‹ Eléments de physiologieChapitre 189 sur 379 · CALORIES POUR 1 HEURE · texte numérisé non relu

CALORIES POUR 1 HEURE

RcpoR. Travail. accompli.

Homme 63"» 149 275 aaOOO^e"

Femme 62 138 266 21500

Moyenne 67»f 154,4 271,2 26 000

Quels sont les organes producteurs de cfialeur?

On peut répondre d'emblée : seront producteurs de chaleur, tous les tissus, dans lesquels se font des réactions chimiques, et leur rôle calorifique sera d'autant plus important, qu'ils seront le siège de réactions chimiques plus intenses et libérant plus d'énergie.

Nous pouvons fixer plus spécialement notre attention sur les glandes et sur les muscles.

Les glandes fournissent de la chaleur pendant leur fonctionnement. C'est ce qui résulte des faits suivants.

1. Le sang des veines sus-hépatiques est le plus chaud de réconomie; il s'est donc échauffé en traversant le foie; donc le foie est une source de chaleur. — Il sera démontré cidessous (p. 466) que pour certaines espèces animales, le réchauffement de l'animal refroidi se fait essentiellement par le foie.

2. Si on excite le nerf de la glande sous-maxillaire, on constate, au moyen d'aiguilles thermo-électriques, piquées dans les 2 glandes, que la température de la glande en activité est supérieure à celle de la glande au repos, même quand la circulation a été suspendue dans les 2 glandes ; quand, par conséquent, Félévation de température ne saurait être rapportée à la vaso-dilatation qui accompagne la sécrétion provoquée par l'excitation du nerf.

Les contractions musculaires sont accompagnées d'un détjagcment de chaleur. Nous en avons donné des preuves, en établissant que l'excès de consommation énergétique, produit dans h; travail musculaire, correspond, pour une part seulement, au travail accompli, le reste correspondant à de la chaleur libérée. On peut d'ailleurs démontrer directement cette proposition.

4i6 LA CHALEUR ANIMALE

On a constaté, au moyen d'aiguilles thermo-électriques, piquées dans les biceps de Thomme, qu'il se produit une élévation de température, pouvant atteindre 0»,r» à 1<>,0, quand le muscle se contracte (action de scier, p. ex. . Ce résultat ne prouve pas que la chaleur ait été produite par le muscle : on sait en effet que Tirrigation sanguine du muscle (|ui se contracte est plus grande que celle du muscle au repo^ or, pour un muscle superficiel, exposé au refroidissement, comme le biceps, le sang est source de chaleur, et Ton comprend que le muscle s'échaufTe, quand il est plus abondamment irrigué, sans qu'il en résulte qu'il ait produit de la chaleur. La démonstration précédente n'aurait de valeur (jue si elle avait été faite sur un muscle profond, protégé contre le refroidissement par les muscles voisins, ayant la température du sang qui l'aborde, et, par conséquent, n'éprouvant aucune variation de température. du fait des variations circulatoires. Cette dé te itni nation n'a pas été faite.

Mais on a fait la démonstration, chez la grenouille, animal à sang froid, dont les muscles et le sang ont la température du milieu ambiant, et chez laquelle, par suite, la température du muscle est indépendante des variations de la circulation. On l'a môme faite sur des muscles de grenouilles ne recevant plus de sang (train postérieur sectionné). On a. noté, dans le cas de tétanos, une augmentation de température, pouvant atteindre 0<*,1;); et, même pour une seule secousse, une augmentation de 00,001 à O^OOn.

On a cherché à déterminer la guanlUé de chaleur produiie par le muscle pendant sa contraction. Si un muscle est pn»légé contre le refroldissiiuicnt par rayonnement, suit par sa situation profonde, soit par des liispositions convenable^, on peut admettre que sa température est la même que celle du sang qui Taborde. Si ce muscle se contracte, il produit de la chaleur, sa température devient plus élevée que celle do sang qui le traverse, et il cède de la chaleur au sang, élevant ainsi la tcmpératuni de ce dernier. Si donc od déler-

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