CHALEUR ANIMALE
sent provenir d'une^énergie différente dans les phénomènes d'oxydation à divers niom^iSts de la journée.
La température moyenne du corps peut être changée d'une manière constante, non-seulement par les phénomènes qui engendrent la chaleur, mais encore par ceux qui causent sa dépense ; elle dépend par exemple de l'état de contraction des vaisseaux du derme (irritation du centre vaso-moteur), et comme cet état est très-élevé dans la fièvre, on pourrait peut-être expliquer par là les hautes températures fiévreuses. (Traube.)
On peut produire artificiellement un état -semblable par une irritation de la moelle épinière (Escheschichin) ; la température est abaisée au contraire si l'on opère la section de la moelle épinière, ou si l'on paralyse les nerfs des vaisseaux au moyen de poisons, tels que la nicotine, le curare, etc.
Les animaux qui dorment tout l'hiver ont constamment une trèsbas§f température pendant leur sommeil. La formation de chaleur ejt ici réduite à un nmiimum, et sa dépense est très-diminuée par l'énorme ralentissement de la circulftion.
Les animaux à sang chaud meurent par refroidissement dès que leur température tombe au-dessous d'un certain degré. Si le refiroidissement n'atteint pas cette limite, on peut en les réchauffant les faire sortir de cet état (qui correspond au sommeil des hibernants). Au-dessus de 20 à 18 les animaux se réchaufient d'eux-mêmes, si on les replace dans la température moyenne. — 11 peut en être de même au-dessous de cette limile, si on les fait respirer artificiellement. (Walther.)