‹ Êléments de physiologie. v.2Chapitre 100 sur 136 · ROLE ANTITOXIQUE DES REINS · texte numérisé non relu

ROLE ANTITOXIQUE DES REINS

Mais l'épreuve physiologique de l'uriné ne renseigne pas rigoureusement sur sa ité vraie. Elle donne la mesure dé la toxicité globale. Selon la remarqué de

M. Claude ct Balthazard (1800), celle-ci embrasse la toxicité vraie due à la présence subslances chimiques et la toxicité résullant du défaut d'isotonie entre l'urine et

vides de l'organisme. Lesurines ont, comme nous l'avons vu, une lension osmo-

de beaucoup supérieure à celle du sérum. [len résulte une influence nocive qui

à la toxicité réelle et que les auteurs précités désignent sous le nom d'osmo-

et Balthazard se sont préoccupésde mesurer les elfels de l'osmotoxicité et de

sa part. 1 suffirait pour cela de diluer l'urine jusqu'à ce que sa tension osmodevienne égale à celle du sang et d'éprouver ensuite la taxicité de l'urine isoto- Nousne pouvons suivre les auteurs dans Los essais qu'ils ont poursuivis de ce côté nous bornérons à constater que, si leurs expérienceset leurs calculs sont

la part de l'osmotoxicité serait environ de 25 p. 100. Mais si grande que soit part, son intervention ne saurait troubler gravement les lois de la Loxicité uri-

+. Quoi qu'il en soit, lé problème qui s€ pose pour le physiologiste où le médecin pas précisément de déterminer la puissance toxique d'un échantillon d'urine. Ce

orte, c'est de savoir si un sujet déterminé produit et élimine beaucoup de pol-

ts, c'est d'évaluer l'intensité du foyer toxique représenté par un homme ou un animal. IL out d'abord arrêter le choix d'une bonne unilé de mesure et fixer le lan-

M, Bouchard a répondu à ce double desideratum de la manière la plus satisfai- Avec l'éminent professeur, on appelle urotoxie l'unité dé toxicité urinaire, e’est-à-

re la quantité d'urine nécessaire el suffisante pour tuer un kilogramme de lapin. Le uratorique exprime la quantité d'urotoxies produites en vingt-quatre heures llogramme d'animal. Soit, par exemple, un homme de 00 kilogrammes donnant igtquatre heures 4 200 grammes d'urine. Si 50 centimètres cubes de cetle urine

un Kilogramme de ago, urine des vingt-quatre heures contient 20024 uro-

Le sujet pesant 60 kilogrammes, chaque kilogramme produit 25 0,04 urole, et ce dernier chillre mesure précisément le coefficient urotoxique du sujet à ve. On voit qua, pour attoindre La mosure légitime et complète de la toxicité

aire, l'épreuve de cette toxicité doit porter sur l'urine des vingt-quatre heures. iple précédent répond à la moyenne des déterminations proies sur l'homme Let on en peul tirer une conséquence intéressante, On a vu qu'un homme de i mes donne, dans les vingt-quatre heures, une quantité de substances Loxissuflisante pour luer 2% kilogrammes de matière vivante. Pour luer Je même de 60 kilogrammes, il suflirait des poisons éliminée par les urines de cot homme à un temps Ggal AVE — 60 houres, soit doux jours ot demi, mettons eux ou rois F3 ne pas donner l'illusion d'une précision irréalisable en ces sortes de choses. si incertaines que soient les évaluations précédentes, elles suflisant à montrer

e du péril attaché à l'interruption des fonetic urinaires pouvait être complète, elle donnerait la 1héorio do l'urémie ot de urémique qui accompagnent l'imperméabilité du rein. Les recherches de ed ont fait faire un grand pas à cette question, et nous devons en dire mots.

de in toxicité urinaire. — Or, la toxicité de l'urine ne saurait étre À aueune des subsinnces révélées dans ce liquide par les procédés accoutul'analyse, et pouvant être isolées à l'état d'espèces chimiques nettoment

lon résulle des épreuves dirigées sur les divers principes connus de quels on a pu attribuer les propriétés toxiques de ce liquide,

nn

470 FONCTION ANTITOXIQUE.

Les variations pathologiques de la toxicité de l'urine ne paraissent pas obétr à une direction bien précise, et nous garderons sur ce point une prudente réserve. On ait pourtant quela Loxicité urinairs eston raison invorse de la perméabilité rénale ct que sa mesure peut servir de critère pour juger de l'état des reins. On Lrouverait d'aîlleun des Indications du mème ordre dans la délermination du point dé congélation de l'urine (voir page 424). Encore faut-il remarquer que, sur ce polnl, les avis des médécins sont très partagés.

Par contre, il n'existe aucun doute sur la toxicité particulière des urines dans Tee maladies carnclérisées par uno dénntrition el un amaigrissement rapides, eommele diabète ou litère. L'accroissement de ln toxicité dans ces cas est dû À re est mise en liberté par la résolution de l'albumine vivante et entraînée dans là urines. C'est ainsi que les choses se passent encore chez les animaux dont l'inanftion esl abrégée pur des causes exceptionnelles de dépense, et sur lesquels le mouvemeñl de l'hisiolyse s'exagère pour alimenter cette dépense, Tels sont les lapins rasés privés d'aliments ou ceux dont La peau & été revêtue d'un enduit imperméable.

ROLE ANTITOXIQUE DE L'ÉMONCTOIRE CUTANÉ.

Les médecins el le vulgaire croient volontiers que la peau est une voie | ouverte à l'élimination de certaines substances nuisibles ot que la suppression dé ses fonctions entraine des accidents toxiques. Les physiologistes inclinent à une préonp \ tion Loue différente. Il est vrai que la peau élimine les paisons contenus dans la sueur, nolamment des acides gras el des bases volaliles ; mais ces principes sont très rürea et on pout présumer que si leur élimination no pourait se faire par la pu, ils trouveraient ailleurs une voie de sortie,

Toxicité de la sueur. — Avant de prendre parti, il importe do résoudre van poini de fait. La sueur est-elle toxique ?

On ne possédait jusqu'ici que des résullats rares ot contradictoires, ok AU logisies, qui niaient, en général, la Loxicité de la sueur, trouvaient les de leur cerlitude dans l'extrôme dilution des principes spéciliques de ce liquide,

M. Arloïng a repris la question, et ses expériences, qui paraissent fi ont mis hors de doute la toxicité de la sueur. Cabitto ot Mavrojanis obtenu des résultats positifs. Ces résultats dépendent évidemment de Tatehnique adoptée pour recueillir la sueur, et ee point prend ainsi une grande imporlante

Pour obtenir de grandes quantités de liquide on peut, à l'exemple de M Arloinge solliciter par l'exercice une abondante sudation sur un sujet porteur d'une flanelletrés propre et traiter cette flanelle de manière à en obtenir l'extrait aqueuxe Unomoyet plus direct, ot également employé par M. Arloing, consiste à déterminer la eudntion pur l'emploi de l’étuve sèche. Le sujet se place dans l'étuve après avolr pris un bin et récolle sa propre sueur à l'aide d'une éponge qu'il exprime dans un fcon:

Obtenue dans ces conditions, la sueur lue à la dose très faible de 20 à 25e timètres cubes par kilogramme de lapin. Pour Cabitto, la dose mortelle serait 4% centimètres cubes ; elle s'élève à 65 ou 75 centimètres cubes danses expérientes de Mavrojanis et de Charrin. Ces inégalités s0 raitachent, sans aucun doule,aur différences dans ln technique adoptée par les divers expérimentateurs.

Les troubles produits par la sueur administrée en injection intravoincnss sentis manifestes chex le chien, où ils déterminent un empoisonnement suratgtt Ml l'évolution embrasse une durée de quinze à trente heures, Îls se traduisent, tremblements, de l'hyperthermie, des vomissements, de la diarrhée, La resptralion et pelite el accélérée; le pouls devient bientôt filiforme ; les extrémités se refroïdistenLe l'animal meurt dans un état de prostration extrême avec une tompératura cite Inférieure à la normale. À l'aulopsie, on observe une congestion plus ou moins rite

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