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LA MÉTHODE RESPIRATOIRE

Soit m le vol. d'oxygène qui a servi à brûler des hydrocarbones, le vol. d*ac. carbonique produit dans cette combustion est aussi égal à m. Nous avons les égalités :

("^) a -h »i = 390 litres.

De ces égalités, on tire :

D'où les résultats suivants :

Quantité d'oxygèno pour combustion des graisses 90»f',56

— — liydrocarbones. 467 ,l'-2 Quantité d'ac. carbonique de combustion des graisses. . . 87 ,77

— — hydrocarbones. 646 ,78

Or

1" d'oxygène en brûlant dos graisses donne 3'',28

— — hydrocarbones donne 3,50

Donc

90«',56 d'oxygène brûlant des graisses ont donné 297«*'

467 ,12 — — hydrocarbonos ont donné. 1635

La quantité d'énergie totale a donc été :

445 H- 297 H- 1635, soit 2377 calories.

Nous pouvons dès lors comparer les quantités d'énergie libérée et les quantités de chaleur produite.

Pour le chien, soumis à un jeûne de 15 jours, dont nous avons ci-devant calculé (p. 438) l'énergie disponible : 27«»*,85 pour 1 heure, le rayonnement calorifique mesuré au calorimètre a été de 26c«»,90, soit 96,5 p. 100.

Chei l'homme au repos, on a trouvé, pour 24 h., une radiation calorique d'environ 1700 cal. à la température de 15<*. En outre, on calcule que 500 cal. environ sont nécessaires pour volatiliser Teau perdue par la peau ou les poumons, et 100 cal. environ pour échauffer les ingesta; c'est donc un total de 2300 cal. environ.

i42 LA CHALEUR ANIMALE

L'homme au repos libère environ 2500 cal.; donc les 92 p. 100 apparaissent sous forme de chaleur; le reste, 8 p. 100 environ, sert à raccomplissoment des traraux intérieurs (travail tlu cœur, travail des muscles respiratoires, sécrétions, etc.).

Supposons qu'un homme accomplisse un travail considérable, correspondant à 150 O00kilogrammëtres,p.ez. (à ce travail utile de 150 000 kgm. correspond un travûl réel de 200 000 kgm. environ); il consomme 3600 cal. au repos et 4400 cal. en travaillant, soit un supplément de 1800 cal. Or 200 000 kgm. correspondent à 470 cal.; donc, des 1800 cal. supplémentaires, 470, soit 26 p. 100, ont été utilisées, sous forme de travail réel (353, soit 20 p. 100, sous forme de travail utile); et 1330, soit 74 p. 100, sous forme de chaleur. La totalité de la chaleur produite dans ce cas, 2300 + 1330, soit 3630 cal., représente 82 p. 100 de l'énergie libérée.

Le tableau suivant contient des résultats obtenus chez le cheval, en équilibre nutritif :

CHBVAL A CBBTAL B

4Mk« fiilU

Énorgio alimentaire, jours de repos. 20 136'*' 36 855^

— — travail. 90 90-1 49140 Excès d'énorgio alimentaire correspondant au travail 10 0G8 19 385

Soit exprimé en kilogrammètres 1 278 020 5 921 125

Travail effoctuô 890 000 1113 806

Rondement en travail 21 p. 100 91 p. 100

Donc, dans tous les cas, la majeure partie de Féner^ libérée par Vorganisme est transformée en chaleur.

De cette proposition dérive le corollaire suivant :

La quantité de chaleur, produite par un animal an repos, représente environ les 92 p. 100 de Ténergie par lui libérée. On peut connaître indirectement Tinfluence d'un facteur quelconque sur la calorilication, en déterminant son influence sur la grandeur énergétique de la ration d'entretien.

Ainsi se trouve justifiée une méthode de caloriméirit

LA GALOMÉTRIE INDIRECTE

indirectCy qui consiste à déterminer la grandeur de l'énergie dépensée, par l'un des procédés indiqués cidevant et h l'exprimer en chaleur. Cette méthode ne donne pas des résultats rigoureux, c'est de toute évidence; mais elle suffit pour apprécier l'influence de divers facteurs sur la calorification.

Voici quelques résultats intéressants.

I. La radiation calorifique est proportionnelle, pour des animaux de même espèce, à la surface du corps; donc elle sera, pour un même poids du corps (1 kg., p. ex.), d'autant plus petite que le poids sera plus grand, car, pour des figures géométriques semblables, le rapport de la surface au volume ou le rapport de la surface au poids diminuent à mesure qu'augmentent le vol. ou le poids. Cette loi se vérifie, pour les animaux de même espèce, et même pour des animaux d'espèces différentes. Ex. :

POIDS

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