‹ Êléments de physiologie. v.2Chapitre 62 sur 136 · D. — THÉORIE DE LA RESPIRATION · texte numérisé non relu

D. — THÉORIE DE LA RESPIRATION

Ilya dans la respiration deux actes: 1° les échanges gazeux qui viennent d'être examinés; 2° Ja combustion qui rend ces échanges nécessaires, La théorie de la respiration consiste précisément à ramener cette fonction à l'acte primordial et universel dont elle est l'expression et le moyen. À cet égard on peut dire qu'elle réside dans la combustion des aliments effectuée dans l'intimité des tissus, en fonction de leuractivité et pouralimenter leurs énergies propres. Nous avons à voir, dans ce chapitre, comment cette formule n'est que l'expression achevée et définitive de la théorie de Lavoisier. Avant d'interpréter les échanges respiratoires dans le sens d'une combustion, Lavoisier avait fondé la chimie, ét on ne peut mesurer la haute portée de son œuvre et en apercovoir le caractère génial, que si on imagine la puissanco de ponsée ot l'indépendance d'esprit dont il a fourni la preuve, en se séparant des hommes de son temps et en secouant le joug de La théorie du phlogistique acceptée par tous, à ce moment là. D'ailleurs, et on l'oublie trop, pour étendre aux phénomènes respiratoires La théorie de la combustion par laquelle il venait de transfigurer et d'illuminer la chimie, Lavoisier a dû déterminer la composition de l'acide carbonique. 11 ne suffisait pas de savoir que, dans la respiration, les animaux remplacent l'air vétal pur de l'air sylcestre, il fallait déterminer les relations chimiques de cés deux gaz, ét constater que l'acide carbonique est formé par l'union de l'oxygène et du carbone; qu'en un mot, ilest le produit de la combustion du carbone. Aucune découverte ne saurait dépasser celle-là, parmi celles de ses contemporains qu'on oppose à Lavoisier avec l'espérance de leur faire une égale part de gloire ot d'initiative dans la scienco nouvelle.

Lavoisier luissait deux lacunes ou deux erreurs dans sa théorie, I1se trompait, et sur le siège et sur les matériaux de la combustion respiratoire. Nous allons voir comment sa théorie s’est complétée peu à peu sur ces deux points.

CHAPITRE PREMIER SIÈGE ET AGENTS DE LA COMBUSTION RESPIRATOIRE. Dans ses premiers travaux (1777), Lavoisier ne se prononça pas nettement sur cetté question, ét ce n'est qu'après ses recherches avec Laplace sur la pro-

Wuction de la chaleur (1780) qu'il adopta nettement l'hypothèse de la combusion localisée dans le poumon. Celle interprétation paraissait immédiatement

THERE E LA RESPTRATION.

à laure cirrnier tentoment in sang -use défibriné dans des tubes de baudruche m Dionges ‘ans ime ‘uturr ie .erure «ie bière. Ür après avoir traversé ete -recianun artirietle. a ia Leruretient la place des tissus vivants, le sang presente “ais es : aracteres in sang veineux.

Pour :ermner :eue -erce “ie faurs. auus rappellerons la fameuse expérience lans ivruetie : Ertnann -#moisce ‘out ie sang d’une grenouille par un sérum unten : 5rme Line innun rie <et marim. Ur les grenouilles salées conti. auent à -VTe. € Ur eSBLEARON eS6 presqu'anssi intense qu'à l'état normal, On + ANS numra :avrquer l'etempie de tous Les êtres inférieurs dont les lissus Tespireni ans + -U0CUUrS in Sang

-asempie 1e “ous-es sauts net 2m pieine opposition la passivité du mili nièrme 4 ce les :Leus ians es combustions respiratoires. Le sang Lest Leetiement ju in smtermeiiaire. :t c'est en vain que par le rapprochement ipitrure ie ivcuments -lisparats 2 l'onsmes très diverses, Estor et Saint- Berre <e ut -durcesiemettreen eyniemce des phenomènes de combustion dass Le “ame ‘scuœure vunennent que. iams le sang arteriel. l'oxygène diminue im encre à à venpuerte. Jenuant que Là quastite de CU? suivrait une marche caverne. En aute. à compusuua des az. dam le sang artériel, reste invariable dans toute :temine cie -vn rejet. comme 0m peut s'en assurer en analysant dé penses ‘ates <urubummmnt sur ie artères egalement éloignées du cœur.

CHAPTRE LU

MATEBIAITE DE LA COMEUSTIOS

Les materaux de :à combustuue sout cosstitmæss par les aliments et non par la supstaute meme es eus cou on le dit emuure bien souvent.

Bieu jius, vus premireus cette vvesion pour montrer dans ce paragraghe que. un <euiemeut es aittmeuts appurient Les matertux de la respiration, mais encore que ia cumbusuus conutne ie prune principal de leur destruction.

+. Respiration des êtres infrigurs. — Quami on assiste à la végétation d'un être intéreur comme l'asperyiles niger. ou constate que ce champignot mspire à la facon d'un ammai, d'est-dire qu'il consomme de l'oxygène d produat du 0, De. dans si respiratiuu, ce microvræanisme procède purement& simplement à La combusuun de l'aliment dissous dans son milieu de culture. $ cet aliment est du sucre. la plante brûle du sucre. si c'est de l'alcool, elle brie de l'alesnl et ia mesure des echanges gaæux dunne des quantités d'oxygène de CP précisement conformes a l'equatiun de la combustivn de l'aliment brlé, ancre ou alool. On a fait des cunstatativus analugues sur le myroderma visi qi brûle complètement l'aleuol. et Le myoerma aveti qui le brûle impar faitement jnsqu'an terme acide acétique. Lui les phenumènes ont une simplicité #tnne pureté particulisres très prupces à notre demuastration.. et il serait légitiné de penser que les choses ne se passent pas autrement dans la respiration ds tisans vivants chez les animaux. Mais il convient d'invoquer toutes les preuves.

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