LA TEMPÉRATURE ANIMALE
l'eau, soit à la surface cutan(';e, soit dans les voies respiratoires, est exlrêmenient variable : elle dr^pend de la quantité d'eau évaporée, et celle-ci dépend : pour h\ perspiration, de l'état des téguments (nus, poilus, vêtus, etc.), de la température et de l'état hygrométrique du milieu ambiant; — pour Tévaporation pulmonaire, de l'état hygrométrique de l'air inspiré.
Un homme au repos élimine environ 800 gr. d'eau par la peau et les poumons ; un homme travaillant énergiquement peut en éliminer 1400 gr., ce qui correspond à environ 475 cal., dans le premier cas, et 825 dans le second. Or nous avons admis une production de chaleur de 2300 cal., dans le premier cas, et de 3600, dans le second. La quantité de chaleur utilisée à vaporiser de
l'eau représente donc^ôT^» soit environ 20 p. 100, dans
le premier cas, et ^^twt, soit environ 25 p. 100, dans le
second.
Le système nerveux intervient dans la déperdition calorifique : il agit sur les vaisseaux cutanés et délermine un afflux périphérique plus ou moins considérable du sang, et par suite un rayonnement plus ou moins intense ; — il intervient dans la production de la sueur et modifie la ^[uantité de chaleur utilisée pour la vaporisation de l'eau cutanée; — il intervient dans le rythme respiratoire et niodifie la quantité de chaleur employée à la vaporisation de l'eau pulmonaire.