LE DIABÈTE PANCRÉATIQUE
m produite ailleurs, et capable d*agir sur la glyco-régulalion de W /'organisme. Entre ces 2 hypothèses, on ne peut pas ac tuellement choisir.
Si, en effet, le pancréas fabriquait une substance capable
cl*agir sur la glyco-régulation, les macérations pancréatiques
Contiendraient cette, substance et, injectées sous la peau ou
<lans les veines d'un chien diabétique, elles supprimeraient
Ou diminueraient, tout au moins temporairement, les mani-
C'cstations diabétiques. Or les résultats de telles expériences
^ont négatifs. — Si le pancréas déversait normalement
^:Sans le sang une substance capable d'agir sur la glyco-ré-
^^lation, le sang d'un animal normal, introduit dans les
"Peines d'un animal diabétique (transfusion, sans ou après
baignée préalable du transfusé ou du transfuseur), diminue-
:x-ait temporairement les manifestations diabétiques. Or on
vi'a constaté, dans de semblables expériences, aucune dimi-
Miution de la glycosurie.
Doiton en conclure que le pancréas retient une substance toxique, troublant le mécanisme glyco-régulateur normal? S'il «n était ainsi, on pourrait provoquer la glycosurie, chez un chien normal, en lui transfusant du sang de chien diabétique : or il n'en est rien; si on injecte le sang d'un chien diabétique à un chien qui présente une glycosurie légère (ablation partielle du pancréas), on ne provoque aucune augmentation de la glycosurie.
De nouvelles recherches sont nécessaires pour établir le mécanisme du diabète expérimental ^
On constate purement et simplement que Tablation du pancréas produit le diabète; on est impuissant à établir le mécanisme de ce trouble nutritif.
1. Deux théories ont été proposées pour expliquer l'origine du diabète pancréatique. — Selon les uns, le pancréas sécréterait une substance qui, déversée dans le sang, agirait sur le foie, pour en augmenter l'activité glycogénique. Cette théorie doit être rejetée, car le diabète résulte essentiellement d'une diminution de l'utilisation du sucre et non d'une augmentation de sa production. — Selon les autres, le pancréas déverserait dans le sang une diastase glycolytiquo, capable de faire disparaître le sucre du sang (in vitro). Cette théorie doit être rejetée, car le sang circulant dans les vaisseaux ne contient pas de diastase glycolytiquo.