‹ Èléments de physiologieChapitre 7 sur 190 · CA(0[C.H · texte numérisé non relu

CA(0[C.H

Glycérine iri-acétique ^triacétine), |nissc neutre.

Parmi les élliers non douteux, les graisses neutres, c*csl-A-diro les éthers do ralcool iriatomique (glycérine), se reiicontrenl seuls dans rorganisme avec les acides gras et Tacide oléiquc cités plus haut. Les graisses animales sont Toléine ou plus précisément la trioléine, liquide; — les suivantes sont solides, stéarine, margarine, pnlmitine.On trouve en outre dans le lait : la butyrine, In myristiiio, In raprinine, la capryline et la caproïne.

ï^s graisses neutres sont liquides (huiles) ou facilement fusibles, insolubles dans l'eau, solubles dans Téther et Talcool chnud. — Liquides, elles rendent le papier transparent (taches de graisses) : mêlées à des substances colloïdes, elles se divisent dans Teau en petites gouttes fines (émulsion). — Solides, elles se décomposent en absorbant de Tenu et dégagent de la glycérine et des acides gras, lesquels, s'ils sont volatils, produisent une odeur rnnce. Par les alcalis, les graisses sont également décomposées et forment des sels gras, solubles dans Tcau.

Aux graisses neutres, on peut ajouter un éther glycérique , la gly-

cérine phosphorique €5H5(0H),0(PÔ[0H],) c'est-à-dire la glycérine dont un atome de H a été remplacé par Facide phosphorique dont on a d*abord chassé un OH. La glycérine phosphorique est un produit de la décomposition du protagon. (Voy. plus bas.)

Dans les cavités du crâne de quelques mammifères cétacés on trouve des éthers (monoatomiques) d'acides gras avec l'alcool célylique ou éthalique €ii^E^(&U)^ principalement l'éthal palmitique €,.H„0(€,eH,,0).

«. Amides. — L'ammoniaque NH, peut prendre part à la formation de diverses combinaisons : comme groupe monoatomique NH, oo comme groupe diatomique NH, il sature deux affinités (1 ouSfl); en d'autres termes les atomes de H de NH, peuvent être remplacés par des groupes mono ou polyatomiques. Nous mentionnerons : 1. les amidcs, combinaisons dans lesquelles le groupe OH des acides est remplacé par Nlî,, par exemple :

€,H,Ô(OH) CjHjOlNH,) €0(0H)* €0(NH,)*

Acide acétique. Âcétamide. Acide carbonique. Carbamide (urée).

2. Les amides acidet dans lesquelles les atomes de H du radical sont remplacés par NH,. Exemple :

€,H3G(0H) €,H,[NH,]0(OH)

Acide acélique. Glycolaraide acide (Glycine,

GlycocoHe).

Les amides acides se comportent d'une part comme des acides, de Faulre comme des bases, puisque l'ammoniaque se combine avec des acides, exemple :

Glycolamidatc d*argent. Nitrate de glycocoUe.

traitées par l'acide nitreux, les amides acides se transforment en oxyacides, parce le ^^roupeOïl se substitue au groupe NH,.

Le groupe des amides comprend presque toutes les parties constituantes du corps de composition azotée. Klles proviennent généralement des matières albuminoïdes, dans lesquelles vraisemblablement

l'azole se trouve sous forme d*aniiDoniaque — il se trouve aussi parfois sous forme de cyanogène, puisque quelques amides en contiennent (adde urique, par exemple).

• i . L'urée, amide de Tacide carbonique €0 (NH,) ,

€ô(OH), €0(Nn,),

Acide carbonique. Urée.

une des amides les plus simples qui se forme dans l'organisme par Toxydation des substances azotées s*écoule en grandes quantités avec Turine.

L'urée est cristallisable, facilement soluble dans Teau, forme avec l'acide nitrique un sel très-peu soluble et donne avec le nitrate d'oxyde de mercure, un résidu blanc. En présence de substances putridejs, dans l'alcool bouillant, fortement chauffée avec de Teau elle s'unit à 2H,Ô et dégage du carbonate d'ammoniaque: €0 (NHj),-h2 H,ô = GO (0. NHJ, — c'est la première substance organique qu'on a reproduite artificiellement. Onl'obtient de plusieurs façons, par exemple : par le cyanate d'ammoniaque [€N (0. NHJ = €0 (NH,),]

€N(OH) CN(O.NHJ €Ô(NH,),

Acide Cyanate Urée,

cyanique. d'ammoniaque.

— par roxychlorure carbonique (Phosgéne) et l'ammoniaque : [GOCI,-!- 2NH5 = €0 (Nil,), 4- 2HC1]

CDD HW OJD O œMHtJD o

NH, €OCI, NH- IlCl €0(Nn,), HCl

Phosgéne.

Dans les deux groupes NH^ de l'urée, des atomes de H peuvent être remplacés par des radicaux alcooliques ou acides. On obtient des combinaisons de cette dernière espèce — dans lesquelles les radicaux acides diatomiques se substituent à 211 — par l'oxydation artifîcielle do l'acide urique (qui est lui-même un composé analogue mais trèscomplexe) à c<ité de l'urée simple. Ce sont principalement les radicaux de la série oxalique (voy. plus haut) qui forment ces urées composées. Elles portent en partie le nom d'acides, parce que le der-

v8 CHIMIE PHYSIOLOGIQUE.

nier atome de H encore présent dans le groupe amide peut être remplacé par un métal. — Voici quelques-uns de ces corps :

Acide parabanique = oxalvl.urée€0(NH),(€,ô,)

Oxalyl.

€0(NH),G,0,

Acide parabaniqM.

Acide barbiturique = malonyl-urée €ô(NH),(€5H,ô,)i ^

Malonyl.

— dialurique = tartronyl-urée ou

oxyraalonyl-urée €©(NH),(€5H,05)

€sHA

Tailrooyl.

A Uoxane = mèsoxalyl-urée Cô (Nil), (C, 0,)

(Acide mé$oxalique= acide dioxymaloniqué moins H^O)

Mésoialyl.

Amides acides,

^. Glycine lirlycocolle. sucre de gélatine) glycolamide €,H, (NH,) O.OII ne se triuive pas ainsi dans le corps, mais avec des acides dits conjugut»s.

La glycine dwme avec l'acide nitrique lacide oxyacélique = acide gl\coli«|ue.i Yoy. plus haut.) Klle peut entrer en combinaison avec des acid«^ monobasiques, ot. dans ce cas» un II de NH, est remplace parle mdical acide Je gnmpe 011 et Tatonie 11 sortent sous la forme 11,0,) par exemple :

^-ja;s».

Les combinaisons de cette espèce (qui en bouillant avec des acides prennent toutes H,ô et se décomposent en acides et en glycine) sont les suivantes :

Vacide glycocholique (^\^cO'Cho\a\iq\iCt voy. plus haut),CjeH45N0e, partie constituante de la bile.

V acide hippurique (glyco-benzoïque), C9II9NO5, qui se trouve dans Turine des herbivores et chez tout animal après absorption d'acide benzoîque et d'autres acides aromatiques (cinammique amygdalique, qoinîque).

D'autres, par exemple : les acides aromatiques cités plus haut ne forment pas l'acide hippurique lui-môme, mais l'acide qui lui correspond. Par exemple": l'acide chlorobenzoïque donne de l'acide chlorohippurique ; l'acide salicylique, ou oxybenzoîquc, donne l'acide salicylurique ou oxyhippuriquc ; l'acide anisique ou méthyloxybenzoîquc donne l'acide anisurique ouméthyloxyhippurique.

Une glycine méthylique (méthyl-glycol-amido) la sarcosine G,II, (Ml [GH3])0.0H, s'obtient en traitcint la créatine par des alcalis.

Page 1