EE À
nôte discordante se produisit. Beau rattachait le premier bruit à la systole des creillettes et le deuxième bruit à la diastole de cos mêmes cavités (Beau, Traité d'auscultation). Wen inférait uné Lhéorie très particulière, mais très fausse, des bruits du cœur.
Or il est constant que le premier bruit se fait entendre à l'oreille à l'instant précis où le cœur bat sur le thorax et produit sa pulsation, et que le deuxième bruit annoncé le début de la diastole. | faut rendre ces points indiseutables. Les expériences de Chauveau et Faivre, renouvelées de celles des comités anglais, ont été, à cet égard, décisives, Quand on explore avec le doigt le cœur du cheval mis à découvert, ct qu'on pratique en même temps l'auscullation de l'organe à l'aide d'un stéthoscope à transmission, on constate que le premier bruit se produit au moment précis où le cœur dureit et se soulève sous le doigt qui l'explore, et que Le deuxième bruit survient à l'instant méme où le muscle ventrioulaire se relhehe, mollit et s'affuisse. On arrive au même résultat quand, à l'exemple de Chauveau etMarey, on ausculte un cheval pendant le développe= ment des tracés cardiographiques; on peut même pousser plus loin l'analyse et enregistrer les bruits du cœur en même temps que ses mouvements. Il suffit, pendant l'inscription des courbes de la pression, et sans se préoccuper d'elles on aucune façon, d'actionner à la main un signal électrique (Landoïs), qui laisse ses indications sur le graphique, au moment où on perçoit les bruits, où un lunbour inscripteur (Chauveau et Marey), qui remplit le même office.
Tout récemment M. Hurthle, de Breslau, est même purvenu à obtenir Vinscription automatique des bruits du cœur. À cet effet, il applique dans la région précordiale un téléphone placé sur le trajet d'un courant électrique, Sur la même circuit on interpose le nerf sciatique d'une grenouille disposée comme pour une recherche de myographie, Les variations apportées duns l'intensité du courant par les bruits du cœur, agissant sur le téléphone, excitent 10 mer et provoquent une secousse. Or si on rocueillo en même temps les Lrucés du cœur, où observe que les secousses musculaires indicatrices dés bruits cornes dent avec le commencement et la fin de la systole.
En résumé, le premier bruit a lieu au début de la contraction et le second se produit au moment du relâchement des ventricules, c'est-à-dire au commiencement de la diastole.
Cause des bruits, —[l devient maintenant plus aisé de surprendre la cause de ces bruits. Elle réside, assurément, dans l'un des phénomènes qui s'accüms plissent au moment de leur production et la recherche se trouve, par là même, étroitement circonserite. Or, parmi Les phénomènes qui sont capables de pro duire un bruit au commencement de la systole et de la diustole ventriculaires, les vibrations valvulaires tiennent assurément la première place. Elles ont servi de base à la théorie fondamentale de Rouanet, qui attribue le premier bruit à la vibration des valvules aurieulo-ventrieulaires, et le second à la vibræ tion des valvulés sigmotdes. Rouanët trouva le fondement de su théorie dans l'étude des propriétés des membranes inextensibles, et en constatant que 08 membranos vibrent ot produisent un son, quand elles sont tendues duns l'ex, avec forco ot brusquerie.
Or toutes ces conditions sont réalisées dans le fonctionnement des valvules du cœur. La théorie acquiert, par là même, un très haut degré de vraisemblancey et l'expérimentation à pu aisément en établir l'exactitude.