LA GALORIFIGATION ET LES MUSCLES
mine, pendant un temps donné, correspondant à la contraction d'un muscle, la quantité de sang traversant le muscle, son éckaulTement, pendant son passage dans le muscle, et sa chaleur spécifique; si on connaît le poids du muscle, son échauffement et sa chaleur spécifique; on aura tous les éléments nécessaires au calcul de la quantité de chaleur produite par la contraction du muscle, pendant le temps considéré.
Pratiquement, on modiûe la méthode : on ne détermine pas la température du sang avant et après le muscle, mais la température du muscle avant et pendant la contraction, ou encore la température du muscle qui se contracte et celle du muscle symétrique, dont le nerf moteur a été sectionné.
L'expérience a été faite sur le muscle releveur de la lèvre du cheval, pendant la msistication.
Pendant 10 min., le muscle qui se contracte est traversé par 132'%50 de sang; réchauffement du muscle, et par suite du sang, mesuré au moyen d'aiguilles thermo-électriques, piquées, Tune dans le muscle qui se contracte, l'autre dans le muscle symétrique, paralysé par section de son nerf moteur, est 0%42; la chaleur spécifique du sang est 0,90. — Le poids du muscle est 22'",50, son échauffement 0«,42; sa chaleur spéciflque 0,82. La quantité de chaleur produite est donc, exprimée en millicalories :
Si on répète la môme expérience, après avoir sectionné le tendon du muscle (le muscle se contractant, sans faire de travail mécanique extérieur), on constate une élévation de température de 0",47. La quantité de chaleur produite dans ce cas est donc exprimée en milli calories :
La différence entre ces 2 quantités 04,72 — 57,83, soit 6,89, correspond à la quantité d'énergie, utilisée sous forme de travail; c'est environ 10 p. 100 de l'énergie totale. Le rendement en travail est d'environ 10 p. 100; le rendement en chaleur 90 p. 100.
Le muscle au repos n'est pas en résolution complète, il possède une certaine tonicité. Il prend part, même pendant le repos, y race à cette tonicité, à la calorification.
Nous en avons pour preuves : iolescombastions inteucs qui s'accomplissent dans le muscle au repos; 2* la diminution de ces combustions, dans la résolution complète, par section du nerf moteur. Voici des nombres rapportés à 1 kg. de muscle et à 1 heure, pour le mas^ séter au repos.
Irrigation sangninc l^KVfè
CoDsommation d*oxygënc 0 JOi
Prodactioo d'acido carboniqac 0 ,^3l
CoDSommation de ^3'cose 3^XM3
L'énergie libérée par ces combustions se transforme en chaleur, puisque le muscle au repos n'accomplît pas de travail extérieur.
A la suite de la section du nerf moteur d^on muscle. r»n constata' une réduction importante des oxydations. la consommation d'oxygène diminue de âO p. 100, la production d'ac. carbonique diminue de 30 à 35 p. 100.
On peut admettre que le muscle en résoluiion iotaU eA encore une source importante de chaleur^ puisque ces combustions, qui ne sauraient fournir que de la chaleur, représentent de 65 à 80 p. iOO des combustions da muscle au repos.
Mais il convient de ne pas oublier que c'est pendant sa contraction que le muscle produit surtout de la chaleur, car c*est alors surtout que ses combustions sont intenses. Le tableau suivant correspond au masséter, les nombres sont rapportés à 1 kg. et 1 heure.
Rcpo*. (UMinrIiM.
Quantité do sanp 1*2US»9 S6">^1
Oxyjrèno consommé G ,307 6 ,î(n
Acide r-arboniqno produit 0 ,221 5 ,(135
Gl ycosc brûlée 2r,0S2 9r.439
Quelle est la part du système musculaire dans la caUmfication?
Nous avons vu ip. 442) qu*un homme produisant pendant le repos 2300 cal., peut en produire 1330 supplémentaires pendant le travail, soit en tout 3630. De cette
LÀ CHÂLËUa ANIMALh: ET L»S MUSCLES iilJ
quantité totale, 1330 au moins sont d'origine musculaire, soit 36 p. 100 au moins. Mais il est certain qu'une partie des 2300 cal. produites pendant le repos est aussi d'origine musculaire. Quelle en est la grandeur?
On a cherché à résoudre cette question de la façon suivante. Si, des fragments de tissus divers étant ])lacés dans une enceinte close, on détermine la quantité d'ac. carbonique contenue dans cette enceinte, après un temps déterminé — et si Ton admet que les réactions, qui s'accomplissent dans cette enceinte, sont identiques qualitativement et quantitativement aux réactions normales, — on pourra connaître Fimportance relative des divers tissus, au point de vue des oxydations intra-organiques et par suite de la calorlGcation.
En opérant ainsi, on a trouvé, pour des poids égaux de divers tissus, des quantités d'ac. carbonique (produites dans des temps égaux) proportionnelles aux nombres du tableau suivant :
Muscles ^ 100
Corvoau 11
Roio, rato, tcsticalo, viscoros • 32
Sang 30
Poau et tissu adipeux 20
Os n
Or 100 parties de corps humain sont formées de :
Muscles -JS,-!
Peau et graisse 17,8
Squelette 17,5
Sang 11, f)
Cerveau, etc 2,1
Donc les divers tissus libéreraient une quantité d'énergie, et par suite produiraient une quantité de chaleur proportionnelle à :
•13, 1 X 100 soit laiO pour les mnsclcs. : \ ,a J^fcur Îofale.
17,8 X 77. — ÎJTiG — la peau. etc. 17.5 X 17 — 2<.»S — h' sqiielcttr.