SENS DU TOUCHES
Les sensalione lacliles sont provoqui^es par des actions mécaniques (contact, pression, traction) s'exer- Sant sur ta penu, ou sur les muqueuses.
Si UD corps solide repose sur la peau, la pressioa qu'il exerce sur une stirface déterminée de la peau, varie avec son poids, la surface d'application restant conslanle. Pour une pression înllniment petite, il n'y a pas de sensation, mais si on augmente progressivement la pression (c'est-à-dire le poids du corps), il arrive un moment oii quelque chose est perçu : on dit alors qu'il y a, pour cette valeur minime de la pression exercée, sensation de contact; si on augmente encore la pression, la geneation prend un coracti-re nouveau et devient sensation dépression; enfin, pour des valeurs très grandes de la pression, il se produit une sensation de douleur.
Ces 3 catégories de sensations sont bien distinctes, car un peut les dissocier dans certains cas ; ainsi, seule la sensation de douleur est perçue, même pour des prèssions faibles, par la peau dont l'épiderme a été enlevé par un vésicatoirc; ainsi, seules les sensations de douleur et de pression sont perçues, au niveau des cicatrices avec deslruclion de la cuuclie papillaire du dercoe.
La pression exercée sur la peau peut être répartie uniformément (comme c'est le cas pour un liquide), ou irrégulièrement (comme c'est le cas pour un corps solide). Dans ce dernier cas, les sensations tactiles sont particuIiÈreraent nettes et précises : on sent mieux un corps rugueux qu'un corps poli; le doigt, recouvert d'un enduit de paiafline molle, se moulant sur les objets touchés, ne fournit qu'une sensation ëmouasée. L'inégalité de la pression, aux ilivei's points de la peau, paraît donc Ûtre une condition favorable à la sensibilité tactile; en fait, on trouve des ci-éles papillaires multiples, dans les parties de la peau plus spécialement adaptées au toucher.