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LES LOCALISATIONS SENS0R1BLLS

faire quoi que ce soit nécessitant une vision distincte, il ne peut lire, écrire, etc.); — des cas de scotome périphérique, ou rétrécissement du champ visuel (le sujet a Ij^ peine à se guider dans la rue et à éviter les obstacles, l^,! mais il reconnaît les gens, il peut faire tout ce qui 1^ nécessite une vision distincte, il peut lire, écrire, etc. : |a il ressemble à un homme qui aurait, au-devant des yeux, de longs tubes limitant son champ visuel) — et des cas de scotomes partiels. L'étude de ces phénomènes est encore trop imparfaite, pour qu'on la rapporte avec sûreté à une lésion occipitale, dans les cas où l'hystérie ne saurait être invoquée; mais il est vraisemblable que ces phénomènes peuvent relever d'une telle lésion.

On a signalé, chez l'homme, des cas d^hallucinatim visuelles, correspondant à des lésions occipitales irritatives, pouvant précéder l'apparition de scotomes. Le scotome scintillant peut être comparé, dès lors, à l'attaque d'épilepsie jacksonnienne ; on peut même déduire le siège de la lésion, de la région du champ dans laquelle se manifestent les hallucinations visuelles (on pourrait dire Vépilepsie visuelle), comme on déduit le siège de la lésion psycho-motrice, de la région du corps dans laquelle apparaissent les premières convulsions.

Les troubles visuels, consécutifs aux lésions occipitales, ont une répercussion remarquable sur Télat psychologique du sujet. Dans le cas de cécité accidentelle d'origine périphérique (lésion des yeux, lésions des nerfs, du chiasma, des bandelettes optiques), le sujet peut encore se représenter les objets, en évoquer l'image visuelle, et par suite s'orienter; dans les cas de cécité de cause occipitale double, plus ou moins complète, qu'on a pu observer, les sujets avaient perdu la faculté d'évoquer l'image visuelle (mémoire visuelle) des objets qu'ils connaissaient, et par suite la faculté de s'orienter.

On observe des faits semblables chez le chien. L'animal auquel on enlève les 2 yeux peut, sans peine, s'orienter dans les lieux qui lui sont connus; il monte un escalier, il entre

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<lao8 M niche, en sort, etc. ; rsnimsl auquel on eolève lex âcorcea occipitales semble avoir perdu le souvenir des lieut qui lui Ëtaient connus; il ne peut rentrer dans sa niche, monter l'escalier, etc.; toutefois, au bout (]e quelques semaines, l'anima] parvient de nouveau il s'orienter; on admet que c'est grAce k l'éducation da sens du tact et à ta subslitution des images tactiles aux images visuelles.

m Un lobe occipital étant mis à nu {la dure-mère enlevée}, chez un chien, si on promène à sa surface des électrodes mousses, distantea de 2 à 3 millim. et communiquant avec les pâles d'une bobine d'induction, on observe les faits suivants ' : — Si on place les électrodes sur la partie postérieure de la circonvolution U (voir Jlg. 26) de l'hémisphère droit, p. ex., on constate des mouvements associés des yeux : ils se dirigent du cfité opposé à l'hémisphère excité (à gauche dans le cas choisi) et en haut; — en même temps les paupières supérieures se soulèvent et les pupilles se dilatent. Les choses se passent comme si le chien regardaîlun ob^t situé à gauche et en haut. — Si on déplace les électroSes le long de la circonvolution II, d'arrière en avant, on constate que les mêmes phénomènes oculaires se produisent, mais de moins en moins marqués, à mesure qu'on se rapproche du centre o du cercle A. — Si on place les électrodes en o, on n'observe plus de raouva-

DOD anesihésiit, noa morphiaé. ayant seulemetu reçu pendant la dorés de la préparnlion, uao quaciitiS miaime d'éthsr ou de chlDroforme ; — U faut qao la pri^paratioa «il éxi faite lanB bémorrigie, sans coutn-

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ment des yeux en haut et à gauche; on: note simplement un léger mouvement de convergence des yenix, ' comme si le chien (dont les 2 axes visuels sont forte- . ment divergents). fixait avec les 2 yeux un .objet situé • devant. lui. 7- Si, partant de 0, on déplace les électrodes d*arrière en avant, le. long de la circonvolution il,iOU voit les yeux se diriger du côté opposé à Thémisphère excité (à gauche, dans* l'exemple choisi) et en bas, et cette déviation s'accentuer, à mesure qu^on s'éloigne de 0 et qu'on se rapproche de la ligne a? y. — En avant de cette ligne, l'excitation de la. surface xîérébrale ne produit plus de mouvements associés des yeux ; en F, elle détermine, il est vrai, des mouvements de ToBil du côté opposé, mais ces mouvements, limités à un seul œil, n'ont pas la signification de ceux que nous venons d'analyser, — Si on promène les électrodes sur la su^ face du cerveau, de, dehors- en dedans, au niveau du cercle A, suivant m p, on constate que l'excitation de la circonvolution II| détermine un mouvement horizontal des yeux, vers le côté opposé à l'hémisphère excité (à gauche, dans l'exemple choisi), d'autant moins accentué que les électrodes sont plus voisines du point 0^.

L'excitation des faisceaux blancs soiis-jacents aux régions grises considérées, détermine les mêmes mouvements.

Nous avons dit précédemment comment la rétine oculaire se projette sur l'écorce cérébrale, les points inférieurs de la rétine oculaire, c'est-à-dire les poyats sur lesquels se fait l'image des objets situés en haut, se projetant sur la partie postérieure du lobe occipital. Op, l'excitation de cette partie postérieure du lobe occipital détermine un mouvement d'élévation des. yeux et de la paupière supérieure, identique.à celui que ferait le]chien, pour fixer avec l'œil du côté opposé au lobe occipital excité, un objet faisant son image sur le point rétinien correspondant au point occipital excité*. On est ainsi

1 . Les mouvements do latéralité observés sur - le chien, dans ces expériences, tiennent à ce que, chez lui, les axes optique et géomëtriqae

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Conddt à admettre que l'excitation électrique d'un point du. lobe occipital, est équivalente à Texcitatiôii lumineuse du point , rétinien correspondant, , car on -tourne instinctivement les yeux, sans que la volonté intendenne, vers un point' lumineux qui apparaît brus- Cernent dans le champ visuel.

- Chez certains- animaux, et notamment -chez le singe et chez le pigeon, on a provoqué, par l'excitation d'un lobe occipital, des mouvements combinés des yeux, de la tête et du cou, comme on en déterminerait, chez l'animal normal, en, faisant apparaître brusquement une grande lueur dans le champ visuel.

L'analogie est frappjante entre la sphère visuelle occipitale et la sphère motrice fjoljandique : ici et là, une excitation électrique a produit un c'ëi'tain mouvement; ici et là, rexcitsltliû^ deô parties blanches ^sous-jacentes détermine les ménies réactions motrices que cief te ^es parties grises qui les recouvrent; id et là, les sphère excitées sont des sièges d'impressions sensorielles (tactiles et musculaires, ou visuelles); ici et là, la narcose supprime la réaction motrice, avec cette dif- ■férence^, qu'il sufût d'une narcose minime, pour supprimer, la réaction occipitale, et qu!il faut une narcose profonde, pour supprimer la réaction rolandique; ici et là, des lésions irritàûves peuvent déterminer des hallucinations sensorielles (fourmillements et crampes pré-épileptiques — scotomes scintillants)^

Nous avons dit que les mouvements d'un œil, provoqués par l'excitation de la sphère oculo-motrice correspondante F, n'ont pas la même signifîcation physiologique que les mouvements associés des yeux, provoqués par l'excitation de la sphère occipitale A. — En portant l'excitation dans la sphère F, on a pu, chez le chien et surtout chez le, singe, déterminer dés mouvements de fermeture ou d'ouverture des paupières de l'œil opposé, des mouvements de rotation du globe de rœil, une dilatation ou un rétrécissement pupillaire du côté opposé, etc. Ces mouvements sont rigoureusement limités à l'œil du côté opposé à l'hémisphère excité. C'est là une diffé-

do l'œil sont extrémemont différents : pour fixer un point situé en avant, le cbion doit diriger en dehors, l'axe géométrique do l'œil qui fixe.

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rence fondamentale avec les mouvements provoqués par Texcitation de la sphère occipitale : ceux-ci sont toujours bilatéraux. — Les deux sphères occipitale et rolandique n'acquièrent pas simultanément leur excitabilité, chez les jeunes animaux. Chez les jeunes lapins et chez les jeunes chats de 2 jours, les 2 sphères sont inexcitables; au 10* jour, la sphère rolandique est excitable, la sphère occipitale ne l'est pas; la sphère occipitale n'est pas excitable avant le 15* jour. Chez le cobaye, elle est excitable au 5* jour; chez le chien, du 25* au 30* jour; chez ces deux espèces, la sphère rolandique est, comme chez les précédentes, excitable avant la sphère occipitale.

Ce n'est pas par l'intermédiaire des sphères rolandiques que se font les mouvements des yeux, à la suite de l'excitation du lobe occipital. — En effet, si on pratique des entailles profondes de la substance grise, qui s'étend entre les 2 sphères occipitale et rolandique, on peut provoquer les mouvements associés des yeux, par l'excitation de la sphère occipitale. - En effet, si on excite la sphère occipitale, jusqu'à production dèf fatigue (les mouvements des yeux cessent de se produire), on peut provoquer, encore & ce momiétit, des mouvements dans l'œil opposé, par excitation de lèt ^faère rolandique.

On a signalé, chez le chien et chez le singe, un centre oudiHf siégeant, chez le chien, au niveau de la circonvolution III, fig. 26. La destruction de ce centre abolit l'audition dans l'oreille do côté opposé; on s'en assure, en observant le chien, qui a subi la destruction de ce centre à droite, et la destruction de l'oreille droite : l'animal est complètement sourd. L'ablation des deux centres auditifs détermine une surdité absolue et définitive.

L'excitation électrique de ces mêmes centres détermine des mouvements de la tête et du pavillon de l'oreille, correspondant à ceux que fait l'animal normal, pour écouter un bruit qui vient de se produire brusquement.

L'étude de ce centre auditif n'est qu'amorcée; on peut pré* voir que son histoire sera calquée sur celle du centre visuel.

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