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LES PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DES HÉMATIES

globules nains ne prennent pas part à la constitution des piles. Il faut donc admettre que la surface des hématies présente une certaine viscosité.

Les hématies changent de volume quand elles sont plongées dans des solutions salines neutres de concentrations différentes. Dans les solutions étendues, elles augmentent de volume en absorbant une partie de l'eau de la solution; dans les solutions fortes, elles diminuent de volume en abandonnant à la solution une partie de Teau qui imbibait leur stroma. Il s'établit entre l'hématie et la liqueur un équilibre aqueux, comme il s'en établit un entre deux liqueurs séparées par une paroi perméable ou semi-perméable. Pour chaque solution saline il existe une concentration telle que le volume des hématies qu'on y plonge est le même que leur volume dans le sérum. On dit que ces solutions sont isotoniques au sérum et isotoniques entre elles. Toute solution plus concentrée (elle provoque une diminution de volume des hématies) est hypcrtonique ; toute solution plus diluée (elle provoque une augmentation du volume des hématies) est hypotonique.

Les solutions hypotoniques, pourvu qu'elles soient assez diluées, peuvent détruire l'union du stroma et du pigment, et faire passer ce dernier en solution dans la liqueur (laquage du sang). On peut déterminer pour chaque sel la concentration maxima de la solution pour laquelle le pigment commence à quitter le stroma; on constate que le rapport de ces concentrations est égal au rapport des concentrations des solutions isotoniques des mêmes sels. Pour cette concentration maxima, un certain nombre d'hématies seulement a perdu son pigment; les autres le conservent encore intégralement et ne le perdent qu'en présence de solutions moins concentrées : la résistance des hématies au laquage est donc variable. Les hématies qui ont perdu leur pigment ne le reprennent plus, même en présence de liqueurs fortement salées : la dissociation, une fois accomplie, est définitive.

Chez les embryons de tous les vertébrés les premières hématies ont la même origine que les vaisseaux san-

guins dans lesquelles elles se différencient. Ces vaisseaux apparaissent sous forme de cordons cellulaires pleins, dont les éléments plongés dans le mésoderme ont en réalité une origine endodermique. Les cellules de ces cordons se différencient : les éléments périphériques s'aplatissent, s'allongent et se soudent pour former l'endothelium capillaire ; les éléments centraux s'isolent dans un liquide qu'ils exsudent, se teintent peu à peu d'hémoglobine, pour former les hématies primaires sphériques et nucléées, inmergées dans le plasma primaire. Ces hématies primaires se divisent par caryocinèse particulièrement dans l'aire vasculaire périembryonnaire, dans le foie et dans la rate de l'embryon.

Ce mode de production des hématies cesse quand l'appareil vasculaire est constitué. Les hématies secondaires ont une origine hématoblastique. Les hématoblastes proviennent des lymphocytes : ceux-ci évoluent, les uns vers le leucocyte proprement dit, les autres vers Thématoblaste. Chez les ovipares, certains lymphocytes subissent la dégénérescence hémoglobinique, sans perdre leur noyau : on les voit s'allonger, s'étirer, se pigmenter pour donner les hématoblastes nucléés des ovipares, destinés à se transformer en hématies nucléées. Chez les mammifères certains lymphocytes présentent les premiers stades de l'évolution que nous venons d'indiquer, puis on voit apparaître à leur surface un bourgeon uniquement protoplasmique qui s'en détache, pour donner l'héraatoblaste anucléé, destiné à se transformer en hématie anucléée.

L'origine des lymphocytes n'est pas connue : on admet que ce sont des cellules d'ori;%Mne mésodermique. Ainsi les hématies primaires sont endodermiques; les hématies secondaires seraient mésodermiques. ChiîZ les ovipares les hématies sont des cellules; chez les maniniif(''n\s, ce. ne sont que des IV.iL!;nH'nts uniquement protoplasini(|ucs dv, cellules. Donc dans la série des vertébrés, et chez un n)éine vertébré, aux divers stndcs de l'évolution, les hématies ne sonl pas des éléments histologicjuemenL et einbryolotriquement équivalents. Elles

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