‹ Êléments de physiologie. v.2Chapitre 34 sur 136 · DE LA PRESSION ARTÉIIELLE. EU · texte numérisé non relu

DE LA PRESSION ARTÉIIELLE. EU

Ainsi les artères constituent par leur élasticité un appareil de transformation et d'uccumulation, chargé d'emmagasiner Le travail du cœur et de fixer son aetion intermittente pour en dispenser les effets d'une manière continue.

2: L'élasticité artérielle économise lo travail curdinque. Elle est intarposée, en effet, entre la puissance motrice du cœur et les résistances représentées par la somme des froltéments. Elle constitue done un intérmédinire élastique ét, comme tel, elle amortit la violence du choe dans lequeliraïtse briser ets'étéindre sine partie du travail cardiaque, Le développement brusque de toute action mo Lieu a pour eflet inévitable de produire un choc, c'est-à-dire un travail d'ébranlement moléculaire et de vibrations intérieures parfaitement stérile en lui-

même, ot se Lraduisant par une perte sèche, Maïs si, tout en conservant su brusquerie, l'action s'exerce par un intermédiaire élastique, celui-ci dérive ct transforme en élasticité le travail intérieur du choc, puis il le restitue en tra= mail utile. L'élasticité a donc pour effet d'assurer une meilleure utilisation du {ail moteur et d'augmenter le rendement de la machine qui le produit.

M Maroy a d'ailleurs établi cotto dernière conséquonce d'une manière fort Mmple. Un vase, plein d'eau, est pourvu d'un tube d'écoulement en caoulehoue, Auise hifurque et donne naissance à deux branches : l'une dé ces branches est M verre et l'autre est un tube de caoutchouc de même diamètre et de même longueur. Par des pressions exercées à intervalles égaux eur le tronc commun déces deux branches, l'écoulement est interrompu et dovient intermittent. La darge motrice contenue dans le vase agit ainsi comme le cœur, d'une manibre Hiérmilteate, Or, on constate, par des mésures appropriées, que l'écoulement Ælplus abondant par le tube de caoutchouc que par le tube de verre.

Aussi bion, la pathologie vient fréquemment apporter la preuve de l'influence del'élasticité artérielle sur le rendement du travail cardiaque. Sous l'influence dela sclérose sénile, les artères se durcissent souvent chez les vieillards, et pérdent une partie de leur élasticité. Il en résulterait une diminution fatale Mans le débit cardiaque ; mais comme les besoins de la circulation sont de- Meurés les mêmes, il importé que le cœur continue # fournir la même quantité désang aux tissus et il y parvient par des efforts plus soutenus et plus puissants. Mripare ainsi, par un surcroît de Lravail, les pertes qui résultent de la rigidité anérielle. Or, cette hypéractivité du cœur n'est pas sans avoir des conséquences Mchonses. Obligé à des efforts nouveaux, le ventrieule gauche s'hypertrophie Allimoigne ainsi, par sa lésion, et des obstacles que lui opposent les artères et Mu surmenage qui lui est infligé,

Page 1