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MESURE ET VARIATIONS DE LA PRESSION ARTÉRIELLE

Technique. — Le procédé primitif de Hales n'a été, sans doute, employé sysléma- Aijument que par Colin. La méthode est assurément fort légitime, mais elle et Einbrante et fncommode, el én adoptant Le manomètre à mercure, Poiseuille it “ini un grand progrès à cette partie de la technique physiologique. Son hémodyna- Minêtre (fs. #5) est un Lube en U porté sur une planchette graduée dans les doux es à partiridu réro. Le mercure est introduit dans l'appareil de manière à vonir Malleurer à ce dernier niveau, La dénivellation produite par l'irruption du sang arté- Miclest égale dans les deux branches et le chiffre constaté à la lecture doit être multi- Mliépar deux. Ce petit inconvénient a été écarté daus le « cardinmètre » de Magendie. Latranit, — Éléments de physiologte. 16

Aaïbrenehs fire de ce manomètre, celle qui doit être mise en communication avec dans un flacon plat et large formant cuvette, La branche libre pénètre 1 Ru Le murale à No date le EEE EE RO EN N SI e

46. — Manowmètre Fig. 46. — Manomètre compensateur de Maray. De drone.

à la lecture donne d'emblée la mesure de la pression. Pour plus d'exactitude on peut, d'ailleurs, mobiliser La règle graduée et placer le séro sur le niveau du mercure, dans la cuvette, au moment de la lecture.

Avec les manomètres de ce type, Les variations périodiques dé la pression, qui‘oat lieu à chaque révolution cardiaque, entraînent des déplacements incessants dans:le niveau du mercure et rendent la lecture fort malaisée. Marey a fait disparaitre cet inconvénient à l'aide de son « manomètre compensateur » (fig. #0). Gel instrument est un cardiomètre dans loquel les oscillations de la colonne do mercure sont arrêtées par la seule interposition d'un trajet capillaire entre la cuvette et la branche verticale, Grâce à celle disposition, le nivoau du mercure se fixe dans une position intormédiaire aux limites extrémes de sa course et fournit la valeur de la pression moyenne.

Mais il demeure très important de mesurer l'influence exercée par la syslolé ven Wieulaire sur In valeur de la pression et les manomètres ordinaires sont pour cela indispensables. Pour supprimer les inconvénients tenant aux diftichltés de la lecture, Ludwig eut l'idée d'inscrire les déplacements de la colonne de mercure, À eel effet il

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mations soul curegistrées par des inoyens divers. Le plus simple el Le plus commode de ces instruments est assurément le 0 sphygmoscope » de Chauveau et Maroy, 1} consiste en un doigt de gant de caoutchouc (fig. 50), enchissé à l'aide d'un bouchon à l'ouverture d'une chambre à parois rigides, qui reste remplie d'air, Ua simple tube. de verre de gros diamètre remplit ce dernier office. Un tube péné= tant à travers Je bouchon el ouvert dans la cavité du doigt de gant permet de relier ce dernier à un vaisseau artériel, Les changements de volume imprimés au doigt de gant par In poussée san guine déterminent dans Ja chambre à air des variations de pression que l'on enregistre par les procédés onlinaires.

Dans le manomètre métallique inscripteur de M. Marey (fig. 51), l'organe élaslique est constitué par une capsule métallique anéride ; celle-ci est enfermée dans une chambre à eau Lerminée par un goulot étroit. Los déformations de l'anéroide entrainént dans lo niveau du liquide des déplacer ments proportionnels qui sont enregistrés à l'aide d'un tambour

Pig, 40. — Courbes de ln pression artérille recueillies Vig. 50. — Sphygmoscope de Chau— suruu chien à laide d'un manomètre Inseviptour ('). veau ét Mareg.

‘éconden.

(1 0h, nivoou de la pression dite eonstante ; #y, ab

lsuriplour. Après avoir pénétré dans l'anéroide, le sang peut se jeter dans un pell® Mianamtre ordinaire par une voie collatérale, en sorte qu'on obtient en même tempes La imonurd ot lucourbe de la pression ;

Une le manomètre de Fick (fig , le sang fait irruption dans un Lube anéroïdes vucuushé el fixé à l'une do ses éxtrémités, L'autre extrémité se mout Hbrement

divante convenablement articulée, à constitué par un simple lambour fermé par une mince: %e sont les déformations de celle membrane qui sont onre=

aol tue pluie ns

Lu mananétre de Gad tmmhrann métallique, € PEUT

cure. C'est ce qu'on fait dans plusieurs laboratoires. Nous avons vu comment procède Fr, Franck, Dans le laboratoire de M, Chauveau, où les enregistreurs sont horisonlaux, les déplacements verticaux de la colonne de mercure sont transformés par des poulies de renvoi (Hg. 63). Le fil qui part du flolteur subit une première inflexion qui le place horizontalement le long du cylindre inseriptaur, après quoi 1 pe Tori verticalement, À son extrémité libre, porte un

repoids qui fait exactement équilibre au flotteur métallique et lui donne une Date vds absolue. La plume est portée sur la partie moyenne du trajet horizontal et s'applique de son propre poids sur l'enregistreur. Ce dispositif, d'apparence très compliquée, fonctionne avec une grande précision el les choses sant groupées de tolle sorte qu'on peut faire marchor smullanément quatre manomôtres,

Quoi qu'on fasse, les manomëtres à inscription directe sont d'un emploi fort incommode, car il est nécessaire de les placer contre l'enregistreur at de subir le voisinage immédiat de l'animal en expérience, Pour obvier à cet inconvénient, on a recours AUX « manomètres inacripleurs À transmission n.

Un moyen fort sommaire de transmettre les déplacements de la colonne de mereure consiste à relier le tube vertical du manombtre à un tambour inscripteur ; on obtient ainsi de Lrès belles courbes, mais elles ne sont pas comparables entre elles, cer d'une expérience à l'autre, eL même au cours d'une expérience, le Lambour ne resté pus semblable à lui-même. D'autre part il faut renoncer à loule graduation de l'appareil.

Dans ces derniers temps, M, Chauvenu a obtenu une transmission aussi lointaine que fidèle à l'aide d'une méthode très spéciale, Le manomètre à mereure reste disposé comme nous l'avons dit, sur l'enreglstrour, mais il roçoit linfluenco do Ja sian artérielle parl'intermédiaire d'une colonne d'air (fig. 54). A cet effet, l'artère s'ouvre par un tube vertical au fond d'un flacon de petit volume et rempli à moitié où aux trois quarts d'une solulion de sulfate de soude. Par un second tube non plongeunt, le flacon est relié'au manomètre à l'aide d'un tube dé caoutchouc. L'appareil élant bien étanche opère une transmission fidèle, car la pression dé l'air intermédiaire est précisément égalo à Ja pression du sang. Il est vrai que l'air interposé joue le rôle d'un appareil d'amortissement et qu'il éteint les oscillations dues à la pression variable. L'appareil no convient donc que pour inscrire la pression moyenne, anais IL La transmet avec exaclitude et il peut la transmettre très loin.

Dans notre laboratoire, nous enregistrons la pression artérielle par une transmission oblenue à l'aide de deux manométres conjugués. Le manomètre en communication directe avec l'artère est relié, d'un autre côté, par sa branche libre, avec un munomètre inscripteur dont les mouvements soût amplifiés par une poulie pourvue d'une plume inscrivanto (lg. 54).

Dans ces conditions, il existé un rapport constant entre les déplacements du mercure dans l'explorateur et ceux du même liquidé dans l'inseripteur, De plus ce rapport peut être facilement déterminé, une fois pour loutes, et la graduation du manomètre demeure définitive.

Tous Les appareils qui précédent ont cela de commun qu'ils sont mis en continuité directe avoc un vaisseau artériel et reçoivent le sang dans leur cavité. Or l'insertion d'un manomètre sur une artère réclame quelques précautions dont faut dire sormmairement un mot. Le plus communément, l'instrument est placé sur le bout central du vaisseau, le bout périphérique étant lié, Cette disposition a pour effet d'arrêter La cireulotion dans l'artère, d'accroitre la pression ét par conséquent de fausser quelque peu les résultats. Il vaudrait douce mieux fnsérer le manomètes à laide d'un tube en 7, qui laisserait Loule sa liberté au cours du sang.

Avant d'être fixés sur l'artère, les manomètres, avec le lube de communication qui doit les relier au vaisseau, sont remplis d'un liquide dont le double cflet est de chasser tout l'air qui aurait pu s'interposer, et de retarder lu coagulation. On emploie: pour cela des solutions salines Isulfale ot bicarbonate de soude, axalate d'ammas

DE LA PRESSION ARTÉRIELLE. ur

saque) qui réussissent plus où moins bien, Mais il faut loujours compler avec la

Mig. 5i. — Manométre à transmission, rolié à l'artère, Mé, manomètre inscriptour relié au précédent à l'aide du tube m; p, poulie de renvoi pourvu

nomtre explora

Me, 0 d'une plume inscrivaute.

Æohgulilion qui vient malencontreusement interrompre l'expérience. Cette échéance

inévitable peut pourtant être éloignée avec beaucoup de précautions. Si l'outillage, et notamment les canules sont très propres, l'inscription peut être prolongée parfois plus d'une heure, ce qui suffit dans bien des cas.

Mesure de la pression artérielle chez l'homme, — Ce n'esi qu'exceptionnellament qu'il est possible de mesurer directement la pression sur uneartère de l'homme, et, si ona pu placor un manomètre sur l'artère principale d'un membre destiné à l'amputation, ce moyen est lrop rare pour devenir pratique, 1 faut donc user de moyens indirects.

La pression dans une artère est égale à la contre-pression exercée sur le vaisseau par un fluide extérieur et juste suffisante pour arréter lamarche du sang. Tel est le principe qui a inspiré d'abord les tentatives de Marey et de Von Basch el qui a trouvé sa réalisation peatique dans le «phygmomanomètre de Potain (fig. 5%). Cet appareil secompose de trois parties; une ampoule À qui se place sur la radiale, un manomètre métallique M, el un tube intermés diaire chargé de relier ce dernier à l'ampoule exploratrice.

La branche collatérale G, pourvue d'un robinet, permet d'insufflér la quantité d'air nécessaire pour réaliser ln contre-pression.

L'ampoule étant maintenue avec force eur la radiale, un aide réalise progressivement la

Fig. 55. — Sphygmomanomètre contre-pression, pendant qu'on observe le pouls LES en aval, et il interrompt linsufllation dés que le pouls cesse d'être percoptiblo.

On peut encore procéder du principe suivant mis en évidence par Marey. Lorsque par une contre-pression extérieure envelppant un organe, on meutralise la

Fig. 80. — Appureil de Marey pour la mesure de la pression chez l'howme. M, enceinte enfermaut le doigt; o, ampoule élastique servant à faire la eontre-pression b, manomètres mesurant celte cuntre-pression,

tension élastique des vaisseaux, les parois ariérielles atteignent Leur maximum de mi et fa contre-pression extérieure est précisément égale à la pression intérieure. Co principe

artérielle £ trouve ainsi subordonnée à une influence régulatrice apportée parle système nerveux et dont les elfels ne peuvent être surmontés passagère ment que par des artifices capables d'introduire brutalement des modifications brusques dans la masse du sang,

Variations de la pression dues à des changements dans la capacité tuvase artériel. — Nous ne voulons parler ici que des modifications (ntroinites dans la contenance du vase artériel par des-actions mécaniques ex feurés. Tel est l'effet des ligotures et des compressions, qui ralentissent ou wépéndent le cours du sang dans une artère, La pression augmenté toujours, un pareil cas, dans le bout central du vaisseau et cet accroissement se propage mème & tout le système artériel, si le tronc oblitéré dessert un territoire Hndu, corome les crurales ou les curotides, De même, en comprimant l'aorte lisse région lombaire, on produit dans tout le lerritoire de l'aorte antérieure, maceroissoment de pression considérable.

Les Yarialions périodiques de la pression sous l'influence mécanique des mouvements réspiratoires peuvent entrer dans celte catégorie de faits: sous Misinfluence, la pression artérielle subit des variations inverses de celles du mide pleural. Elle augmente pendant touto la duréo de l'inspiration et elle va safülilissint pendant l'expiration.

Chèzle chien, les variations respiratoires de la pression artérielle «& produikenten sens inverse. Cela tient à ce que les effets du vide pléural sont neu

ME 07: = Variations de ln pression chez lo chien, en fonction de la respiration.

sg urssents respiratoires (l'inspiration est descendante}; P/, pression dans la fémo-

Bealislsparl'action prépondérante du rythme cardiaque, qui se ralentit enexpi- Falios et s'accélère en inspiration, Il en résulte des changements parallèles, Dale débit du eœur et conséquemment dans la pression artérielle (Mg. #7

Après la section des nerfs vagues, le. cœur dc!

appe à ces fluctuations. 11 b4 uniformément et abandonne la pression artérielle à l'influence exe piration pulmonaire

lusive de l'as

Abordons maintenant l'étude des variations de la pression changements survenus. soit dans le débit ca phérique, c'est-à périphérique.

Variations de cause centrale. — La pression artérielle est en raison

ultant dés disque, soit dans l'écoulement péri.

dire lesvariations de cause centrale et les variations de causé

Sv

PTT Li

Labor

Fig. 5%. — Aceroisrement de lu promsion artérielle ches le chien, sous l'influonce da 18e lération du rythme du cœur

PF, pression dune In fémorale. À l'instant 8, section double des nerf pnournogsstriqt

entrainant l'accélération du rythme cardiaque. À l'instant E, excitation du. bout pétfrlt

rique du nerf gauche

dir

de la puissance motrice du cœur et par cons l'effet de ses contractions. Elle s'aceroit dans les circonst

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