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LE SENS DU TOUCHER

Quand on plonge le doigt dans un liquide (eau, mercure, etc.), la sensation de pression est tout particulièrement perçue au niveau de la surface du liquide; la partie du doigt immergée subit une pression égale en tous ses points; la partie du doigt située au niveau de la surface subit une pression différente, selon qu'on la considère un peu au-dessus et un peu au-dessous de la surface : il se produit une sensation de constriction, qui se déplace, quand on enfonce le doigt, ou quand on le retire.

La sensation de contact peut changer de nature : on distingue fort bien du bois, un métal, un corps gras, un liquide, un souffle, un corps rugueux, un corps poli, etc.

L'intensité de la sensation est accrue, quand retendue de la région impressionnée augmente (la pression restant la même pour une même surface) ; elle est accrue, quand la pression augmente (la surface de contact restant la même).

La sensibilité tactile varie d'une région k l'autre : on a déterminé le poids minimum, capable de provoquer une sensation de contact, quand il repose sur une surface cutanée de 9 millimètres carrés : on a trouvé :

Au front, aux tempes, au nez et aux joues i 3 mmgr.

A la paume de la main 3 —

Aux paupières, aux lèvres, au ventre 5 —

A la face palmaire de l'index 15 —

La finesse de la sensibilité tactile diminue régulièrement, des doigts au coude ; elle est plus grande à la face palmaire qu'à la face dorsale de la main, plus grande au bord radial qu'au bord cubital du bras.

Quand 2 régions de la peau se touchent, la sensation de contact est perçue au niveau de la région la plus sensible.

L'acuité du tact (pour les sensations de contact, tout au moins) peut se mesurer par la distance à laquelle peuvent être rapprochées 2 pointes, appliquées sur la peau, sans donner une sensation unique : des appareils appelés a?st/iésiomètrc8, compas sçéciaux, permettent de

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