LA FATIGUE DE L* APPAREIL NEURO-MUSCULAIRE
OU ouverture de courant constant, soit une excitation Daécanique.
Ces modifications électrotoniques de l'excitabilité se produisent au moment même de l'établissement du courant polarisant. Lorsqu'on supprime le courant polarisant, on constate une inversion des phénomènes d'excitabilité, savoir : pendant un temps d'ailleurs court, elle âst augmentée vers l'anode, diminuée vers la cathode, puis toute modification d'excitabilité disparaît.
On observe encore des modifications, — mais des nodifications apparentes, — de l'excitabilité des neurones, quand ils ont été soumis, pendant un temps plus m moins long, à l'action des excitants expérimentaux. ^rsqu'un organe quelconque, qui réagit d'une façon léterminée, quantitativement et qualitativement, sous 'influence d'un excitant constant, a fourni pendant un certain temps des réactions constantes, on constate généralement une modification progressivement croislante de la réaction.
On désigne sous le nom de phénomènes de fatigue, ou out simplement de fatigue, ces modifications de l'exciabilité et par suite de la réaction de l'organe.
Si on excite le nerf moteur d'un appareil neuro-musïulaire par des agents mécaniques ou électriques, l'intensité constante, pendant un certain temps, la réac- ;ion musculaire, tout d'abord constante, finit par se nodifier : l'amplitude diminue, le temps perdu augnente, la durée de la secousse augmente. L'excitation ^ntinuant, le muscle cesse bientôt de réagir tout à "ait. Ce sont là des phénomènes de fatigue. Dans quelle partie du système neuro-musculaire doit-on les localiser? lans le neurone, dans la fibre musculaire, ou dans 'organe interposé, la plaque terminale?
Si, au moment où le muscle cesse complètement de réagir, m l'excite directement, tout en continuant à exciter le nerf, m détermine des contractions normales. Donc le muscle n'est Ms fatigué. La fatigue doit être localisée, soit dans le neurone, loit dans la plaque terminale. C'est cette dernière qui est le
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siège des modifications de fatigue, essentiellement, sincrr exclusivement, ainsi qu'il résulte des faits suivants.
Lorsqu'on excite un neurone sectionné, on constate une var ^ tion négative du courant propre du neurone. Cette variati^z^i négative se produit, identique à elle-même, que le nerf s^:^// frais et reposé, ou qu*il ait été soumis à une série d'excitatio T15, suffisantes pour supprimer toute réaction musculaire. Sans doute, on fera remarquer que, si l'on a établi que tout neurone qui fonctionne physiologiquement, présente la variaLion négative, on n'a pas établi que tout neurone qui présente la variation négative fonctionne;;, et de ceci nous sommes d'accord. Mais si l'expérience n'est pas absolument démonstrative de l'infatigabilité du neurone, elle en est une précieuse indication, et elle prouve tout au moins que l'un des phénomènes constants, qui accompagnent le fonctionnement nerveux n'est pas supprimé, lorsqu'apparaît la fatigue du système neuromusculaire.
Chez deux chats A et B, on prépare un nerf sciatique : le chat A étant normal, le chat B ayant été curarisé à dose limite. On excite, par des courants induits, égaux et constants, les deuxsciatiques;on observe des contractions chez le chat A et pas de contraction chez le chat B, éar le curare supprime toute contraction musculaire d'origine nerveuse. La respiration artificielle étant entretenue, le chat B se débarrasse peu à peu du curare. On continue sans interruption l'excitation des 2 sciatiques. Les phénomènes de fatigue apparaissent chez le chat A, et finalement le muscle ne réagit plus. On continue encore les excitations, jusqu'à ce que le curare soit en partie éliminé chez le chat B; on constate que, chez ce dernier, les muscles commencent à se contracter, comme si le nerf n'avait pas été excité pendant toute la durée de la curarisatîon; tandis que chez le chat A, les muscles sont absolument inertes. Donc le nerf n'a pas été fatigué, au moins suffisamment pour qu'on le puisse apprécier.
Enfin, on prépare les 2 sciatiques d'une grenouille et on les dépose sur les 2 électrodes d'un chariot d'induction : sur l'un des sciatiques, le droit par exemple, on fait agir, entre le muscle et la région excitée du nerf, un courant constant polarisant descendant (le courant induit excitant est situé du côté de l'anode). L'intensité des courants a été choisie telle, que dans le système sciatique-gastro-cnémien droit, il n'y ait pas^ (le réaction, par suite de la diminution anélectrotonique de l'excitabilité. On continue l'excitation, jusqu'à ce que le sys-