Surplttë (ValimetUution
La (piaiitité de nourriture prise est souvent plus considérable que ne l'exigent la compensation du minimum nécessaire des dépense^ de l'organisme et, par conséquent, le maintien du poids du corps. U reste à savoir lequel des cas mentionnés se présente à la suite d'uii surplus d'alimentation. La question se simplifie si on en exclut : 1* le cas où la quantité de nourriture dépasse le maximum de résorption, parce qu'elle n'entre pas dans la circulation matérielle ; 2^ celui oà l'excès d'alimentation est nécessaire pour compenser les pertes cmsées par un excès de travail (formation de chaleur, travail mécanique, etc. — Voy. le chap. suivant).
(Il C'e^^l-à-(iire quand les inalicres nutritives organiques n'en contiennoot phu* car L)eaucoup d'animaux peuvcnl tréï>-bien se passer de boire de Veau, par cxenpk les chats. ;Didder et Schmidt. , lies lapins ne boivent jamais quaml ils ont de Therbe ▼«Mie et fraîche. — ^ H.
AUMENTATION EXAGÉRÉE. 211
Dn peut aussi laisser en dehors les matières nutritives inorganiques lOrbées en excès, tdles que Teau et les sels, puisque le corps s*en biiTfisse immédiatement par excrétion directe des sels par les iDs, de l'eau par les reins et la peau.
n n'y a plus à examiner que les cas qui peuvent se présenter, sil I excès d'alimentation avec des matières nutritives organiques : ces matières sont tout simplement retenues dans Torganisme; elles sont promptement oxydées et évacuées ; 3^ elles sont dédoufces : une partie est oxydée et évacuée, une autre riche en forces ! tansion est retenue. Dans le premier cas le poids du corps augenterait et les dépenses resteraient constantes ; dans le second, ce rait l'inverse ; dans le troisième, il y aurait augmentation de part l'autre. Maintenant Texpérience a appris qu'à la suite d'un surplus ilimentation le poids de l'organisme augmente, que de plus l'éva- «tion de produits d'oxydation augmente aussi, notamment celle de irée après l'usage d'aliihents très-azotés, enfin que des substances oxydées ne passent jamais dans les matières évacuées. Le premier » cité est donc exclu puisque les évacuations augmentent. Le send, qu'infirme déjà l'augmentation du poids du corps, exigerait de h» uûe augmentation d'absorption d'oxygène et de travail produit ■i fût en rapport avec Taccroissement des phénomènes d'oxydation. 'est ce qui arrive en effet par une augmentation dans les sécrétions l les mouvements, mais dans une mesure évidemment trop petite our satisfaire aux conditions mentionnées. 11 est possible cependant l'une partie des aliments pris en excès, peut-être de ceux qui ne ontiennent pas d azote, soit ordinairement oxydée.
Le troisième cas admissible, c'est-à-dire la présence de phénomènes e dédoublement, se trouve appuyé par les faits qui suivent : une iche alimentation produit dans l'organisinc une augmentation de oids, et principalement de graisse, que ce soient les aliments azotés n ceux qui ne le sont j)as qui dépassent le minimum. Si les premiers rèdominent, l'excrétion de l'urée augmente; elle diminue au con* «ire si, l'apport d'azote restant le même, on augmente celui de» raîflses et des carbures hydratés. Voici comment ces faits peuvent tre expliqués (Uoppe) :
i* Les substances non azotées prises en excès (graisses, carbures ydratés), étant facilement oxydables, prennent pour elles une partie e l'oxygène en réserve dans le corps, empochent ainsi l'oxydation 'éléments corporels plus difficilement oxydables et favorisent l'actUDulation d'éléments d'oxydation facile , puisque l'action de l'oxy-
SIS AUMENTÂTiOM ËXAGËRËE.
gène se distribue dès lors sur une plus grande masse de matière accessibles à Toxydation. La quantité de graisse augmente ainsi dans le corps ; mais on ne sait point si sa formation dépend de ce qu'elle est préservée de Toxydation par Texcès d'aliments, ou si elle s'est formée du surplus des substances non azotées.
â'^Une nourriture azotée surabondante (albuminates, substances albuminoides) se dédouble dans l'organisme, dans certaines places encore peu connues, en groupes d*atomes non azotés (graisses, gtycogéne, sucre) et en groupes azotés dont les derniers passent dans Turine sous forme d'urée, d'acide urique et d'acide hippurique ; il reste ainsi dans le corps nombre d'éléments riches en forces de tension. G)mme le dédoublement est accompagné d'oxydation, il trooie des obstacles dans d'autres influences qui accaparent l'oxygène en réserve dans d'autres parties de l'organisme. Un surplus d'alimentation composé en même temps de substances azotées et de substances non azotées favorisera donc une accumulation de produits priiéi d'azote, provenant, soit du dédoublement des aliments azotés, soit directement des aliments non azotés, et le corps deviendra gras. De plus ce surplus d'alimentation portera obstacle au dédoublement des matières azotées, de sorte qu'elles s'accumuleront dans le corps, non dédoublées, sous forme de tissus colloïde ou gélatineux, de substance nmsculaire, et l'excrétion d'urée sera diminuée en même temps.
La meilleure alimentation se compose donc à la fois de corps albuminoides et de carbures hydratés ou de graisses.
Les explications données ici doivent être prises provisoiremenl comme des opinions admises, mais incomplètement établies. Il est impossible d'exposer ici le mode opératoire des expériences qui col conduit à ces résultats. (Boussingault , Ridder et Schmidt, BiscbofTel Voit, F. Hoppe, etc.) Pour éviter toute erreur, nous ferons encore remarquer qu'on se sert de l'expression consomption de luxe, qui n a point le même sens qu'excès d'alimentation ; eUe signiûe : consomption (oxydation) d'une substance histogène dans le sang ou dans Tintestin, c'est-à-dire avant qu'elle soit devenue partie constituante d'un tissu, par ej^emple l'oxydation de l'albumine pour former l'urée. Oo a longtemps discuté pour savoir si cette consomption de luxe existe ou non. Des recherches récentes (Kûhne) sur l'action du suc pancréatique sur les corps albuminoides semblent conclure pour ranima' tive.
On peut dire que le surplus d'alimentution, loin d'être une exa'f^ lion, est au contraire la règle. Ce qui le prouve, c'est que le poids «H