PHÉNOMÈNES PHYSICO-CHIMIQUES DE LA RESPIRATION
colle qui serait fxéo par l'hémoglobine contenue dans eo liquide. Ainsi, 400 grammes du sang d'un chien analysés par Hoppe-Seyler, contienerre 13 grammes d'hémoglobine. Théoriquement, et en tenant compte de l'affinité de cette substance pour l'oxygène, ces 400 grammes de sang devraient absorber 23 centimètres cubes d'oxygène. En fait, on a pu en extraire 22,2, quantité & peu près identique & La quantité théorique. 1 résulte de tous ces faits que In fixation de l'oxygène de l'air, dans la respiration, résulte d'une combinaisons de ce gaz avec l’hémoglobine réduite apportée par le sang veineux. L'hématose relève done 4 peu près exclusivement de l'affinité chimique et les conditions physiques extérieures n'interviennent qu'autant qu'elles peuvent influencer cette affinité, Ces conditions sont relatives à la tension extérieure de l'oxygèx et à ln tension de dissociation de ce gaz combiné avce l’hémoglobine. ©
Fig. 104. — Spectre de l'hémoglobine.
1, spectre de l'oxyhémoglobine ou du sang artérisl; [1, spectre de l'hémoglo! du sang veineux ; Ill, spectre de l'hétatino,
édite
appelle tension de dissociation d'un gas combiné la tansion extérieure =) ce gaz pour laquelle il abandonne entièrement sa combinaison {Doi Relativement k l'hémoglobine, la tension dé dissociation de l'oxygène est à 3,3 p. 400 d'atmosphère, c'est-à-dire 25 millimètres de Hg. Réciproquemen" pour toutes les tensions supérieures à sa tension de dissociation, l'oxygène combine, au moins partiellement, avec l'hémoglobine. Or, cette conditionesé largement réalisée dans les alvéoles pulmonaires où la tension de l'oxygène alteint, nous l'avons vu, 42 où 13 p. 100 d'almosphère, soit près de 400 millimètres, c'est-à-dire une pression quotre fois plus forte que la tension de disson ciation. Pour neutraliser l'affinité de l’hémoglobine pour l'oxygène, Il faudrait que la tension extérieure de ce gaz tombât précisément à la mesure de la tension de dissociation, et c’est ce qui arrive toutes les fois qu'on fait périr un animal par l'asphyxie on vase clos.
La composition de l'atmosphère devenue mortelle et irrespirable est, én ofet,
riche en oxygène, mais qu'elle contient 24 à 28 p. 400 d'acide carbonique, chillro précisément égal à la tonsion de dissociation de co gaz. A cotto limite, l'excrétion de l'acide carbonique est empèchée et les animaux meurent, non plus par privation d'oxygène, mais par excès d'acide carbonique qui s'uccumule dans le sang et les empoisonne.
L'influence toxique de ce dernier guz est ici d'autant plus évidente que, grâce à V'artifice employé par Paul Bert, les animaux succombent en présence d'une atmosphère pouvant contenir jusqu'à 70 p. 100 d'oxygène, si on à introduit tout d'abord de pur,
Du rôle des globules rouges dans l’excrétion du CO*. — Du sérum, épuisé de son CO* par les procédés d'extraction, livre encore de nouvelles quan tités de ce gaz, après addition de globules préalablement soumis à l'action du vide. On est donc autorisé à admettre que, dans la respiration pulmonaire, ces éléments conéourent à enlever l'acide carbonique à ses combinaisons. auteurs, nolamment Preyer, expliquent cette intervention des hématios en supposant que l'oxyhémoglobine (qui ne fait jamais défaut dans le sang veineux) remplit la fonction d'un acide à l'égard des carbonates du sang. Mais Gréhant et Quinquaud ont montré que, dans l'expérience ci-dessus, on obtient les mêmes résultats on substituant à l'action des globules celle d'une poudre inerte Comme le bioxyde de manganèse ou la poudre de lycopode. Il s'agirait donc, Simplement, d'une action purement physique, d'ailleurs difficile à expliquer,
La théorie qui vient d'être exposée sur Les échanges respiratoires paraît com- Plète ot nous ne pensons pas qu'il soit nécessaire d'en chercher l'achèvement en aimettint les vues de Christian Bohr sur le rôle sécréteur de l'endothélium pulmonaire.
En résumé, où voit que le mécanisme des échanges respiratoires dépend Palement de Lu valeur des tensions de dissociation dex gaz combinés et firés dans de sang, vis-à-vis de La tension partielle de ces gaz dans l'atmosphère puimonuire. C'est la Théorie de Donders, À ne considérer que les conditions
| Physiques qui président à l'affinité des gaz pour leurs principes fixateurs, on oitique les gaz se déterminent dans le sens de la moindre pression, On s'est donner à cette formule une rigueur liltérale en considérant non plus Mefiensions de dissociation, mais la tension réelle des gaz duns le sang vis-h misde leur tension partielle dans les alvéoles. On appelle tension d'un gaz dans Mnliquide la tension extérieure de co gaz qui lui fait équilibre et on la déter- Minerva Vaide d'instruments appelés aérotonomätres (Plüger ot Strasburg, À ét effet, et en ce qui concerne les gaz du sang, un échantillon Mets sang est agilé en présence des gaz introduits dans l'aérotonomètre à une Pression voisine de leur pression probable dans le liquide. L'équilibre s'établit Enbola pression interne et la pression externe el il no reste plus qu'à faire Kalyse de l'atmosphère qui s'est constituée en présence du sang. Wolfberg à déterminé la tension des gaz dans les capillaires du poumon Mprocédant au cathétérisme dés alvéoles fonctionnant comme aérotonomètre. Ask éfret, IL introduit une sonde qui pénètre jusqu'à l'extrémité d'une petite qui, à ce niveau, est pourvue d'un manchon élastique pouvant se Ailstepeb faïre bouchon quand on l'insuflle. De cette manière, on emprisonné, Éisumterritoire circonserit du poumon, une certaine quantité d'air qui reste M labr du renouvellement respiratoire et dont les gaz se mettent en équilibre