ACCROISSEMENT DES COMBUSTIONS RESPIRATOIRES PENDANT LE TRAVAIL
La même méthode a été employée par un certain nombre d'auteurs,
Sezelkow, Schôfler, Frey, Gruber, ete,, mais il ne nous semble pas qu'elle ait
été ailleurs plus fructueuse que dans les recherches de Chauveau et Kaufmann, grâce aux nombreuses précautions prises par les expérimentateurs pour assurer l'oxuctitude des résultats.
Et d'abord, il convenait de se placer dans les conditions de l'activité normale et régulière des muscles, M, Chauveau s'est adressé pour cela au masséter et au releveur de la lèvre supérieure du cheval, c'est-à-dire à des muscles dont
on peut aisément éveiller l'activité spontanée ct provoquer le fonctionnemont | normal, en faisant manger l'animal.
Pour que les résultats des analyses fussent exactement comparables, les prises du sang veineux et du sang artériel étaient faites simultanément. On a ainsi la certitude que los changements subis pur la composition des gaz du sang se rattachent exclusivement à là respiration intra-musculaire. Mais cos «changements ne sont pas le seul élément de la détermination poursuivie, k ès de CO* et le déficit d'oxygène trouvés dans le sang véineux ne mesurent seuls l'intensité des échanges intra-musculaires, IL y faut joindre le débit vaisseaux explorés. La vitesse de la circulation s'exagère, en effet, beauup pendant le travail des muscles, et pour donner l'expression des échanges sous l'influence de l'activité spontanée, Les résultats de l'analyse des gaz ent être multipliés par l'aceroissement de la vitesse du sang dans les uscles actifs.
Expériences sur le masséter du cheval, — Les expériences suivantes faites le masséter vont rendre tout cela très sensible, On s’est borné ici à faire la des gaz mis en œuvre par le muscle pendant le repos et pendant le tra- Voici les moyennes de trois expériences :
0 + CO? = 20m), DE 60 2 arm À pour 1001 de sang.
0 et CO? désignent, bien entendu, l'oxygène perdu par le sang artériel et acide carbonique gagné par le sang veineux. À ne considérer que ces chiffres, semble que le travail n'apporte aucun changement sensible dans la valeur
s échanges gazeux. Mais sous l'influence de la mastication, la cireulation du
1e devient trois fois plus abondante que pendant le repos. L'intensité
des échanges devient donc : O+-CO* 3,18>< 3— 69,64, soit une
on musculaire 3,4 fois plus intense.
L riences sur Le releveur de La lévre supérieure. — Les résultats obtenus le releveur de la lèvre supérieure ont une grandeur inattendue et témoi- & d'une intensité singulière dans le mouvement chimique qui accompagne ité fonctionnelle du muscle. Ils sont en même temps plus complets ot kde déterminer la valeur absolue des échanges gazeux. On à pris eneffet, de déterminer avec exactitude le débit de la circulation dans le pendant le repos et pendant le travail. Cette détermination est ici en raison de ce fait que le releveur de la lèvre supérieure n'est en général, que d'une seule veine efférente; il suffit donc de mesurer ité de sang qui s'écoule, en un temps donné, par cette veine ouverte, avoir l'intensité de l'irrigs sanguine. En rapportant les résultats à té de temps et de poids, on obtient le coefficient de l'irrigation sanguine
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