C.C. DE SANG CONTIENNENT
Danft rartëre unibiliculc.
Oxygèno f)*'^69
-«Voido carhouiquo. , . -UV^'^^A
Duns la veine ombilicale.
Oxygène < ll««',36ot> 6«S09 Aci<lo carboniqiio... ll"''',}^
C>r il n'y a aucune communication directe entre les vaisseaux maternels et les vaisseaux fœtaux; donc il y a eu échanges gazeux à travers les parois des deux systèmes de capillaires placentaires.
ï-a cause des iMliangcs gazeux dans les capillaires doit être recherchée dans la différence des tensions des
272 LES ÉCHANGES GAZEDX
gaz de part et d'autre de la paroi. Les tissus consonrm ment de l'oxygène, qu'ils empruntent au milieu ambiaa *» ils abaissent donc la tension de ce gaz dans le mille "«J ambiant; — les tissus produisent de l'acide carbonique » qu'ils cèdent au milieu ambiant, ils augmentent doa ^^ la tension de ce gaz dans le milieu ambiant. Ainsi ^^ trouve rompu l'équilibre des tensions gazeuses, de pat* * et d'autre de la paroi capillaire, et réalisées les condi — ' tions du passage des gaz à travers cette paroi, comm nous l'avons indiqué.
On ne saurait d'ailleurs dtHerminer expérimentalement la tension des gaz dans la lymphe comprise enln le sang et les tissus, parce qu'on ne peut la recueillir —
Les déterminations fîiites sur la lymphe collectée raériten *de retenir Tattention. Cette lymphe ne contient que des lrace==^ d'oxygène; la tension de ce gaz y est donc très faible : c'es** donc qu'il y a eu consommation de Foxygène de la lymph«js par les tissus. — La lymphe collectée contient de Tacide car — bonique; la tension de ce gaz, mesurée directement, est erm. moyenne de 3,6 p. 100 d'atmosphère, nombre inférieur à, celoL m qui mesure la tension de l'acide carbonique dans le sanj veineux. Ce résultat est en désaccord avec l'hypothèse d'ui passage de l'acide carbonique de la lymphe dans le sang, travers la paroi des capillaires, car on ne comprendrait pourquoi la tension de ce gaz serait plus grande dans 1 *3 sang veineux que <lans la lymphe; mais ce désaccord n'e^* t qu'apparent : la lymphe, pendant son trajet, traverse des ga*^ * glions abondamment pourvus de sang artériel, et il est vra. »semblable qu'au niveau de ces ganglions elle s'appauvrit ^ «i aci<le carbonique, par échange avec le sang artériel ; il e^ * donc vraisemblable que la lymphe des tissus contient <■ ^ l'acide carboni(iue à une tension supérieure à 3,ti p. 100.
(îelle hypothèse de l'appauvrissement de la lymphe e «^ aciiie carhouiciue pendant son trajet, se trouve conllrniéc pa ^ la délcrniiiiatioM des tensions de ce gaz dans la plupart «les* sécrétions et li(]uidcs de l'organisme, qui sont vraisemblablement (Ml é(iuilibre de tension avec les cellules limitant le^ cavités dans lesquelles ils sont collectés. On a trouvé pour valeur de la tension de l'acide carbonicpie : 7,7 à 11,3 p. lOU d'atmosphère dans Turine; 0.7 dans la bile; 6,0 dans le liquide
d'fi y drocèle ; 6,6 à 9,4 dans un liquide ayant séjourné de 1 à 3ti^ures dans une anse intestinale. Donc la tension de Tacide car'l^onique dans les tissus a une valeur supérieure à 6 p. 100 d^aC>xii.) nombre supérieur à celui (5,4 p. 100 d'atm.) qui mesure la tension de ce geiz dans le sang veineux.
o peut donc admettre qu'au niveau des capillaires, les éch.^^'^es gazeux se font suivant les lois physiques des éch^M.'9\ges gazeux à travers les membranes perméables