LA FÉCONDATION
ches profondes de la muqueuse utérine ne sont pas intéressées dans ce processus et régénèrent ultérieurement Fépithéiium.
Les auteurs ne sont pas d^accord sur les rapports de l'ovulation et de la menstruation : les uns admettent que Thémorragie précède la rupture de la vésicule de de Graaf, correspond à l'expulsion de l'œuf non fécondé de la période précédente, et constitue un mécanisme préparatoire pour la réception et la fixation de l'œuf dans l'utérus; — les autres admettent que l'hémorragie se produit à la suite de la rupture de la vésicule de de Graaf et est provoquée par l'évolution de l'œuf qui vient d'être mis en liberté. Pour les premiers, par conséquent, la menstruation indique une fécondation non faite; pour les seconds, elle indique une fécondation à faire.
Le sperme, liquide d'origine multiple (testicules et glandes annexes), est sécrété de façon continue et s'accumule dans les vésicules séminales, jusqu'au moment de son élimination; sous l'influence des excitations génitales, sa sécrétion est exagérée.
La fécondation^ c'esl-à-dire l'union de l'œuf et du spermatozoïde, a comme condition préalable l'introduction du spermatozoïde dans les organes génitaux de la femelle, pour les espèces dont la fécondation est interne (mammifères, oiseaux); — la fécondation est externe chez les batraciens et chez les poissons : le sperme est déposé sur les œufs, soit au moment de la ponte, soit après la ponte.
Chez les mammifères, le sperme est porté dans lo vagin par la verge en érection. Cette érection de la verge est duc à sa congestion intense; l'organe devient volumineux, dur et rigide. Les vaisseaux artériels de la verge se dilatent, déterminant un afflux considérable de sang ; d'autre pari, les veines (sauf la veine dorsale qui constitue toujours une voie libre), sont comprimées par la contraction des muscles ischio-caverneux, bulbo-caverneux et transverse du périnée. On a prétendu que ces phénomènes vasculaires peuvent bien rendre compte de l'augmentation de volume de l«i vergo, pendant l'érection, mais non de sa rigidité, et on a fait intervenir, comme cause de celte rigidité, la contraction des libres musculaires lisses contenues dans les tissus de la verge. Cette hypothèse n'est pas nécessaire; les phénomènes vasculaires suffisent pour produire tous les phénomènes de l'érection, car on peut la déterminer, sur le cadavre, en injectant du liquide par les artères de la verge, en même temps qu'on comprime les veines qui en sortent.
M. Arthus. -^ '•^'"•'iologie. ^fj
La vaso-dilatation des artères de la verge est sous la dépeadance des nerfs érecteurs, issus des 3 premiers nerfs sacrés ; — la contraction des muscles ischio-caverneux, bulbo-caver— neux et trans verse du périnée est sous la dépendance dfe.^ 3* et 4" nerfs sacrés. — L'érection peut être provoquée pai.:sr l'excitation du bout périphérique de ces nerfs; elle peut ôlr^ ^ provoquée par voie réflexe; c'est ce qui se produit sous Tii fluencc de l'excitation des nerfs sensibles de la peau de verge, sous rinflucnce des excitations produites par la coi traction volontaire des musles ischio-caverneux et bulbi caverneux, sous l'influence enfin de l'évocation de sensatio^^^ns génitales. — On place le centre de l'érection dans la moei le lombo-sacréo, région d'origine des nerfs qui intervienne --Mit dans le phénomène. Ce centre, qui peut être excité par méc= anisme réflexe (excitations de la verge, etc.), peut l'être égaK^ ement par mécanisme autochtone ou automatique : sous Tl nfluence du sang asphyxique, agissant comme excitant d <^s centres médullaires, l'érection se produit.
Les frottements de la verge en état d'érection contre 1 ^s parois vaginales, produit une excitation des fibres sensitiv ^es de cet organe; Véjaculation en est la conséquence réflex -^es; les canaux déférents et les vésicules séminales se contra- ^citent énergiquement et chassent dans l'urèthre le spernr^»^ qu'ils contiennent; les muscles du périnée et notamment l^n^s bulbo-caverneux se contractent alors rythmiquement et pr^c^^^^ jettent le sperme hors de l'urèthre, dans le vagin. — Les voie^^^ centripètes du réflexe sont représentées par le nerf dors^^*^ de la verge, les voies centrifuges par des filets sympathiqu( issus des 4" et 5* nerfs lombaires (canaux déférents et vés^ cules séminales) et par des fibres des 3* et 4* nerfs sacré? (muscle bulbo-caverneux).
Les spermatozoïdes, déposés dans le vagin, ou peut-être prc jetés dans l'utérus, lors de l'éjaculation, progressent, grâci aux mouvements de leur queue; ils remontent dans l'utérus dans les trompes et jusqu'à la surface de l'ovaire; on les trouvés en effet en ces différents points, d'une part, et, d'autre pari, on a observé des grossesses extra- utérines, dans lesquelles le fœtus était placé dans les trompes ou dans la cavité péritoncale.
L'existence de ces grossesses extra-utérines prouve que la fécondation peut se faire avant l'arrivée de l'œuf dans l'utérus. On ne saurait dire si l'œuf est toujours fécondé au voisinage de l'ovaire; il est plus vraisemblable que sa fécon-