‹ Êléments de physiologie. v.2Chapitre 101 sur 136 · ROLE ANTITOXIQUE DE LA PEAU · texte numérisé non relu

ROLE ANTITOXIQUE DE LA PEAU

Lous les viscères abdominaux, Ces désordres sont bien dus aux propriétés toxiques Ja sueur et non, comme le soutient Brieger, à une infeclion accidentelle, car la deur reste toxique après sa stérilisation par la chaleur, et les doses non toxiques ne isent aucun désordre (Arloïng).

I est donc évident que la peau concourt à ln dépuration de l'organisme, ol si on les chiffres de M. Arloing, la sueur sécrétée en vingt-quatre heures suflirait à un homme de 65 kilogrammes. 4 vernissage de la peau. — Ün à ossayé de juger les fonctions de la peau en upprimant. À cet offat, on recouvre le tégument d'un enduit imperméable (huile, row) et on suppose qu'entre autres effets, l'opération empêche l'élimination des

éliminés par la peau. Les faits récemment apportés par M. Arloïng paraissent lier celle hypothèse; mais, pour en démontrer complètement la justesse, il rail établir, d'une part, que le vernissage entraine réellement la suppression des sécrétions cutanées et, d'autre part, qu'il ne produit que ca résullat. Or les effets lu nixsage sont Lrès complexes; ils ont suscité bien des interprétations et Ils mé= , par conséquent, une analyse particulière, 1838 que Fourcault a démontré, pour la première fois, que les animaux dont a été rovôtue d'un enduit imperméable ne tardent pas à succomber, Peu Bouley expérimentait sur des chevaux et les voyait mourir neuf à dix jours vernissage. Ce dénouement, considéré comme fatal dans toutes les de nombreuses explications qui peuvent être embrassées dans trois théories, de l'asphyzie, émise par Bouley et accoplée avec quelques variantes par et par Béclard, n'e plus qu'une valeur historique. Non seulement les combus- | respiratoires ne sont pas amoindries par le vernissage, mais, comme nous vu (page 479), elles subissent une exagération considérable, La théorie du repose sur deux faits précis, solidaires et absolument constants : le ment des animaux vernis él l'augmentation du rayonnement cutant. Elle a d'abord par Valentin el adoptée par Becquerel Breschet, par Lasche: Lomikowsky, François Franck, etc, La thcorie de l'intorication consisti Leu que l'empoisonnement des animaux vernis est dû à la rétention de certains toxiques de la nutrition. Edenhuizen attribue celte intoxication à la rétention que ; Lang admet une intoxication urémique consécutive à l'altération incapables de suflire à l'activité exceptionnelle où les oblige l'abolition des ns cutautes. Enlin les roprésentants les plus autorisés de la doctrine médicale (Bouchard, Chardn) n'hésitent pas. à admettre la théorie de intoxication, Ts sur la nature des principes toxiques incriminés. rie de l'inanition. — Nos propres recherches, dirigées sur le lapin et sur la nous cal condoit à admettre que les animaux vernis meuroni de faim. Cette repose sur la considération des faits suivants : combustions respiratoires el le rayonnement calorifique augmentent de (00 environ, chez les animaux vernis; cet aceroissement réclamerait une imtation proportionnelle dans les dépenses alimentaires, dépenses n'ont pas la mesure nécessaire et ne suffisent pas aux besoins de la {hermique, puisque Les animaux vernis subissent un rels meurent refroidi

L Rate pas la cause de la mort, car il n'a pas un degré inva= n'atleint pas nécessairement les limites incompatibles avec la vie, Les “extrêmes constatées au moment de la mort, sur nos animaux, ont été,

le Pau minimum o 46°,4 au maximum. Or, si, dans le premier cas, on peut. ie que le mort est due au D Rs n'en est plus de même pour le

RÔLE ANTITOXIQUE DE L'INTESTIN ET DU POUMON. Eu

naiss une dernière question s0 pose : pourquoi Les animaux vernis ne mangentils pas? l Een toujours loisible de soutenir que celle anorexie prosque complète est due à auto-intoxication; mais dans cette hypothèse, il devient impossible d'expliquer quoi les chiens vernis à l'huile ne suecombent pas. En fait, Lou les chiens que us avons observés el vernis dans les mêmes conditions que le lapin ont résisté aux du vernissage en mesurant leur alimentation sur l'excès de leur déperdition que et de leurs combustions, Il est pourtant évident qu'une couche d'huile pro ses effets physiques et mécaniques aussi bien sur la peau d'un chien que sur eelle d'un lapin. EL si alle agissait on empêchant l'élimination de cortaines subétances ciques, elle déterminerait la mort, par le même mécanisme, dans un cas comme l'autre. Un voit que la question soulève encore bien des problèmes. brülures. — Essayer de juger les fonctions de la peau parles effels des brôluros ues serait une élrange entreprise. Les brûlés ont lant de raisons dé mourir qu'il puéril de ratiacher leur mort à la suppression des fonctions cutanées, et nous savons plus les noms de ceux qui ont accueilli celte explication extraordinaire, 11 parmi les troubles multiples qui accompagnent les brûlures, quelques mtacent À à l'influence de prineipes Loxiques. Mais la présence de ces principes due à l'incapacité fonctionnelle de la peau. Ce sont des produits formés doïrement, soit qu'ils résultent de l'allération des éléments du sang directement ts et détruits par la brûlure, soit qu'ils dévivent des troubles de la nutrition chez és. Reiss à démontré la grande losicilé des urines après les brûlures, et il À certains produits de la combustion brutale des tissus, produits qu'il con. comme des substances aromatiques du groupe de la pyridine. prés Kianicine, on peut extraire des liseus dun écial qui ne se rencontre que chez les brûlés eL qui vie cellulaire, En somme, ce que l'on sait le mieux sur celte question, c’est que es des brûlés sont éminemment toxiques (Boyer et Guinard}, mais que ce supnt de toxicité n'a aucune relation avec les fonctions de la peau.

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