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Toutefois, ces trouble» ne sont pas absolument définitifs : si on conserve les pigeons, pendant plusieurs semaines, ou mieux pendant plusieurs mois, on voit se produire une restauration plus ou moins parfaite de l'équilibration et de la coordination des mouvements, l-b
Chez les mammifères, la division complète du cervelet | ^ en 2t moitiés symétriques par une incision antéro-posté^ rieure, pratiquée dans le plan médian, ne provoque que des troubles extrêmement peu accentués de Féquilibration. Il en est de même, si on fait 2 lésions latérales absolument symétriques. •
Les lésions unilatérales (ou asymétriques) déterminent au contraire des troubles graves. Quand les lésions siègent au niveau du lobe médian, il se produit une incurvation du corps, soit en avant, soit en arrière, et parfois même des culbutes (quand les lésions sont profondes) ; — il se produit de simples troubles de la marche et des mouvements associés, sans, aucune paralysie ou parésie musculaire (quand les lésions sont superfi^ cielles) : Tanimal ressemble à une marionnette vivante. Quand les lésions siègent au niveau des lobes latéraux, elles produisent des phénomènes d'autant plus accentués, qu'elles, sont plus plongeantes et plus voisines des pédoncules cérébelleux. On observe, dans le cas de lésions superficielles,. une tendance à tomber du côté lésé; dans le cas de lésions profondes, une chute sur le côté lésé et une rotation autour de Taxe longitudinal du corps : la station, et a fortiori la marche,, sont absolument impossibles.
Dans le. cas d'ablation totale, rigoureusement symétrique du cervelet, chez les mammifères, on note, conmie chez les oiseaux, des troubles de la marche etdel'équi' libration : Tanimal s'affaisse sur ses jambes, se traîne sur le. sol, chancelle quand il veut marcher, titube et tombe fréquemment ; pour se maintenir en équilibre, il doit écarter les pattes au maximum.
En. étudiant les manifestations successives, présentées par un mammifère privé de son cervelet^ on peut dis-
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Imgaer deux phases successives : dans une première phase, pendant laquelle les phénomènes 'd*e3(citation opératoire s'ajoutent aux phénomènes de déficit, on note une incoordiation motrice absolue ; — dans une seconde phase^ leç phénomènes s'améliorent, mais on note un manque de. fermeté, d'énergie et de mesui^è dans les Contractions musculaires : on dit qu'il y n.ataxie céfébeU levîse.
Tous ces phénomènes peuvent d'ailleurs considérablement s'amender, et l'animal peut finir par recouvrer son équilibration et sa coordination motrice normales. .^ , . « • • ' . ' • . • • • ^ • • '
On a prét^endu, autrefois, que le cervelet joue un rôle important dans la- sensibilité générale. Cette afOrmation est en flagrante contradiction, ^vec tout ce qu'on observe, chez les animaux açérébeliés, et chez les malades à lésions cérébelléyse^. L'intelligence, la volonté, la sensibilité, sous toutes leurs formes, sont absolument intactes.
■ On a prétendu, autrefois, que le cervelet présente quelque rapport avec le sens génésique. II est vrai que la copulation est rendue difficile, et souvent même impossible, par Tincoordination motrice» des açérébeliés; mais elle s'accoip pi it. normalement, quand ces troubles moteurs se sont amendés (le fait a été observé pour le coq).
En pathologie humaine, on a noté, dans certains cas de lésions cérébelleuses, des troubles qui concordent assez bien avec ceux qu'on observe chez les animaux, à la suite de lésions ou d'ablations du cervelet. 11 convient, bien entendu, de ne retenir que les cas typiques, ceux dans lesquels la lésion n'intéresse que le cervelet, et ne peut agir sur les organes voisins en les comprimant. On constate des troubles de V équilibration, se produisant quand le sujet marche, quand il se tient debout, quand, assis ou couché, il se lève debout. La marche est celle d'un homme ivre; le sujet progresse les jambes écartées, le corps se balançant de droite à gauche, risquant à chaque instant de tomber en avant ou en arrière; il hésite à soulever les jambes au-dessus du sol, pour ne pas perdre l'équilibre, et dès lors, il marche en exécutant un mouvement oscillatoire du bassin à peu près caractéristique. La maladie progressant, les symptômes s'aggravent; les titubations, les oscillations exagérées, rendent