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LA VITESSE DE L'INPLUX NERVEUX

ace à parcourir n*est pas la même ; 3® temps perdu de ntraction musculaire proprement dite, c'est-à-dire c, le précédemment.

différence des temps perdus observée correspond donc b'y c'est-à-dire au temps nécessaire à la propagation de tation du point B au point B'. Si on divise l'espace qui e ces 2 points, soit l, par le temps employé à le parr, on obtient la vitesse de propagation de l'influx ner-

même détermination peut se faire, d'après le principe it. On démontre en physique, que si l'on fait passer un galvanomètre un courant de pile de très courte , l'écart de l'aiguille, pour un courant d'intensité e, est proportionnel à la durée du courant. Dans le cir 'une pile, on dispose un interrupteur de courant, deux Ddes impolarisables, sur lesquelles repose le nerf à r (par exemple le nerf sciatiquc de la grenouille), et un lomètre. Le muscle, en rapport avec le nerf excité, est l'une de ses extrémités, et, par l'autre extrémité, mis .pport avec un petit interrupteur, disposé de telle que le circuit soit rompu, au moment de la contraclu muscle. Si on lance le courant dans le circuit, en nt l'interrupteur, le nerf est excité, le muscle se con- : en même temps l'aiguille du galvanomètre a oscillé certain angle. On refait la même expérience en posant îctrodesen un autre point du neurone, et on détermine ivelle déviation de l'aiguille du galvanomètre. Ces déviasont proportionnelles aux durées de passage des couc'est-à-dire aux temps qui séparent le moment de la ture du courant du commencement de la contraction jlaire. Or, ces temps diffèrent entre eux du temps saire à la transmission de l'influx nerveux, entre les points excités. — Donc, la différence des déviations du (lomëtre correspond à un courant, durant autant que la transmission entre les deux points excités. Si on a niné directement la déviation pour le même courant, it pendant un temps bien exactement conuu, on a, par proportionnalité, connaître la durée de cette mission.

a déterminé la vitesse de la transmission nerveuse ce, chez l'homme, sans opération, en reliant le doigta yographe convenablement disposé, et excitant au niveau

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du bras, à travers la peau, en deux points de son parcours, le nerf moteur des muscles fléchisseurs des doigts.

On a cherché aussi à déterminer la vitesse de TinQui nerveux dans les nerfs sensitifs. Le principe de la méthode consiste à exciter un nerf sensitif en 2 points distincts, et à noter le temps qui s'écoule entre le moment de l'excitatioD, qu'on inscrit sur un cylindre noirci tournant, et la réaction musculaire volontaire, qu'on peut inscrire sur le même cylindre tournant, dont la vitesse de rotation est déterminée au moyen du diapason enregistreur. Par exemple, od excite le nerf médian, au voisinage du poignet, et dès que la sensation est perçue, on contracte un doigt qui met ea mouvement un levier inscripteur. On répète Teipériencc ea excitant le nerf médian au bras; on constate une différence dans la durée du temps perdu de la réaction : elle correspond à la durée de transmission entre les deux points excités.

En opérant ainsi, on a trouvé les résultats suivants :

La vitesse de l'influx nerveux^ dans les nerfs moteurs de la grenouille, est d'environ 23 mètres par seconde, à la température ordinaire des laboratoires. Dans les nerfs moteurs de Thomme, elle est de 30 à 40 mètres, ainsi que dans les nerfs sensitifs.

Cette vitesse de transmission varie arec la température : elle diminue par le refroidissement.

Ces résultats conduisent aux conséquences suivantes :

1° Il n'y a pas de différence dans la vitesse de transmission, dans les neurones moteurs et les neurones sensitifs, — nouveau fait à Tappui de Tidentité des phénomènes intimes qui s'accomplissent dans les deux catégories de neuix)nes.

2° La vitesse de propagation de Tinflux neireiii est infiniment petite, par rapport à la vitesse de transmission de l'électricité (300 000 km. à la seconde) ; par conséquent, il ne s'agit nullement de transmission d'électricité. Celte conclusion est d'accord avec ce que nous avons dit précédemment : à savoir, qu'un nerf, lésé en un point de son parcours, peut conduire l'électricité, mais ne conduit plus l'influx nerveux.

LES VARIATIONS DE L'fiXGITABILITÉ DU NEURONE 655

On a pu, par des procédés qu*il est inutile de décrire ici, mesurer la vitesse de propagation de la variation négative dans le nerf : on a trouvé qu'elle se propage avec la même vitesse que Tinflux nerveux. Elle apparaît donc bien comme OQ phénomène intimement lié aux phénomènes d'excitation du neurone.

Les neurones sont excitables, mais leur excitabilité n'estpas constante : elle est modifiée par de nombreuses influences. Si, au moyen du système neuro-musculaire, qui nous a déjà servi, on détermine soit l'intensité minima de Texcitant, pour laquelle il y a une contraction du muscle, soit la grandeur de la contraction musculaire pour une excitation constante, produisant des lecousses submaximales (voisine du seuil de l'excitaion), on obtient des renseignements sur les variations le l'excitabilité d'un neurone.

On a prétendu que Pexcitabiiité du neurone n'est pas la nêmc en ses différents points : que, notamment dans le cas lu neurone moteur, elle croît à mesure qu'on se rapproche lu corps du neurone, de sorte que l'effet visible de l'excitaion, c'est-à-dire la contraction musculaire, serait d'autant plus nrand que le point excité serait plus éloigné du muscle. Les choses se passeraient comme si l'influx nerveux augmentait, iD se propageant vers le muscle : plus le trajet à parcourir ierait grand, plus l'influx nerveux augmenterait. Ce serait ïomme une avalanche. Nous avons présenté ces propositions lous forme dubitative, car les faits sont contestés par cer- AÎns auteurs. Tous admettent des variations dans l'excitabiité des diverses régions d'un neurone. Mais tous n'admettent jMLS la loi ci-dessus énoncée, et beaucoup pensent que ces rarialionssont la conséquence de l'opération nécessaire pour nettre à nu le nerf.

Les actions mécaniques portées sur le neurone, les chocs, tes compressions et surtout les sections, en modifient l'excitat)ilité, au voisinage du point intéressé : les compressions du nerf diminuent généralement son excitabilité, les sections au X)ntraire l'augmentent en général. — Certains corps chimiques, tels que les sels neutres dilués, les acides et alcalis dilués, augmentent son excitabilité; les mômes substances en

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solutions concentrées la diminuent. Les anesthésiques,eten particulier Tether et le chloroforme, commencent par augmenter Texcitabilité des neurones, puis la diminuent et la suppriment.

Le plus remarquable des procédés qu'on possède pour modifier l'excitabilité du neurone est le courant continu électrotonisant.

Nous avons indiqué précédemment, que si l'on met en rapport un fragment de neurone de l'appareil neuromusculaire avec deux électrodes impolarisables, faisant partie d'un circuit de pile, une contraction se produit au moment de la fermeture et au moment de l'ouverture du courant; aucune contraction ne se produit pendant toute la durée du passage du courant. Mais ce courant constant, qui est sans effet musculaire sur l'appareil neuro-muscnlaire, modifie et maintient modifié, pendant toute sa durée, l'état du neurone. Le neurone est, comme on dit, en ëlectrotonus, ou en état électrotonique. — Le courant constant qui traverse le neurone est appelé courant polarisant, ou électrotonisant.

Le neurone en état électrotonique présente des phénomènes de divers ordres, dont un seul doit être signalé ici : la modification de son excitabilité. Le sens de cette modification varie, suivant que la région considérée est au voisinage de l'électrode positive ou anode, ou de l'électrode négative ou cathode. On distingue dès lors des modifications anélectrotoniques et des modifications cathé' lectrotoniques de l'excitabilité. Dans la région anodique (que ce soit entre les deux électrodes polarisantes, ou en dehors de l'anode), l'excitabilité est diminuée; dans la région cathodique (que ce soit entre les deux électrodes polarisantes, ou en dehors de la cathode) l'excitabilité est augmentée. La modification de l'excitabilité est d'autant plus grande, qu'on est plus près de l'anode et delà cathode; l'excitabilité est conservée normale, au milieu de l'espace compris entre l'anode et la cathode. Pour étudier l'excitabilité, on peut employer comme excitants, soit un courant induit, soit une fermeture

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