‹ Êléments de physiologie. v.2Chapitre 58 sur 136 · PHÉNOMÈNES MÉCANIQUES DE LA MESPIRATION · texte numérisé non relu

PHÉNOMÈNES MÉCANIQUES DE LA MESPIRATION

respiratoire. Elle est évaluée chez l'homme à un demi litre environ et ébe le cheval à 3 litres ou 3 trois litres et demi.

La physiologie et la clinique de l'homme ont à compter avec d'autrs de ments qu'il est impossible de recueillir chez les animaux domestiques uaisdont à convient pourtant de dire quelques mols. |

On appelle capacité respiratoire où capacité vitale, la peut être mise en mouvement, par une expiration forcée, inspiration. force. Ellese mesure à l'aide d'un dispositif analogue à: “celui de tout à l'heures, avec cette circonstance que les soupapes ne sont pas nécessaires, jar l'épreuve procède à une inspiration forcée et rejelte l'air dans u

Fig. 92. — Soupapes de Mullér disposées pour la récolté de

Gr, tube relié à l'appareil respiratoire; B, soupal pénètre en E; À, soupape ne Inissant passer que l'air expiré ex sou pages fonctionnent, celul.el est rellé à un garombtre.

par une expiration forcée.Ce gazomètre,soigneusement co) ce cas un spiromètre.La spirométrie;introduite par Hute surer la capacité respiratoire, d'en apprécier les alt des conclusions intéressantes sur l'importance, où méme Il € hroniques de l'appareil respiratoire, qui limitent les n Thoracique,

Chez l'homme sain, la capacité vitale atteindrait avec la taille ot avec le sexe; elle est plus faible chez l'homme.

D'après Arnold qui a multiplié, sur ce point, 0 leurs extrêmes de la capacité vitale en fonction de la La pour des hommes de 1,54 à 457 et de 4,04 pour:

126 PHÉNOMÈNES PHYSLCO-CIIMIQUES DE LA RESPIRATION.

variable ; alle dépend, commenous allons le voir, de la fréquence des mouvem: respiratoires. Les analyses quenous avons faîtes sur nous-même, nous ont doi

Fig. 100, — Kudiomätré doubie, à phosphore, de l'auteur.

sun, Lubes mesureurs d'une contenanee de 10) ceatimétres eubes ; [A robinets A AE voies établissant les communications nécessaires des tubes mesurcurs: C, cuvette

par la vis tangente V ot permeltant l'appel ou l'expulsion des gt; R, robinet à Lrois se établissant la communication des mesureurs avec le dehors où avec lo résorroir eontenil le mélange guseux & analyser ; KO, laboratoire à potasse pour fixer le CO! ; Ph, laburaloite phosphore pour fixer l'oxygène ; M, manométre pour ramener les guz à la pression Alt phérique.

des résullats nombreux que nous résumons en une moyenne dans le tablet suivant, en les mellant en regard de la composition de l'air atmosphérique: On voit clairement qu'en traversant le poumon, l'air abandonne de Vox gène (3, 9 pour 400) ot se charge d'une certaine quantité d'acide carboniqu® (3,85 pour 100). On voit aussi que le volume de l'acide carbonique exilé est inférieur à celui de l'oxygène consommé. Dans l'immense majorité des, cus, il en est ainsi ct on & CO*<0. Or, comme l'acide carbonique contiénbuæ volume d'oxygène égal au sien, on voit que l'oxygène consommé dans la respit ration n'est pas entièrement rostitué sous forme d'acide carbonique et n'est pas

328 FUÉNOMÈNES PAYSICO-CIIMIQUES DE LA HESPIRATION,

nous sommes arrêlés, à la page 60, sur ce quotient Ahéorique; il sera fort intéressant d'en rapprocher le quotient réel quand nous forons Ia critique dæ Ja théorie de la combustion, Bornons-nous à rappeler que ce rapport ést égal à 4 dans la combustion du sucre, à 0,848 dans la combustion de l'albumine et. à 0,700 dans la combustion des graisses.

Changements corrélatifs de la proportion centésimale de l'azote dans l'air expiré. — L'analyse de l'air expiré nous a montré un lôger accroissement dans la proportion centésimale de l'azote, mais cet accroissement n'implique en aucune maniére un changement de la quantité absolue de ce gaz qui, pratiquement, pout être considéré comme indifférent dans les phénomènes de la respiration. L'accroissement que nous constatons ést tout relatif; il dépend de ce que, pur suite de l'inégalité CO:<0, le volume de l'air expiré est inférieur au volume de l'air inspiré; il en résulte qué la quantité absolue d'azote, élant la même dans ces deux volumes, tient une plus grande place dans le plus petit de ces volumes, c'est-à-dire dans l'air expiré.

11 convient d'insister sur ca fait que l'inégalité CO'< 0 s'exprime nécessaires ment par une diminution dans le volume de l'air expiré. Un animal dont le quotient respiratoire est plus petit que l'unité, est un animal qui prend à l'atmosphère plus de gaz qu'il ne lui en restitue, Physiquemont, il dépouille cotto atmosphère et la raréfie, il la diminue d'un volume égal a l'excédent de l'oxygène consommé sur l'acide carbonique produit. Le phénomène devient grossièrement évident, si on fait respirer un animal dans une enceinte parfaite ment close et pourvue d'un manomètre. Dés que l'équilibre de température est établi, le manomètre indique un abaissement progressif de la pression dins l'enceinte, L'expérience réussit à souhait et à coup sûr, sur un animal à jeun, pürce qu'alors le quotient respiratoire tombe à son minimum et que l'excédent de l'oxygène consommé sur le CO? produit alteint son maximum. La raréfaction de l'atmosphère est, dans ce css, très rapide et très manifeste, En reliant l'enceinteh un gazomètreinseripteur, on ohtiendrait la mesure exacte du valume perdu par la masse d'air enveloppant l'animal et, par l'analyse des gaz, on constatorait que co volume est précisément égal à l'excès de l'oxygène consommé sur l'acide carbonique produit pendant la durée de l'expérience.

Rôle de l’azote dans la respiration. — Cette question sera traitée avee plus d'opportunité et plus de fruit dans le chapitre consacré à la statique chiamique de Ja nutrition,

Influence des Changements volontaires du rythme respiratoire sur la composition de l'air expiré. — Vicrordt a montré que les altéralions de l'air expiré suivent une marche inverse à celle de la fréquence des mouve= ments respiratoires, On saisira bien les effets et les raisons de cette loi, en parcourant les résultals que nous avons obtenus sur nous-même, en raslint autant que possible dans des conditions invarialiles &t que nous avons ëx) dans le tableau suivant. L'air expiré était récolté dans un gazomètre à l'aide d'un système de soupapes de Muller, le sujet respirant par la bouche, le nez hermétiquement fermé par une pince ad hoe,

Pour faire varier le rythme, il suffit de faire varier les résistances sur le trajet du courant d'expiration, ce qu'on oblient aisément, soit à l'aide d’un robinel, soit à l'aide d'une pince à pression embrassant et étreignant plus où moîns un ruccord de caoutchouc,

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hydeogène, qu'il faisait barhotter dans le liquide, Mais la: du déplacement ee Juiayant donné que de fort médiocres résultats, il HR per du vide pneumæses MIS CUT ER de l'imperfection de ses procédés, Magnus obtint résul | nimes d'apercevoir la direction des phénomènes el d'introduire la théorie ee dans une voie nouvelle, Magous fut suivi par Selschenolf qui améliors ses procédés, (1860), el par Lothaw= Meyor qui employa Je vide obtenu par l'ébullition de l'eau (1837). Cependant, les physiologistés né lardérent pas à appliquer le vide l'extraction. dés gaz du sang el la première pompe employée à col es d'après Paul Bert, au physicien français Regnault. Mais Ludwig et ses élèves précédés

Fig 101. — Pompe à gaz servant à l'extraction des gaz du sang, par l'ompiloi du vide barométrique

1, cuvotte reliée au tube baromélrique et déplagant les gas dans ses mieuvemnts de des cento où d'ascourion qui enérainont le mereure ; K, robinet à trois voies pouvant fermer ls chambre À ou la faire communiquer soit avec Vextérieur, soït avec le ballon D où on se propose do faire La vido.

Aaïlleurs par Hoppe-Seyler, ant doté a physiologie d'un instrument vraimont pratiques La pompe de Ludwig a été améliorée par presque tous ceux qui ont eu À s'en séetie (Plüger, Geislér, en Allemagne, Gréhant, Paul Bért, Mathieu et Urbain, Chativeat, eu France), La pompe installée par M, Ghauveau à l'institut de physiologie du Misséutne

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