CHAT GRAS
30» jour.
ir,8
53» jour.
7» jour.
ll'jour. 2f,0
Mort.
Mort.
Mort.
Mort.
L'établissement du régime constant se produit pins ou moins vite, suivant que Tanimal a reçu, avant l'expé-
l'élimination azotée du jeûne azoté 541
ence, une alimentation pauvre ou riche en substances sotées. Si la nourriture était abondante et riche en rotéiques, le régime constant s'établit lentement (c'est cas du chien a du tableau I, p. 539). Si la nourriture ait peu abondante et pauvre en protéiques, le régime matant s'établit presque d*emblée (c'est le cas du chien du tableau I, p. 539). Si la nourriture était moyenne, •mme quantité et richesse en protéiques, le régime nstant s'établit en un temps intermédiaire aux temps trêmes (c'est le cas du chien 6 du tableau I, p. 539). Enfin, toutes autres conditions égales, la valeur de limination azotée constante dépend de la richesse des sus en graisse : un animal gras éliminant moins izote qu'un animal maigre; cette élimination est, oportionnellement au poids, plus grande chez les tits animaux que chez les grands (d'une même espèce), us grande chez les jeunes que chez les adultes. L'élimination continue d'azote pendant le jeûne, prouve e les protéiques de l'économie se décomposent jusqu'à mort. On est ainsi amené à se demander si l'orgasme décompose nécessairement des protéiques, alors Sme qu'il n'en reçoit pas du dehors; — ou si la composition protéique du jeûne prolongé n'est pas la Dséquence de l'épuisement des réserves hydrocarboes et grasses (ne venons-nous pas de dire que l'élimiua- »n azotée est moindre, toutes autres conditions égales, ez les animaux gras que chez les animaux maigres?). L'expérience permet de résoudre la question. Il suffit Hudier Télimination de l'azote, chez un animal soumis jeûne azoté pur, c'est-à-dire ne recevant pas de proques, mais recevant des substances ternaires (hydrorbones ou graivsses).
On soumet un animal au jeûne absolu et on l'y mainjnt, jusqu'à ce que soit établi le régime constant de limination azotée. On lui fait ingérer alors, soit des aisses sans protéiques, soit des hydrocarbones sans otéiques, et on suit la marche de l'élimination azotée. 1 constate : 1° dans le cas de l'alimentation exclusive-
542 L'ÉQUILIBRE AZOTÉ
ment grasse, il se produit, quelquefois mais non pas toujours, une très faible diminution de rélimination azotée (48»', 80 au lieu de 58^, 00 chez un chien, après ingestion de 100 gr. de graisse); mais Télimination azotée se maintient jusqu'à la mort, comme dans le cas du jeûne absolu; on n'observe pas d'augmentation prémorteile de l'élimination azotée ; la mort se produit plus tard que dans le jeûne absolu (environ 60 jours, au lieu de 35, pour le chien ; environ 25 jours, au lieu de 10, pour le rat); — 2^ dans le cas de l'alimentation exclusivement hydrocarbonée, il se produit toujours une diminution appréciable de l'élimination azotée, mais l'élimination azotée se maintient jusqu'à la mort, comme dans le cas du jeûne absolu; on n'observe pas d'augmentation prémortelle de l'élimination azotée ; la mort se produit plus tard que dans le jeûne absolu.
Donc, l'organisme élimine nécessairement de l'azote, quelle que soit l'alimentation qualitative ou quantitative. Pour maintenir l'organisme en équilibre azoté, il est nécessaire de lui fournir des protéiques.
Si un animal (chien; p. ex.), pendant la période d'élimination azotée constante, élimine par jour une quantité d'azote a, on peut supposer qu«, pour le maintenir en équilibre azoté, il suffira de lui donner une quantité de protéiques assimilables contenant a d'azote. L'expérience ainsi instituée permet de constater les faits suivants : — P si on fait absorber à un animal, préalablement soumis au jeûne absolu, et éliminant journellement la quantité constante a d'azote, une quantité de protéiques (viande, p. ex.) contenant a d'azote, la quantité d'azote éliminée augmente ; elle devient A>»a. Donc, une partie a de l'azote éliminé provient de la décomposition des protéiques des tissus : l'équilibre azoté n'est pas réalisé.
Ex. : Un chien de 10 kg. élimine 5 gr. d'azote par jour, pendant la période d'élimination constante du jeûne. On lui fait ingérer 150 gr. de viande (contenant 5 gr. d'azote) ; il élimine 8 gr. d'azote, correspondant à 240 gr. de chair. Il perd donc
LA RATION D'BNTRETIEN
«r jour 3 gr.- d'azote (correspondant à 90 gr. de chair) de es tissus.
2» Si on fait absorber à un animal, préalablement oumis au jeûne absolu, et éliminant journellement la uantité constante a d'azote, une quantité quelconque
de protéiques (viande, p. ex.), contenant b d'azote, la uantité d*azote éliminée a', provenant de la décompo- Uon des tissus, est toujours plus petite que pendant le une absolu, et d'autant plus petite que la quantité B îsprotéiques ingérées est plus grande. Pour une valeur >nvenable de B, cette quantité a' devient nulle : l'équi- )re azoté est réalisé.
Bx. : Un chien est soumis au jeûne absolu, ou reçoit une mentation exclusivement carnée : on a les résultats consies dans ce tableau :
UNDE INGÉRKE
PROTl^:iOUE DÉTRUITE EXPRIMtlE EN POIDS CORRESPONDANT DE CHAIR
1008' DE VIANDE INGÉRÉE
(lëtermincnt une dëcoinpusition protéiquR supplémentaire qui exprimée en cbair est
Totale.
Des tiS8U8.
l'équilibre azoté est réalisé sensiblement pour 1100 gr. de ir, tandis que, pendant le jeûne, Panimal ne détruit que gr. de chair.
A quantité minima de chair, qui permet d'obtenir [uilibre azoté, est appelée ration d'entretien ou ration juilibre azoté,
i on donne à un animal une quantité de chair plus nde que la ration d'entretien, il y a augmentation de imination azotée, mais la quantité d'azote éliminée plus petite que la quantité d'azote correspondant à .hair infçérée : l'organisme retient de l'azote.
544 l'équilibre A20TÉ
Ex. : Suite de Texpérience précédente (voir tableau dessus^ p. 543) :
Protëiquc détruite Protëiqae fixée
Viande ingérée. totale. dans les tissas.
Mais cette fixation d'azote n'est que temporaire z à mesure que l'organisme s'enrichit en protéiques, la ration alimentaire restant constante, la quantité d'azote, fixée journellement par l'organisme, diminue progressivement, jusqu'à devenir nulle : à ce moment, Torganisme est en équilibre azoté, pour une ration carnée plus grande que la ration strictement nécessaire, pour réaliser cet équilibre.
Un organisme étant supposé en équilibre azoté, pour une ration carnée déterminée, supérieure à la ration d'entretien, — si on augmente la ration, on constate une fixation de protéiques, progressivement décroissante de jour en jour, et finalement, un nouvel équilibre azoté, pour l'organisme enrichi en chair, entre la chair ingérée et les protéiques décomposées; — si on diminue la ration, on constate une perte de protéiques des tissus, progressivement décroissante, et finalement, un nouvel équilibre azoté, pour l'organisme appauvri en chair, entre la chair ingérée et les protéiques décomposées.
Ex. : 1° Chien de 35 kg., en équilibre azoté avec 500 gr. de viande, reçoit 1500 gr. de viande :
l"jour. îcj. 3e j. 4«j. Sej. o«j. 7«J- *'l' Chair décomposée. 122-2 1310 1390 1110 1110 1150 1500 lôOO Chairfixée 278 190 110 90 60 50 0 0
2*» Chien de 35 kg., en équilibre azoté avec 1500 gr. de viande, reçoit 1000 gr. de viande :
iorjour. «ej. 3e j. 4' j. B» j. O-j. ^*i^
Chair décomposée 1153 1086 1080 1050 1027 1000 1000
Chair des tissus détruite. 153 86 80 50 27 0 0
On a pu ainsi obtenir l'équilibre azoté, chez un chien de 35 kg., avec des doses de viande comprises entre