LA CHALEUR ANIMALE ET L'ÉNERGIE LIBÉRÉE
est utilisée pour évaporer l'eau à la surface du corps, et le calorimètre n'est pas influencé par celte chaleur latente de volatilisation de l'eau.
La chaleur est produite dans rorganisme par les réactions chimiques qui s'y accomplissent. La glycose et les graisses en s'oxydant, les protéiques en se dédoublant et en s'oxydant, libèrent de l'énergie, dont une partie peut théoriquement fournir de la chaleur, dont la plus grande partie, en fait, fournit de la chaleur. Les animaux empruntent toute l'énergie dont ils ont besoin à l'énergie chimique de leurs aliments, et la transforment en énergie mécanique ou calorifique. On est autorisé d'autre part à alîirmer que, dans l'organisme, toute transformation d'énergie chimique s'accompagne d'un dégagement de chaleur; en efTet : 1° dans tous les cas où les réactions chimiques de l'organisme sont accrues, il y a augmentation de la calorification ; — 2® toutes les fois qu'est accompli un travail musculaire, la quantité d'énergie utilisée pour ce travail ne représente qu'une fraction de la dépense énergétique faite : donc une fraction de cette dépense représente de la chaleur produite.
La chaleur produite par un animal (nous ne considérons ici que les homéothermes) représente la majeure partie de V énergie chimique qu'il libère.
Chez les animaux homéothermes, la quantité de chaleur produite est égale à la quantité de chaleur perdue, puisque leur état calorifique ne varie pas, leur température étant constante. On connaîtra doue la quantité de chaleur produite en déterminant : 1° la quantité de chaleur rayonnée (les caloriniètios permettent de faire cette détermination); 2° la quantité de chaleur employée à la volatilisation de l'eau à la surface de la peau et dans les alvéoles pulmonaires (on la calcule, connaissant la quantité d'eau évaporée et la température du milieu); '^° la quantité de chaleur employée à échaulTer
à la température du corps les ingesta (on la calcule connaissant le poids, la chaleur spécifique, la température des ingesta et la température du corps).
Gomment déterminer la quantité d'énergie ehimiquf libérée par r organisme pendant un temps déterminél
Les déchets organiques, eau, ac. carbonique et urée, sont des produits d'oxydation : les transformations chimiques, qui s'accomplissent dans l'organisme, peuvent être multiples ; elles fournissent comme termes ultimes les produits qu'on obtiendrait dans la combustion complète des graisses et des hydrocarbones, dans la combustion incomplète des protéiques; donc ces transformations, quelles qu'elles soient, sont équivalentes au point de vue énergétique, à des oxydations.
On est ainsi amené à se demander s'il ne serait pas possible de déterminer la quantité d'énergie libérée, en mesurant la quantité de l'oxygène consommé, ou la quantité de l'ac. carbonique produit dans la combustioD.
Si, pendant la durée de l'expérience, une seule substance de l'organisme avait été brûlée, si aucun autre phénomène chimique ne s'était produit, en dehors de cette combustion, on pourrait, connaissant la quantité de l'oxygène consommé ou de l'ac. carbonique produil, et la chaleur de combustion du corps utilisé, calculera quantité d'énergie libérée.
l«f d'oxyj^ôno on brûlant dos protéiques donne S*'"',^)
— — graisses 3 .V
— — hydrocarboncs 3 JÙ
U' d'acide carbonique provenant de la combustion des
graisses correspond à 3 .-10
Ir^ d'aeido (carbonique provenant de la combustion des hydrocarboncs correspond à 5 ,50
Mais lii combustion no j)orte jamais sur un seul groupt^ dv substances; nous en avons pour preuvi' la valeur du ([uotieut respiratoire, qui ne correspond |)as, en général, à la valeur théorique du quotient respiratoire pour les substances d'un groupe déterminé. En outre, en môme temps que se font des oxydations, il