LE TERRAIN D'ACCOMMODATION
périphériques, et perd ainsi son élasticité. A 25 ans, il y a déjà un noyau central dur ; à 75 ans, le cristallin est fixé pn totalité, et complètement insensible à l'action du muscle ciliaire.
On remédie à la presbytie par une lentille convexe, suppléant à Tinsuffisan ce d'accommodation. A 40 ans, le pouvoir accommodateur est de 4 dioptries; pour permettre à l'homme de 40 ans de voir à 7 cm., il faut une lentille de 10 dioptries : grâce à cette lentille, l'homme de 40 ans a le même ponctum proximum que l'enfant de 10 ans.
Dans le cas d'un œil amétrope, le pouvoir accommodateur est le même que dans le cas d'un œil emmétrope, chez des sujets de même âge. Mais, par suite de ramétropie, les limites de la vision distincte, avec et sans accommodation, le terrain ^accommodation est différent.
Un emmétrope de 30 ans voit, sans accommodation, de oo à 65 mètres, et en accommodant, de 65 mètres à 14 centimètres ; il dispose d'un pouvoir accommodateur de 7 dioptries; son terrain d'accommodation est compris entre 14 cm. et 65 mètres; son terrain de vision entre 14 cm. et <». A 75 ans, l'emmétrope ne voit plus distinctement en deçà de 65 mètres : il a autour de lui un vide visuel de 65 mètres.
iJn myope de 30 ans, — supposons une myopie de 1 dioptrie, (^est-à-dire que le myope ait un œil équivalent à un œil emmétrope, muni d'une lentille convergente de 1 dioptrie, — dispose de 7 dioptries pour l'accommodation; son ponctum remotum est à 1 mètre de l'œil, son ponctum proximum à 12*",5. Le terrain de vision et le terrain d'accommodation sont compris entre 12'"",5 et 1 m. A 75 ans, ce myope ne voit plus distinctement que les objets situés àl mètre de son œil ; le monde visuel n'existe plus pour lui, qu'entre 2 sphères très voisines l'une de l'autre, et ayant des rayons de 1 mètre environ.
Un hypermétrope de 30 ans, — supposons une hypermétropie de 3 dioptries, c'est-à-dire que l'hypermétrope ait un œil équivalent à un œil emmétrope, muni d'une lentille divergente de 3 dioptries, — dispose de 7 dioptries pour l'accommodation; pour voir à l'infini, il accommode de 3 dioptries; il dispose encore de 4 dioptries, lui permettant de voir à 25 cm., par accommodation maxima. Son terrain d'accommo-
dation et son terrain de vision sont compris entre 25 cm. et 00 . A 75 ans, l'hypermétrope ne voit plus rien distinctement; il ne voit même plus rien, beaucoup plus tôt, dès que son pouvoir accommodateur est moindre que son hypermétropie.
Nous avons parlé uniquement de vision distincte, dans laquelle Timage d'un point est un point sur la rétine. Biais la vision est encore possible, floue sans doute, quand, à on point, correspond sur la rétine un petit cercle. Il n'y a pas de limite précise entre le terrain de vision et le terrain de non-vision ; entre les deux, existe un terrain de vision confuse.
Vacuité visuelle est le pouvoir que possède l'œil, de dis* tinguer 2 objets distincts. C'est, à la fois» une fonction de l'appareil dioptrique et une fonction de la rétine. Elle a comme condition, qu'à un point lumineux, corresponde une image ponctiforme sur la rétine, et cette condition dépend de l'appareil dioptrique; elle dépend, en outre, de la rétiiie et de la région de la rétine, sur laquelle se fait l'image, car 2 images rétiniennes distinctes objectivement, ne donnent pas nécessairement 2 images psychiques distinctes.
Viris est un diaphragme : 1° il élimine les rayons marginaux et empêche les imperfections de l'image rétinienne ; — 2° il règle la quantité de lumière qui pénètre dans Toeil. Son orifice, la pupille, a des dimensions variables, grâce à l'existence d'un double système de fibres musculaires : des fibres musculaires, constituant le sphincter de la pupille, innervées par le nerf moteur oculaire commun; des fibres radiées, constituant le dilatateur de la pupille, innervées par le sympathique.
Si on sectionne le nerf moteur oculaire commun, il se produit une dilatation pupillaire peu considérable; — si on excite le bout périphérique de ce nerf, il se produit une constriction pupillaire intense.
Si on sectionne le sympathique cervical, ou si on arrache le ganglion cervical supérieur, ou le ganglion cervical inférieur, ou le ganglion i^' thoracique, il se produit une constriction pupillaire peu considérable; si on excite le sympathique cervical, ou la branche anté-