LE DÉVELOPPEMENT
dation se peut faire en un point quelconque du trajet qu'il parcourt, depuis l'ovaire jusqu'à l'utérus.
On établit en embryologie comparée, pour des œufs d'inrertébrés, et on admet que la chose est vraie pour les ani- Qaux supérieurs et pour l'homme, qu'un seul spermatozoïde éconde l'œuf : il enfonce sa tôtc dans le protoplasma de œuf, perd sa queue, et, pronucléus mâle, se fusionne avec le ronucléus femelle de l'œuf, pour former le noyau de l'œuf ^condé. La segmentation de l'œuf commence, l'embryon se institue. La physiologie de l'embryon se confond en grande sirtie avec l'histoire de son développement anatomique et istologique. Deux points seulement retiendront notre attenon : la nutrition et la circulation fœtales. Li'oBuf fécondé (en admettant que la fécondation ait été lite en amont de l'utérus) est entraîné à travers les trompes, isque dans la cavité utérine; il se fixe en un point de la luqueuse utérine et est englobé dans cette muqueuse. Penant cette première période, l'anif peut se nourrir aux dépens es matériaux contenus dans les liquides tubairesou utérins, ans lesquels il baigne. — L'œuf, une fois la segmentation oussée à un certain degré, se divise en 2 portions, l'une qui onstituera l'embryon ; l'autre qui sera la vésicule ombiliale : celte dernière contient une petite quantité de liquides lUtritifs destinés à être absorbés par les vaisseaux omphaloaésenlériques et leurs branches, qui rampent à la surface [e la vésicule et s'abouchent dans l'appareil circulatoire embryonnaire. Dans une 3" période, de beaucoup la plus ongue et la plus importante, rallanloïdc s'est développée et l'est étalée au contact de la muqueuse utérine ; le placenta j'est formé dans cette région de contact, partie aux dépens de a muqueuse utérine, partie aux dépens des membranes fœtales; les capillaires maternels et les capillaires foetaux sont iroisins les uns des autres, sans communiquer les uns avec les autres; les échanges nutritifs el respiratoires se font à ce niveau. Le fœ.tusne digère pas; il reçoit ses aliments élaborés par la mère, aux dépens de laquelle il vit en parasite.
La circulation du ftrtus est commandée par les nécessités de la nutrition. Dans une première période, la nutrition se fait aux dépens de la vésicule ombilicale; le sang passe dans les vaisseaux qui rampent à la surface de cette vésicule et revient dans les veines du fu^tus. Dans une seconde période. la nutrition se fait au placenta, la circulation est placentaire. Le sang, parti du ventricule gauche, passe dans l'aorte, dans
les artères, les capillaires, les veines et revient à roreillette droite, comme chez l'adulte; mais en outre, de Taorte, partenL les artères ombilicales qui, par le cordon, se rendent au placenta, pour permettre au sang d'y recueillir les aliments et l'oxygène, et d'y éliminer les excréta et l'acide carbonique. Le sang revient parla veine ombilicale, contenue dans le cordon, pénètre, pour une part, dans le foie, où il se mélange au sang porte, et, pour une autre part, passe directement (par l< canal veineux) dans la veine cave inférieure et dans l'oreil lette droite. De l'oreillette droite, le sang est lancé, partie dansl'oreillette gauche par le trou de Botal percé dans la parointer-auriculaire, partie dans le ventricule droit par l'orific»tricuspidien. Du ventricule droit, le sang passe dans Tartèr»' pulmonaire et de celle-ci, pour une très petite partie dan les poumons, pour la plus grande partie dans l'aorte, grâce — l'existence du canal artériel, voie de communication existan. entre l'artère pulmonaire et l'aorte. Enfin le sang des poi mons revient à l'oreillette gauche par les veines pulmonaire et de là passe dans le ventricule gauche.
Vers la fin du 9' mois se produit V accouchement ; on ne saL quelle est la cause immédiate, qui en met en activité le mé( nisme. Il se produit des contractions d'abord uniquemen l
utérines, plus tard utérines et abdominales. Les contraction^^ s utérines sont involontaires, prolongées (100 sec. en moyenne) »
périodiques et douloureuses; elles se succèdent, de plus ei — ' '
plus fréquentes, jusqu'à la fin de l'accouchement. Elles nais^ "
sent au niveau des trompes et se propagent vers l'orific^^^ utérin. On a admis que ces mouvements coordonnés des muscles utérins et des muscles abdominaux sont commandés par un centre nerveux, situé dans la moelle lombo-sacrée; mais cette hypothèse n'est pas appuyée par l'expérimentation : on a constaté, au moins chez la chienne, des contractions utérines efficaces, après section des nerfs qui vont de la moelle à l'utérus.
Après raccouchement, la lactation s'établit chez la femelle. Les glandes mammaires, qui ont augmenté de volume pendant la grossesse, commencent à sécréter, chez la femme, de 1 à 2 jours après l'accouchement. Ces glandes ont leurs culsde-sac tapissés d'une couche unique de cellules, reposant sur la membrane propre; ces cellules, selon que la glande a sécrété abondamment, ou n'a pas sécrété depuis quelque temps, sont aplaties ou gonflées. Dans ce dernier état, elles renferment, dans leur partie voisine de la lumière du canaly