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LES CAPSULES SURRÉNALES

On a pratiqué l'ablation ou la destruction des capsules surrénales chez le chat, le lapin, le chien, le cobaye, le rat, la grenouille, le triton, l'anguille. Les conséquences de cette opération ont été plus particulièrement étudiées chez le chat, le lapin et la grenouille.

Si, chez le chat, on pratique la double capsulectomie, ranimai meurt en 36 à 130 h. (moyenne 68 h.); si on pratique la capsulectomie .unilatérale, ranimai survit, sans présenter d'accidents. Si on enlève une capsule en totalité et une partie de l'autre, tantôt ranimai survit, après avoir présenté des accidents plus ou moins graves, tantôt il meurt. Si on pratique la double capsulectomie, en 2 séances espacées de quelques jours, il y a mort de Topéré, mais la survie est plus longue qu'à la suite de la double capsulectomie en une seule séance : elle est de 20 à 330 h. (moyenne 134 h.).

Chez te tapin, on observe des faits analogues : la mort se produit en 5 à 6 jours, après la double capsulectomie en une séance; elle se produit moins vite après la double capsulectomie en 2 séances, et d'autant moins vite que les 2 séances sont plus éloignées (survie de 8 j. pour un intervalle de 5 j. — survie de 12 j. pour un intervalle de 24 j. — survie de 16 j. pour un intervalle de 106 j.). Les capsulectomies partielles sont sans action, ou provoquent la mort, chez le lapin, comme chez le chat, et dans les mêmes conditions. — On a signalé, chez le lapin, exceptionnellement, des cas de survie après la double capsulectomie, pratiquée en 2 séances, espacées de quelques jours; mais on peut se demander si, dans ces cas exceptionnels, il n'y avait pas quelque capsule accessoire : on en a en effet signalé la présence chez les lapins.

Les résultats sont semblables pour le chien (mort en 20 à 30 h. après double capsulectomie); pour le cobaye (mort en 15 à 20 h., après double capsulectomie en une séance; mort en 15 à 48 h., après double capsulectomie en deux séances); pour le rat, pour le pigeon (mort en 24 h.); pour la grenouille (ablation ou destruction par ignipuncture, mort en 2 à 12 jours).

LA GAP8DLEGT0MIB 589

Des nombreux faits expérimentaux publiés, on peut conclure — en n'oubliant pas qu'on a indiqué quelques résultats discordants, se rapportant à des cas de survie après double capsulectomie en 2 séances — que l'ablation des 2 capsules entraine la mort; que l'ablation d'une capsule permet la survie; que l'ablation d'une capsule et d'une partie de l'autre a des conséquences variables suivant l'espèce considérée, et, pour une espèce donnée, suivant la quantité de capsule conservée et suivant sa vitalité.

La morty après double capsulectomie , est-elle la conséquence du traumatisme opératoire, ou de la suppression des c(q)sules? La 1'® hypothèse n'est guère admissible, car on peut ouvrir l'abdomen, tirailler les capsules, sectionner et déchirer les tissus voisins, sans provoquer la mort, pourvu que les capsules ne soient pas nécrosées; car les excitations et destructions sont aussi graves dans le cas d'ablation d'une capsule et d'une partie de l'autre (opération qui n'entraîne pas nt'cessairement la mort), que dans le cas d'ablation totale (opération qui entraîne nécessairement la mort). Pour répondre définitivement à la question, il faudrait pouvoir, après avoir pratiqué la capsulectomie unilatérale, greffer la seconde capsule sous la peau, constater la survie de l'animal porteur de cette greffe, et en provoquer la mort par ablation de la capsule greffée. Mais d'une part, les connexions anatomiques des capsules surrénales ne permeLtont pas de les attirer sous la peau, sans sectionner leur pédicule vasculairi» ; et, d'autre part, les capsules isolées de ce pédicule et insérées sous la peau s'y résorbent toujours. La greffe capsulaiie n'a pu être réalisée.

Comment se produit la mort à la suite de la double capnUectomie? Est-ce par suppression d'une action nerveuse, née à leur niveau, (;t allant se réfléchir dans les centres nerveux, pour régler une fonction oj'ganique importante, d'ailleurs indéterminée? Est-ce par suppression d'une action hé matopoïé tique? La i'^ hypothèse

est peu vraisemblable y car les délabrements les plus, variés et les plus graves, pratiqués dans la sphère desB capsules, ne produisent pas d^accidents graves; toutefois, les expériences de greffe pourraient seules donner uni certitude à ce sujet, mais elles ne sont pas praticables

On peut admettre que les capsules ont une fonctioi -

hématapo lé tique.

Détruisent-elles une substance conienue dans le sang^^^ nuisible à Forganisme? Produisent-elles une substanc — ^ nécessaire à l'organisme, pour la céder au sang? On ne sau^^a. rait répondre à ces questions, car les expériences réalisé^^ « ne fournissent aucune conclusion ferme. On a prétend -«li démontrer que le sang des animaux acapsulés, dans I^ ss périodes prémortelles, est toxique : en Finjectant dans I^ ^^ veines d'un animal, ayant subi Tablation d'une capsule ^C demie, on aurait précipité la mort ; mais cette conclusion es C prématurée, car la mort ne survient pas à date flxe, aprfes cette opération. Notons que l'injection du sang d'un anima/ acapsulé mourant à un animal sain, ne provoque aucun accident, et que l'injection d'extraits capsulaires à des animaux acapsulés ne produit aucune prolongation certaine de la survie.

Parmi les symptômes décrits chez les animaux acap^ sulés, on a relevé les suivants (chat). Dans les premières heures qui suivent l'opération, on ne note aucun phénomène morbide; dans les premiers jours, on ne note qu'une diminution de Tappétit.

Pendant les 24 à 30 heures qui précèdent la mort, le chat demeure en général immobile, et, s'il doit se mouvoir, il manifeste de la faiblesse et de l'incertitude dans les mouvements des membres postérieurs. L'apathie et la faiblesse augmentent, en même temps que baisse la température; la respiration devient lente et profonde les battements du cœur lents et irréguliers; la mort sui vient sans convulsions.

Ces symptômes sont à rapprocher de ceux de maladie bronzée d^Addison, qu'on a souvent rapport à une altération des capsules surrénales, chez l'home

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