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CHAPITRE XXII

SoMMAiRK. — Tempôratnres et quantités de chaleur ; thecmomètres et calorimètres. La chaleur animale a son origine dans les réactions cbiniiqaes de l'organisme. -> La chaleur produite par un animal roprésente la majeure partie de l'énergie chimique libérée. Détermination de la quantité d'énergie chimique libérée : critique des méthodes. Méthode alimentaire, méthode respiratoire ; exemples. Cas de l'anihiàl an repos ; cas de Tanimal travaillant. Calorimétrie indirecte. Variations physiologiques de la calorification. Des organes producteurs de chaleur et en particulier des glandes et des muscles : phénomènes calorifiques du muscle. De la part du système musculaire dans la calorification. Rôle du système nerveux dans la calorification. Perte de chaleur.

La température animale. — Animaux à température constante (homéothermes) ; animaux à température variable (poïkilothermes). De la température constante. Topographie thermique ; des variation^ thermiques périphériques. Mécanisme régulateur de la température. Lutte do l'organisme contre le refroidissement. Lutte de l'organisme contre l'échauffraiont : évaporation cutanée, sudation, polypaéo. Rôlp du système nerveux dans la régulation thermique. La fièvre ; aperçu sur son mécanisme.

J^s poïkilothermes.

Les hibernants.

Dans toute étude sur la chaleur animale, on peut avoir à déterminer des températures et des quantités de chaleur.

Les températures sont mesurées au moyen de thermomètres ^ mercure ou à alcool, divisés en dixièmes de degré; ils afTec- ^nt des dispositions diverses, permettant de les introduire dans la cavité de Torgane, ou de les appliquer exactement à ^ surface de Forgane, dont on détermine la température» Quand on doit apprécier non plus des températures, mais des différences ou des variations de température, on a avan- ^^9e à employer des aiguilles ou des sondes thermo-électrique? s surtout quand ces différences et variations sont petites. On *^it que si 2 lames métalliques sont soudées par leurs 2 extré-

mités, il s*établit dans le circuit ainsi constitué un couriiit électrique, si la température d'une soudure est difTérente de celle de l'autre soudure, ce courant persistant aussi longtemps que persiste une difTcrencc de température. Pour de petites difîérences de température entre les 2 soudures, Tintensité du courant est proportionnelle à la diflTérence de température. Si donc on suppose que ces 2 soudures sont en contact intime avec 2 milieux à température différente, od peut, au moyen d'un galvanomètre à gros fli, introduit dans le circuit, connaître l'existence de cette diflTérence de température et la déterminer. Dans les expériences pbysiologîqiitti les 2 lames métalliques soudées doivent être engainéei daoi une sonde en gomme, pour éviter la production des coannts électriques qui se développeraient au contact des 2 métaoz, en présence des liquides organiques; on obtient ainsi lei sondes thermo-électriques. Ces sondes présentent l'inoonvénient de ne pouvoir se mettre que lentement en équilibre de température avec le milieu, par suite de la présence de cette gomme isolante; aussi leur a-t-on substitué, avec grand avutage, les aiguilles thermo-électriques. L'un des 2 métaux représente une tige creuse, terminée par une pointe; l'antre, mut tige pleine, qu'on introduit dans la cavité de la tige crense et qu'on lui soude au voisinage de la pointe. Cette disposilios permet de supprimer la gomme isolante, puisqu'un seul métal se trouve en contact avec les liquides des tissus, et par suite de rendre toute sa sensibilité à l'appareil : on peut, avec de telles aiguilles, reconnaître des variations extréiiMment fugitives de température et des différences moindni que 00,001.

Les quantités de chaleur se mesurent au moyen des calori' mètres. L'étude théori(iue de ces appareils appartient à la physique. Les physiologistes ont employé le cahrimêtrê i glace, ou le calorimètre à eau : l'animal est introduit dim une enceinte entourée d'un espace rempli de glace fondante (dont on détermine la quantité fondue), on rempli d'une qui* tité connue d'eau, à une température connue (dont on déler mine l'élévation do température). Ces modèles ne sont pas pleinement satisfaisants, surtout le calorimètre à glace, car l'animal est dans un milieu à température anormale, et n calorification est, de ce fait, profondément modifiée. Le calorimëtre ne renseigne d'ailleurs que sur la quantité de chaleur rayonnée par Tanimal et non sur la quantité de chaknr produite par lui, car une partie de cette chaleur produite

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