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Prot6.iqw!9.

Graisses.

Hydroctrbones.

NAIRE

NAIRE

La colonne A indique les quantités de sucre produites par l'organisme, en supposant conservée l'utilisation normale de 500 gr. (500 gr. + sucre urinaire — hydrocarbones alimentaires). La colonne B indique la quantité des protéiques détruites (correspondant au produit de

412 LE OLYCOGÈNB ET LA GLTG0OÉNÈ8E

Tazote urinaire par 6,22). Dans tous les cas, la quantité du sucre produit serait plus considérable que la quantité des protéiques détruites, ce qui est impossible, car le sucre produit dans l'organisme ne peut provenir que des protéiques, chez le diabétique maigre qui ne contient aucune réserve de glycogène. Par conséquent, dam le diabète grave, pathologique ou expérimental, il y a an moins diminution de l'utilisation des hydrocarbonei ingérés ou fabriqués dans Torganisme. On peut établir que dans le diabète expérimental (par ablation totale du pancréas), tout au moins, il y a suppression complète de cette utilisation. Supposons qu'un chien sans pancréas soit soumis à un régime alimentaire azoté constant, et qu'on ait déterminé la quantité du sucre urinaire; on constate que Tanimal, recevant en outre une quantité connue d'amidon ou de sucre, élimine par les urines un excès de sucre équivalent. Ex. :

Quantités données 15c 18*' ,2 TSc

Excès éliminés 14 ,6 18 ,1 74,3

En résumé, dans le diabète, léger ou grave, l'organisme ne possède plus normal son pouvoir utilisateur du sucre. Si ce pouvoir est encore assez élevé pour que l'organisme puisse utiliser au moins le sucre provenant de la destruction protéique, la glycosurie disparaîtra quand on éliminera les hydrocarbones de l'alimentation, totalement ou partiellement, suivant l'intensité de la maladie, et le diabète sera dit léger. Si ce pouvoir est tellement diminué que l'organisme ne puisse même plus utiliser le sucre provenant de la destruction protéique, la glycosurie ne disparaîtra pas, quand on éliminera les hydrocarbones alimentaires et le diabète sera dit graite.

Chez le diabétique, comme chez le chien sans pancréas; dans le diabète grave, comme dans le diabète . maigre, l'organisme a conservé le pouvoir d'utiliser la lévulose. On constate en effet, qu'à la suite de l'ingestion d'une quantité donnée de lévulose, le sucre urinaire n'augmente pas de la quantité équivalente, d'une part; et,

l'hypoglycémie 413

d'autre part, que le foie et les muscles contiennent alors des réserves de glycogène, qu'ils ne contienn(»ni pas h la suite de Tingestion de la môme quantité de glycose.

On a constaté Vhypoglycémie dans 2 circonslances, de façon certaine : i<* quand on extirpe le foie, ou qu'on lie ses vaisseaux, le sang qui circule dans Torgahisme contient de moins en moins de sucre : on a trouvé, pendant les quelques heures de survie, 0«*,8 et même 0*%6 p. iOOO; — 2* quand on sectionne la moelle entre la 3* vertèbre cervicale et la 5* vertèbre dorsale.

On a également signalé une hypoglycémie légère à la suite de l'ingestion ou de Tinjection de phlorhizine : mais tous les auteurs n'admettent pas cette hypoglycémie. Actuellement, on doit se contenter de dire que, sous Tinfluence de la phlorhizine (et c'est le seul cas de cette nature qui soit connu), il y a glycosurie sans hyperglycémie.

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