A: — PENDANT LA SYSTOLE
Ces phénomènes doivent être examinés successivement dams les trois grands moments qui composent une révolution complète.
La systole auriculaire est remarquablement brève et brusque. Au moment de, sa produetion, les orefllettes durcissent, se couvrent de rides qui trahissent la direction des faisceaux musculaires, et diminuent de volume parce qu'elles se vident de leur contenu, Les auricules se rapprochent par leurs pointes et: tendent à embrasser Le faisceau artériel qui émerge de ln buse du cœur,
La systole ventrieutatre se fait remarquer par son énergie et sa durée ; elle, entraîne dans la masse des ventricules des changements soudains très remaus quables. Le durcissement du muscle cardiaque est particuliérement saisissant, et quand on l'explore par le toucher, sur le cheval, on recucille l'impression d'une rigidité quasi métallique qui laisse deviner toute la puissance de la con traction du cœur et demeure inoubliable quand, une fois, on l'a éprouvée.
Changements des diamètres du cœur. — En méme temps la masse ven triculaire change de forme et tend à devenir globuleuse, par suite de l'augmèens lation soudaine de son diamètre transversal ot de la diminution des deux autres diamètres. Par corrélation, les deux bords, antérieur et postérieur, de la masse véntriculairé se rapprochent et la pointe du cœur subit un mouvement d'uscuns sion que l’on peut rendre très sensible à l'aide du cœur d'un chien nouveau-n# rapidement excisé. L'organe continue & baltre pendant un temps assez long état on letient suspendu pur les gros vaisseaux qui en émergent, en faisant toucher la pointe sur un repère horizontal, on constate que celle-ci abandonne le repère à chaque systole.
Tous ces changements sont dus à l'accroissement brusque de la pression intra-
202 DE LA CNGULATION.
Frotiement des feuillets du péricarde. — La résullante de tous ces déplace menls où déformations est un mouvement composé auquel le feuillet parièt-æ du péricarde ne saurait obéir, en raison des attaches de la lame fibreuse qui 2 soutient, Il en résulte entre les deux feuillets du péricardé un frollement ré proque qui demeure silencieux à l'état normal, mais peut, à l'occasion, se te duire par des bruits pathognomoniques de certaines altérations de la séreuse.