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LÀ NUMÉRATION DES HÉMATIES

VhémoQlohme se détruit dans Torganisme : dans le foie elle donne naissance à la bilirubine. La parenté du pigment sanguin et du pigment biliaire résulte des faits suivants. En partant de Thémoglobine, on a fabriqué de rhématoporphyrine, isomérique à la bilirubine (sans pourtant être identique à la bilirubine). On a montré que dans les vieux extravasa sanguins Thémoglobine se transforme lentement en hématoïdine identique à la bilirubine. Toutes les fois qu'il se produit une grande destruction d'hématies dans l'organisme, on constate une abondante élimination de pigments urinaires dérivés de la bilirubine. Mais la bilirubine n'est que l'un des termes de la décomposition de l'hémoglobine ; elle n'est pas ferrugineuse. Que devient le fer? Nous ne le savons pas. On a trouvé dans le foie et dans la rate des dépôts ferrugineux, qui dérivent peut-être de l'hémoglobine. Que sont ces dépôts? Quelle est leur destinée? Nous l'ignorons.

Les hématies absorbent et condensent l'oxygène et le transportent dans les tissus. Plus le sang est riche en hématies, plus il peut transporter d'oxygène; plus les hématies sont riches en hémoglobine, plus elles peuvent fixer d'oxygène. Le physiologiste est amené à déterminer la quantité et la qualité des hématies : il doit pouvoir les compter; il doit pouvoir évaluer leur teneur en hémoglobine.

La méthode de numération des hématies consiste essentiellement à compter au microscope les hématies contenues dans un volume connu de sang dilué (dilué, parce que rexpérience démontre l'impossibilité de faire la numération dans le sang non dilué). La numération comprend deux opérations successives : la dilution du sang et la numération proprement dite.

La dilution du sang peut se faire avec toute liqueur qui n'altère pas les hématies et en permet la dispersion uniforme : tels sont le liquide amniotique, Teau salée à 1 p. 100 et tout particulièrement Peau chlorurée sulfatée sodique

j l gr. NaCl + 5 gr. Na^SO* 50^ -j- 200 ce. H^O:- — Des appareils dits mélangeurs permettent de mélanger i vol. de sang avec 100, avec 200. avec 400 vol. de liqueur et d'assurer la répartition uniforme des hématies. Les pipettes tfHayem représentent le mélangeur le plus simple. Ao moyen d'une pipette capillaire graduée f2; 2, 5; 4 et 3 milliro. cub.) on recueille- une quantité connue de sang; au moyen d'one seconde pipetle- Jaugeant 500 millim. cub., on mesure le liquide additionneL On fait écouler ces deux liquides dans une petite éproovette; on aspire à plusieurs reprises ce mélange dans la pipette pour entrainer le sang qui humecte ses parois, enûn on assure rhomogénéité du mélange en agitant avec une baguette. — Le mélangeur de Potain est constitué. par on tube capillaire portant une graduation, surmonté d'une ampoule. Le volume de l'ampoule est égal à la 100*. à la 300*, à la 400* partie dn volume du tube capillaire jusqu'aux marques de la graduation. On aspire le sang jusqu'à Tun des traits marqués sur la tige capillaire, puis le liquide additionnel de façon à remplir l'ampoule : ce liquide entraine avec lui le sang dans Tampoule : celle-ci renferme donc pour 1 vol. de sang 100 vol., 200 vol. ou iOO vol. de liquide additionnel. Une petite boule de verre contenue dans l'ampoule permet de réaliser l'homogénéité du mélange par agitation de l'appareil .

La numération propretnent dite se fait avec un appareil dit hématimèlre. C'est une lame de verre plane, creusée d'une cavité cylindrique, dont le fond plan est parallèle à la surface; de la lame : la distance des deux surfaces parallèles étant de i/5 de millim., une goutte de liquide déposée sur le fond de la cavité et recouverte d'une lamelle reposant sur la lame constitue donc une couche liquide à faces parallèles de I/o de millim. d'épaisseur. Si on a gravé sur le fond de la cavité 2 séries de traits perpendiculaires entre eux et distants de l,r> de millim. les carrés qui en résultent pe4ivent être considérés comme la base de cubes liquides ayant 1/3 de millim. de côté. Il est facile de compter au microscope les hématies reposant sur un de ces carrés ou sur un certain nombre d'entre eux et d'en déduire par une multiplication le nombre des hématies contenues dans 1 millim. cube.

Chez l'homme le nombre des hématies est d'environ 5 00()00() par millim. cube. Quand ce nombre diminue, tombe à 4000 000 et au-dessous, on dit qu'il y a anémie;

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