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LES GRAISSES ET LE OLYGOQÈNE

graisses, en 5 fois; son foie ne contient que des traces de glycogène. — Après 3 jours de jeûne, on trouve, dans le foie des lapins, une quantité de glycogène qui ne dépasse pas O^^OS; si on leur fait alors ingérer 20 à 30 ce. d'huile d'olives, on en trouve, de 08^,09 à Oe^îO, d'après certains auteurs; on n'en trouve que des traces, d'après les autres. — Après 20 jours de jeûne, le chien a perdu tout son glycogène ; si on lui fait alors ingérer des graisses, on trouve de petites quantités de glycogène dans le foie (08**,")6 après ingestion de 980 gr. de graisses en 2 jours; Otf^Câ après ingestion de 900 gr. de beurre en 40 heures).

Il est donc possible qu'une très petite quantité de

filycogène se produise, à la suite de l'ingestion d'une

très grande quantité de graisse ; mais rien ne prouve que

la graisse soit la matière première de la formation gly-

cogénique. Il est très possible, d'autant plus que la

^antité déposée est minime, que les graisses aient pré-

^ci'vé de la destruction, du glycogène d'origine pro-

^ique. Il est môme possible que les graisses neutres

^ aient joué aucun rôle dans la production de ce dépôt,

®^ que ce soit la glycérine, libérée en petite proportion

"*ns l'intestin, après ingestion des graisses, qui en ait

^^ la cause, sans qu'il soit d'ailleurs possible de dire

^^tuellement si la glycérine intervient comme matière

P^tïmière, ou comme élément d'épargne.

On a prétendu démontrer la transformation de graisses en

8jyc«)gène, chez le vcr-à-soie, et en amidon, dans les graines

©■éfàgineuses. Au commencement de la période clirysalidaire,

aloi^s que le ver-à-soie ne prend pas de nourriture, on cons-

'^^ une diminution rapide de ses graisses et une accumula-

***>n de glycogène. Dans les graines oléagineuses, pendant la

R^ï'ininalion, les graisses disparaissent, on même temps que se

»*^l*ini'nl de l'amidon, do la cellulose, elr. Os fails ne dénioii-

^^^iit nullement que les hydrorarboiies produits (glycogène,

*ïnidon, etc.) dérivent des graisses disparues; car rien ne

pTfouve qu'ils ne dérivent pas des proléiques contenues avec

^ graisses, dans le corps du ver-à-soie et dans les graines

oléagineuses.

M. Arthus. — Physiologi»'. 25

386 LE OLYGOOÈNE ET LA OLYCOOÉNÈSE

Le foie contient des dépôts de glycogëae; ce glycogène u forme-t-H dans le foie? on bien est-il formé dans un autre organe et amené au foie par le sang? (Le sang contient des traces, mais seulement des traces minimes de glycogëne.)

On peut démontrer, au moins dans certains cas, la transformation d'hydrocarbones en glycogëne dans le foie. Eo voici quelques exemples :

Dans le foie d'un chien, à jeun depuis 15 jours (conleoaDt 0,6 p. 100 de glycogëne — analyse faite sur un fragment du foie), on fait passer, pendant 3/4 d'heure, un courant de sang défi, briné, additionné de 1,5 p. 100 de glycose: on trouve, daasle foie, 1,3 p. 100 de glycogëne. —Dans le foie d'un chien, & jeun depuis 3 semaines (une analyse faite sur un fragment établit qu'il ne contient pas de glycogëne), on fait passer, pendant deux heures, un courant de sang défibriné, additionné de 2 p. 100 de glycose; on trouve dans le foie 0«%33 de glycogëne.

Par une branche d'une veine mésentérique d*un lapin» soumis à un jeûne de cinq jours (une analyse d'un fragment de foie établit que la quantité de glycogëne y est inférieare à 0,1 p. 100), on injecte lentement (environ 15 min.) 20 gr. de glycose; on trouve, à la fin de l'injection, 0,2 à 0,5 p. 100 de glycogëne dans le foie.

On peut, en injectant une solution de glycose par une veine mésentérique, chez le lapin, ne provoquer aucune glycosurie, pour une quantité totale de glycose, pour une concentration de la solution, pour une vitesse de l'injection données; alors que la glycosurie apparaît, pour les mêmes quantité, concentration et vitesse, quand l'injection est faite par la veine jugulaire. La glycosurie étant la conséquence de l'hyperglycémie, on en peut conclure que le foie diminue l'hyperglycémie, consécutive à une injection de sucre : il retient donc du sucre, et on ne saurait imaginer qu'il le retient sous une forme autre que le glycogëne.

Les muscles contiennent des dépôts de glycogëne; ce $1$' cogène se forme-t-il dans les muscles? ou bien esl-il formé dans un autre organe, le foie, p. ex., et amené aux muMlei par le sang?

On prend 3 lots de grenouilles semblables et de mène poids; on les laisse 7 jours à jeun, et on dose le glycogèiie contenu dans les membres inférieurs des grenouilles di groupe n^ 1. On enlève le foie des grenouilles des groupes n° 2 et n" 3; les grenouilles du groupe n° 2 sont maiotennee

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