LES CENTRES RÉFLEXES MÉDULLAIRES
On observe des faits de même ordre, chez les mammiftres : la strychnine exagère le pouvoir réflexe, l'opium ^e diminue. Les réflexes sont exagérés, pendant la période pré-anesthésique de l'envahissement chloroforïiuque, supprimés, pendant la période anesthésique. À U suite d'une section transversale de la moelle, les réflexes sont supprimés pendant les 6 à 8 premiers jours qui suivent l'opération, ils sont ensuite exagérés. Chez l'homme, on constate une exagération des réflexes pendant le sommeil naturel ; on l'observe surtout dans cerlaines maladies médullaires (myélites transverses, sclérose en plaques, etc.).
Nous avons fait Tétude des réflexes médullaires, dans le cas particulier d'une excitation cutanée, provoquant une réaction Qusculaire, chez un animal dont l'axe nerveux a été sectionné .u-dessous ou au-dessus du bulbe. Mais il existe des réflexes, 'accomplissant normalement, chez Tanimal intact, par Tinteraédiaire de la moelle épinière. En voici quelques exemples, ur lesquels les physiologistes ont plus particulièrement Qsisté.
On a étudié, dans la moelle, un centre cilio-spinal, présidant , la dilatation de la pupille : il siège entre la 6' paire cericale et la 2* paire dorsale; il agit sur la pupille, par l'intermédiaire des 2 dernières paires cervicales et des 2 premières •aires dorsales, et des rameaux communiquants correspon- .ants, du sympathique cervical et du trijumeau. Ce centre ►eut être excité par voie réflexe, ou par voie autochtone ispbyxie).
On a décrit un centre ano-spinal, présidant aux divers états e contraction et de relâchement du sphincter de l'anus, Itué au niveau de la région dorsale : 5* vertèbre dorsale, hez le chien ; 6* et T, chez le lapin; et un centime vésico-spinal, résidant aux divers états de contraction et de relâchement u sphincter de la vessie, situé au niveau de la région lomaire inférieure. -— On a décrit des centres jouant un rôle ans le phénomène de Vérection, de Véjaculationy des mouements de Vutérus, de la sécrétion sudorale, etc.
Nous avons étudié, pour simplifier, les réflexes dans % moelle épinière anatomiquement déflnie. Mais, au
point de vue physiologique, il est des parties, situées ea avant de la moelle, dans le bulbe, dans la protubérance et dans les pédoncules cérébraux, qui appartiennent au système médullaire physiologique.
Au niveau du bulbe, les dispositions de la substance grise médullaire changent : au lieu de constituer une coloone unique, entourant le canal central de la moelle, elle se divise en 5 rameaux qui s'étalent sous le plancher du 4^ ventricule. Au bulbe, les cordons latéraux de la moelle se portent en avant, en rejetant en dehors les cornes antérieures qu'ils décapitent ; les cordons postérieurs de la moelle se portent en dehors, puis en avant, tout en restant en arrière des cordons latéraux, en rejetant en dehors les cornes postérieures, qu'ils décapitent. Ainsi sont constitués les 5 rameaux de substance grise, issus du tronc commun de la substance grise médullaire : un rameau médian qui continue la portion de substance grise médullaire entourant le canal central, c'està-dire la commissure grise et la base des deux cornes; 2 rameaux latéraux qui continuent les cornes antérieures de la moelle; 2 rameaux latéraux, situés en dehors des précédents, qui continuent les cornes postérieures de la moelle.
De la colonne grise médiane, dans la portion qui représente le prolongement du col de la corne antérieure, on voit naître successivement, de bas en haut, des fibres de l'hypoglosse (noyau postérieur), du facial, du moteur oculaire externe, du moteur oculaire commun, du pathétique, toutes fibres motrices ou centrifuges. — De la colonne grise latérale, qui représente le prolongement des cornes antérieures, on voit naître successivement, de bas en haut, des fibres de l'hypoglosse (noyau antérieur), du vague, du spinal du glossopharyngien (noyaux moteurs de ces 3 nerfs), et du nerf masticateur, branche du trijumeau (noyau moteur du trijumeau)) toutes fibres motrices ou centrifuges.
De la colonne grise médiane, dans la portion qui représente le prolongement du col de la corne postérieure, on voit naître successivement, de bas en haut, des fibres du vague, du spinal du glosso-pharyngien (noyaux sensitifs de ces 3 nerfs), de l'acoustique et du trijumeau, toutes fibres sensilives ou centripètes. — De la colonne grise latérale qui représente le prolongement des cornes postérieures, on voit naître des fibres du trijumeau.