TRAVAUX DU CORPS
calculée quantitativement par la détermination directe de la chaleur de combustion des aliments; on a vu de plus qu'il existe à peine un seul aliment dont la chaleur de combustion soit mesurée exactement. On se contente donc de déterminer les forces vives provenant, dans un temps donné , des forces de tension et de les comparer aux dépenses de force. Oh procède pour cela d'après les principes suivants : toute mise en liberté de forces doit être accompagnée d'une consommation d'oxygène équivalente, à laquelle correspond d'un autre côté, mais pour un temps plus long, l'absorption d'oxygène. D'après cette absorption on pourrait calculer les forces qui deviennent libres, si tout l'oxygène était employé à l'oxydation d'un seul corps dont la chaleur de combustion serait connue. Hais eonune des combinaisons d'inégale chaleur de combustion sont oxydées, la con- - naissance de la quantité d'oxygène ne suffit point. On peut cependant, d'après les produits d'oxydation évacués dans le même temps, déte^ miner approximativement au moins les éléments oxydés; d'après l'acide carbonique, le carbone ; d'après l'eau (d'oxydation) l'hydrogène; mais comme l'on ne peut déterminer exactement la quantité d'eau formée dans le corps, on soustrait la quantité d'oxygène correspondante au carbone de la totalité de l'oxygène, et l'on admet que l'oxygène qui reste a été employé à l'oxydation de l'hydrogène. C^ erreur n'est rien à côté de celle bien plus grande que l'on commet lorsqu'on compte à tort la chaleur de combustion du carbone et de l'hydrogène ainsi trouvés pour la quantité de chaleur produite dans la combustion de leurs combinaisons organiques. (Voy. plus haut.) C'est pourquoi, dans ces expériences (Dulong et Despretz), il ne s'est trouvé aucun accord entre le calcul ainsi fait de la dépense de chaleur et le calcul fait directement.
On a cherché pour la dépense de force, comme pour la dépense matérielle, par quelles voies diverses la distribution s'en effectue. Il est inutile de citer ici des chiffres obtenus par des calculs entachés de plusieurs erreurs déjà mentionnées en partie. Les résultats n'ont donc que la valeur d'un* à peu pr^s. Dans la dépense des forces, d'après les calculs de Barrai, la perte de chaleur par les excrétions (urine et matières fécales) s'élève de i à 2 pour iOO ; la perte de chaleur par la respiration, de 4 à 8 pour 100; la perte de chalepir par évaporation d'eau, de 30 à 40 pour 100 ; la plus grande partie, de 60 à 75 pour 100, revient à la perte de chaleur par rayonnement de la surface du corps et au travail mécanique. Quant à ce dernier, les uns (M. Traube) lui attribuent une influence importante, les autres