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LES MOUVEMENTS D'EXPANSION PULMONAIRE

cyrtomètre (assez semblable à certains con formateurs de chapeliers) est un ruban, formé de pièces métalliques, articulées à frottement dur, qu'on applique sur le thorax, sur lequel il se moule; le ruban porte un charnière qui permet de rouvrir pour l'enlever (sans modifier la situation prise par les diverses pièces) et de le refermer pour reproduire la forme du thorax qu'on peut dessiner. Le thoracomètre (assez semblable à la mesure des cordonniers) est formé de deux tiges pouvant glisser sur une règle divisée, sur laquelle elles sont portées à angle droit ; Tune de ces tiges, fixe, s'applique contre la colonne vertébrale; l'autre, mobile, s'appuie sur le sternum.

Des mesures faites sur l'homme, on a calculé les moyennes suivantes : le diamètre transversal de la poitrine a 25°'°,5 chez l'homme et 23°'",5 chez la femme; le diamètre antéropostérieur a 17 cm. pour la partie supérieure 'du thorax et 19 cm. pour la partie inférieure. La circonférence du thorax, prise sous les bras, a 88 cm. chez l'homme et 82 cm. chez la femme; cette circonférence, prise au niveau de l'appendice xyphoïde, a 82 cm. chez l'homme et 78 cm. chez la femme. — La circonférence du thorax, prise au-dessous du mamelon, au niveau de l'angle de l'omoplate, chez l'homme qui étend horizontalement les bras, est de 82 cm. à l'expiration normale et de 89 cm. à l'inspiration forcée.

Les poumons, contenus dans la cage thoracique, en suivent les mouvements d'expansion ou d'affaissement, grâce h leur élasticité. Lors de l'expansion inspiratrice, les poumons se distendent; l'air pénètre par les voies respiratoires ouvertes, grâce à la diminution de pression qui se produit dans les poumons par suite de leur dilatation. Lors de l'affaissement expiratoire, l'excès de pression, produit par la charge des parois, comprime l'air pulmonaire et Texpulse* par les voies respiratoires ouvertes. Si les voies respiratoires sont fermées, lors de l'inspiration, l'air extérieur ne pénètre pas dans le poumon ; Tair qui y est contenu se dilate : pour dilater sa cage thoracique, le sujet doit faire un effort plus grand que dans les conditions normales, car il ne lui suffit plus de soulever les parois thoraciques, il doit encore lutter contre l'excès de la pression extérieure

sur la pression intra-pulmonaire. Si les voies respir? toires sont fermées, lors de l'expiration, Tair est con primé dans les alvéoles; pour comprimer sa cage thc racique, le sujet doit faire un effort suffisant pour con primer jusqu'à une valeur déterminée cet air alvéolaire

En fait, pendant l'inspiration et l'expiration normalei il y a respectivement une légère diminution etunclégèi augmentation de la pression dans l'appareil respiratoire On peut mesurer ces variations de pression : chei I chien, au moyen d'un manomètre branché latéralemei sur la trachée; chez l'homme au moyen d'un manomèti fixé à une fosse nasale, la respiration se faisant par 1 seconde. Chez le chien, il y a variations de pression é 3 mm. de mercure, en moins et en plus, à l'inspiratio et à l'expiration; chez l'homme, il y a diminution d 1 mm. de mercure à l'inspiration et augmentation de 2 3 mm. à l'expiration. Si les voies respiratoires sontboi chées, l'effort inspirateur peut atteindre, chez ThomiiK de 35 à 75 mm. de mercure, selon les sujets (moyenu 55 mm.), et Teffort expirateur, 80 à 100 mm. (moyenn 90 mm.).

Si on incise un espace intercostal, y compris la plèvr pariétale, le poumon se sépare de la paroi et s'affaisse donc il était distendu et son élasticité l'attirait loin d la paroi; s'il restait accolé à la paroi, c'est qu'il étai soumis à l'action d'une force égale à son élasticité € de sens contraire. Cette force est ce qu'on appelle 1 vide pleural; on imagine qu'il y a dans la cavité pieu raie un vide partiel, égal à l'élasticité pulmonaire. L vide pleural est égal à chaque instant, par définition, i l'élasticité pulmonaire; comme celle-ci, il est d'autan plus grand que le poumon est plus distendu, d*autan moindre que le poumon est plus affaissé; — il n'es Jamais nul, sur l'animal normal, car, même après une expiration forcée, l'ouverture d'un espace intercosta détermine un affaissement du poumon. Pour mesure le vide pleural, on peut adapter un manomètre obtu rant à la trachée et ouvrir un espace intercostal; h

LE VIDE PLBURAL 281

poumon exerce sur l'air qu'il contient une pression égale à son élasticité, pression qui se traduit par une élévation de la colonne manométrique ; — on peut encore introduire, entre les deux lames pleurales, en évitant la pénétration d'air, un tube communiquant avec un manomètre; il se produit une dépression de la colonne manométrique égale au vide pleural. Chez le chien, le vide pleural est de 7 mm. 5 pendant l'inspiration, et de 4 mm. pendant l'expiration.

La valeur du vide pleural peut augmenter considérablement, si, après avoir fait une expiration forcée, on

I fait un effort d'inspiration, les voies respiratoires étant

I closes.

; Chpz le nouveau-né qui n'a pas respiré, il n'y a pas

■ (le vide pleural : le poumon ne s'affaisse pas quand on ouvre un espace intercostal.

Pendant ^inspiration, le poumon s'étend surtout vers le bas ; on le comprend sans peine, car le diaphragme s'abaisse et s'écarte de la paroi thoracique : le poumon s'insinue ainsi dans les interstices compris entre le diaphragme et la paroi, I descendant pendant l'inspiration la plus profonde jusqu'à la j ?• côte en avant, jusqu'à la H" en arrière. — On peut délimiter le poumon par la percussion, qu'on peut pratiquer soit avec un doigt frappant un doigt appliqué sur le thorax, soit avec de petits marteaux légers (percuteurs) frappant sur une mince plaque d'ivoire (plessimèlres). Au niveau du poumon normal, contenant des gaz, la percussion donne un son plein et clair; dans les parties de la poitrine où il n'y a pas de poumon, le son est mat. La percussion fournit au "ïédecin des renseignements sur certaines altérations pathologiques des poumons et des plèvres (infiltrations, ^Panchements, etc.).

En appliquant sur le thorax l'oreille, directement ou par ^'intermédiaire d'un stéthoscope, on perçoit, au moment de l'inspiration, un bruit d'aspiration très moelleux, le murmure ^^ulaire, et au moment de l'expiration, un souffle très faible et très doux dans toute l'étendue des poumons. Au niveau de l'origine des grosses bronches, soit en avant, soit i «n arrière, on entend un souffle bronchique plus dur que le murmure vésiculaire. — Les nombreuses modifications de

ces bruits respiratoires, perçues par une oreille exercée, et localisées en telle ou telle région thoracique, sont d*uo précieux secours, pour l'établissement du diagnostic des altéra* lions pathologiques des poumons et des plèvres.

Les mouvements d'inspiration et d'expiration offrent à considérer leur type, leur forme, leur amplitude, leur nombre, leur rythme (cette étude constitue la pnemographie).

Pour connaître et apprécier ces différents caractères, on peut avoir recours à l'observation directe; msiis il est sou^ vent plus avantageux d'utiliser divers appareils. Pami ces appareils, les uns sont destinés à recueillir et à enregistrer les mouvements de soulèvement du thorax. Ce sont essentiellement des leviers prenant leur point d'appui en on point indépendant de la poitrine, s'appuyanl par leur courte branche sur le thorax et inscrivant, sur un cylindre tournant, par une longue branche, les déplacements amplifiés du thorax. Tels sont l'appareil de Vierordl et Ludwig, le sléthographe double de Riegel, destiné à comparer les mouvement» de deux points symétriques de la poitrine, le sphygmograplM de Marey, construit pour recueillir le pouls, mais pounat servir dans le cas présent, le phénographe de Rosenthal el le double levier de Kronecker. — D'autres appareils soit destinés à enregistrer l'augmentation et la diminution de la circonférence thoracique : ils sont essentiellement conslitaéi par une ceinture fixée autour du thorax, dont les detf extrémités agissent sur une membrane de caoutchoac tiv* tant une enceinte, en rapport elle-même avec un tamboor enregistreur : pneumographe de Marey, pneumographe é» Bert. — D'autres appareils enfin enregistrent les déplace* ments de la masse d'air dans les voies respiratoires. TanlM l'animal est dans une enceinte fermée et respire par untnla trachéal communiquant avec l'extérieur; on enregistre 1* variations de la pression de l'air entourant l'animal dans l'enceinte close, soit avec un manomètre, soit avec un tiB* bour enregistreur : appareil d'Hering. Tantôt l'animal rea* pire dans urie enceinte confinée, au moyen d'un tube Wr chéal communiquant avec cette enceinte ; on enregistre le* variations de la pression de l'air de cette enceinte : dia(*" si tifs de Bert et de Frédéricq. Tantôt l'animal respire daea

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