LA MASSE TOTALE DU SANG
bljt. En pratiquant ainsi à intervalles espacés une série d'injections de sérum globulicide, on parvient très facilement à immuniser le lapin contre des doses de sérum globulicide primitivement mortelles. Les hématies d'un lapin ainsi immunisé ne sont plus dissoutes in vitro par le sérum actif du cobaye : l'organisme du lapin, immunisé a engendré une an tisénsibilisatrice.
On comprend l'intérêt que présente l'étude de ces questions de glohùlolyse qui se rattachent si évidemment aux questions d'immunité.
d. Masse totale j)U sang.
Pour déterminer la masse totale du sang contenu dans l'organisme, il faut avoir recours à des artifices; on ne peut en effet obtenir par la saignée qu'une fraction du sang, d'ailleurs essentiellement variable suivant lei sujet et les conditions delà prise.
Un premier procédé consiste à recueillir le sang qu'on peut obtenir par saignée: à blanc, puis à laver le système vasculaire par un courant d'eau salée jusqu'à ce que Feau de lavage sorte absolument incolore^ En mesurant les volumes de sang et d'eau de lavage recueillis, en comparant le pouvoir colorant du sang et de Teau de lavage, on a tous les éléments nécessaires à la détermination de la masse totale du sang. Soient V le volume du sang, V celui de l'eau de lavage; soit K le rapport des pouvoirs colorants (i/20 par exemple) de l'eau de lavage et du sang; le volume de sang contenu dans l'eau de lavage sera KV (1/20 V dans l'exemple choisi); et le volume total du sang V + KV (V + i/20 V dans l'exemple choisi). — La méthode est bonne et fournit de bons résultats pourvu que le lavage soit bien parfait; on parvient à le faire à condition de le prolonger jusqu'à ce que le spectroscope ne révèle plus aucune bande d'absorption dans le liquide.
Un second procédé consiste à retirer de l'organisme un volume connu de sang, à le remplacer par un même volume d'eau salée ou de sérum, à retirer un nouveau volume quelconque de sang, et à comparer les pouvoirs colorants des
sangs des deux prises. Soit V le volume du sang de Torganisme, v le volume de la première prise : après cette prise il reste dans l'organisme Y-v de sang que nous ramenons par injection d'eau salée au volume V. Les pouvoirs colorants des deux prises sont proportionnels par conséquent à V et à \—v. Le colorimètre permet de mesurer le rapport de ces pouvoirs colorants; soit A le nombre qui mesure ce rapport.
.jr^ = A d'où V = uX T^ V — V A — 1
On admet ici que le volume du sang n*est pas modifié par la saignée et par l'injection d'eau salée; hypothèse qui n'est pas rigoureusement établie.
On a établi que la masse du sang est en moyenne 1/12 du poids du corps chez la souris, 1/13 cher le chien, 1/20 chez le cobaye, le lapin, le chat, 1/10 à 1/13 chez les oiseaux, 1/15 à 1/20 chez la grenouille, 1/14 à 1/20 chez les poissons. On admet qu'elle est chez Thomme de 1/13.
On a enfin déterminé la masse du sang contenu dans les divers organes : la 1"^® méthode applicable à l'organisme est applicable aux organes : il suffit de poser simultanément une ligature sur les artères et sur les veines, d'enlever l'organe, et de procéder à la saignée et au lavage. — Le sang se répartit à peu près en parties égales au quart de la masse totale dans les viscères thoraciques, dans le foie, dans les muscles et dans les autres organes.