substitue à un atome de H dans un grand nombre de combinaisons.

Exemple : Acide formique €H| 0, otSSB

OBJET DE U CmCUUTlON MATÉRIELLE. ^

Au point de vue physiologique les acides de ce genre les plus importants sont :

L*acide benzoîque GH (G^lh) 0,

— chlorobenzoîque €n(€eHkCI)0,

— saUcyUque €U (€, H, [OH) 0,] ?9nBSHHIBi

— anisique €H(€eH,[Ô GB,]) 0,

Ces acides ne se présentent pas régulièrement dans Torganisme, mais ils le parcourent souvent par suite de leur existence dans les aliments végétaux et forment ensuite des combinaisons particulières. (Voy. plus bas, Acide hippurique.) Il est possible qu'ils entrent comme parties constituantes dans des corps plus complexes, car une substance de composition analogue (la tyrosine, voy. plus bas) se montre en certaines circonstances comme produit de décomposition des matières albuminoldes.

s. Alcools. — Ce sont des hydrocarbures, dans lesquels un ou plusieurs atomes de H ont été remplacés par le groupe OH. — Exemple :

G,He CA(OH) (;H,(0H), C3H,

Hydrure d'éUiyle. Alcool éthyliquo. Alcool éUiylique double Hydnire de propyle.

(glycol).

€,H,(OH) Cfi,m),

Alcool propylique. Alcool propylique triple

(glycérine).

Suivant que 1,2.... atomes de H sont remplacés par OH, Talcool est dit monoatomique, diatomique, etc. Le glycol, par exemple, est diatomique ; la glycérine triatomique.

Parmi les alcools un seul, la cholestérine CieH^ (OH), dont la constitution est encore inconnue, se montre comme tel dans le corps et principalement dans les substances nerveuses, la bile et les corpuscules du sang. La glycérine n'apparaît vraisemblablement que sous la forme d'éthers (v. plus bas) commo partie constituante des graisses cl des corps analogues.

Cependant on doit mettre encore, selon toute vraisemblance, au

# 2i CHIMIE PHYSIOLOGIQUE.

nombre des alcools les différentes espèces de sucre (alcools polyatomiques) dont on ne connaît pas encore la constitution.

Les sucres sont des corps cristallisables, de sapeur douce, facilement solubles, dont les dissolutions dévient le plan de polarisation et qui, par leur tendance à Toxydation, réduisent en oxydules beaucoup d'oxydes métalliques. Sous Finfluence de certains organismes (cellules de levures), ils se décomposent avec dégagement de chaleur en combinaisons plus simples (fermentation). Ceux que Ton trouve dans lorganisme sont les suivants :

Le sucre de raisin, G^E^^Q^ ^KfiÊÊ3ÊSÉÊBIfÊUÊKSi(^W^^-^^^^^

urinaire, sucre de diabète, sucre de foie, sucre d'amidon) est en petites quantités dans le sang, le foie et rurine. Il peut se présenter en masse dans certaines conditions pathologiques. Plusieurs substances analogues aux matières albuminoîdes (la chondrine par exemple) le donnent par décomposition artificielle, de sorte qu*il pourrait bien se trouver dans des parties du corps plus complexes. H dévie à droite le plan de polarisation.

Fermentations : — a. En présence de levure ; décomposition en alcool et en acide carbonique (C, H,, 0,= 2C,HeO-h2 CO,); — 6. en présence de matières aU)uminoïdes en putréfaction, il produit de l'acide lactique (CeHi,0e=2C5He05).

Le sucre de lait, CijHjjOii, partie constituante du lait, est également dextrogjre. Il ne peut par fermentation se transformer qu'en acide lactique; mais, bouilli avec de l'acide sulfurique affaibli, il se change en une espèce de sucre (galactose) capable de fermentation alcoolique.

Uinosite, CeBijO^, partie constituante des muscles, non active, ne se transforme également qu'en acide lactique par la fermentation.

Anhydrides des sucres. — Certaines substances répandues dans le monde végétal se transforment en sucre par absorption d'eau (sous l'influence de certains ferments, en bouillant avec des acides affaiblis). liCs principales sont : la gomme Ci,H„Oii, l'amidon C^HioOs, la cellulose CeHjoOs et un produit intermédiaire entre l'amidon et le sucre, la dextrine GeHjoOj. — Dans l'organisme animal on n'a constaté qu'un corps correspondant à ces substances, c'est :

La glyco^èncy €,11,005 (X 10), partie constituante du foie et probablement de tous les organes embryonnaires, soluble dans l'eau avec teinte d'opale, semblable h la dextrine par sa propriété dextrogyre et

ORIET D£ LA CIKCTUnO!! lAlÉMEUX.

<a coloritivo en rou^e par Tiode, tninsforniè facilement ei) siiciv ^el eo dfxtrine?' par les fermenls et les acides.

On tronre aussi dans le ceireaa une suhslanoe formant du sucnf « semblable à Tamidon et bleuie par Fiode.

Les diverses espèces de sucre et leurs anhydrides p<>rtent gt^nt^raiemenl le nom d'hydrates de carbone, ce qui signifie seulement, qu'abstraction faite de €, les rapports de quantité de H ot de 0 y sont les mêmes que dans i*eau i H, 0).

■1. Etkers. — Les élhers se produisent lorsqu'on remplace dans les alcools m du groupe OH par des radicaux alcooliques ou acides, — Exemple :

Alcool éthyliqve. Éther^ordinaire.

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