LES PRODUITS DE DÉS ASSIMILATION DES PROTÉIQUES
en injecte 0*''',G par kg., on a des convulsions cloniques et tétaniques, et la mort peut survenir dans le comay ou les accidents peuvent se dissiper.
Si on fait ingérer à un chien normal de 24 kg., p. ex., 10 gr. de carbamate de soude (additionné de carbonate, pour éviter une décomposition par Tacide du suc gastrique), on ne provoque aucun accident. Si on fait ingérer à un chien à fistule d'Eck, du même poids, 24 kg., p. ex., 10 gr. de earbamate de soude, additionné de carbonate de soude, on observe tous les symptômes de Tempoisonnement carbamique : somnolence et ataxie, puis agitation, cécité et analgésie (les phénomènes convulsifs ne se manifestent pas avec cette dose, introduite dans Testomac). Le carbamate de soude, ingéré dans Testomac, est donc toxiîïue pour le chien à fistule d'Eck, à des doses pour lesquelles il est inoITensif pour le chien normal.
Dira-t-on que, dans ces expériences avec le carbamate de soude, ce sel, décomposé dans l'organisme, fournit de Tam — moniaque et qu'on assiste à l'empoisonnement ammoniacal f" Nous répondrons que, dans l'empoisonnement ammoniacal,^ on constate surtout une exagération de l'excitabilité réflexe, mais jamais la somnolence, la cécité et l'analgésie.
En résumé, les accidents consécutifs h la fistule d*Eck résultent de raccumulation de carbamates dans Torganisme, la circulation réduite du foie ne permettant plus à ce viscère de les transformer en quantité suffisante, et le rein ne parvenant plus à les éliminer, quand ils se produisent plus abondamment, à la suite de Talimentation carnée. — Si Ton remarque que, chez les animaux à fistule d'Eck avec ligature de l'artère hépatique, il y a diminution de la quantité absolue d'urée, diminution du rapport de l'azote de l'urée à Tazote total, augmentation du rapport de l'azote ammoniacal à l'azote total, on peut admettre que l'animal normal est capable de transformer en urée les carbamates produits dans ses tissus, et que l'animal opéré est incapable de faire cette transformation.
Mais, dira-t-on, qui prouve que, chez l'animal normal, les carbamates sont les précurseurs de l'urée, ou môme des précurseurs de l'urée? Ne peut-on pas supposer que
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par suite de la réduction des fonctioas hépatiques, il se produit, en dehors du foie, un trouble nutritif, dont la conséquence serait la production de rarbamates, aux lieu et place d'une autre substance? Nous connaissons des faits du même ordre : la suppression fonctionnelle du pancréas, p. ex., produit des troubles de la nutrition sucrée, dans Tintimité des tissus.
On doit considérer les carbamates comme des produits normaux de la désintégralioiiprotéiqiie, car on a démontré leur présence normale dans le sang du chien normal et dans Turine de Thomme, du chien et du cheval x^ormaux.
Les carbamates sont-ils les seuls précurseurs de l'urée? Oo d'autres substances, dérivant comme eux des protéiques, jouissent-elles de la même propriété? En particulier Tammoclaque ne provient-elle des protéiques que sous la forme cariNimate, ou peut-elle affecter une autre forme? 11 n'est pas possible actuellement de répondre à ces questions. On doit loatefois noter la présence dans le sang de traces de lactate d'ammoniaque (plus abondant au moment du maximum do désintégration protéique : O'^'SSO à O'^^SO par litre de sang après le repas, contre 0'",15 après un jeûne de 48 heures); on doit noter aussi que ce sel apparaît dans l'urine, en quantité importante, quand il y a insuffisance hépatique (cirrhose du foie, hépatite aigué, empoisonnement phosphore).
Si, renonçant à séparer actuellement les carbamates et les sels ammoniacaux, on les réunit en un seul groupe, sous le nom de corps ammoniacaux, on peut aller plus loin dans la connaissance de l'origine de ces composés et de leur transformation en urée; car si on ne possède pas de procédés satisfaisants de dosage des carbamates, on peut doser les corps ammoniacaux, pris dans leur ensemble, assez exactement pour en faire Tétude physiologique.
En dosant les corps ammoniacaux (expnmés en ammoniaque correspondante), dans les divers tissus du chien, soit à jeun depuis 2 ou 4 jours, soit nourri de
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viande, soit nourri de pain et de lait, on a trouvé, pour 100 gr. d'organes, les résultats suivants :