‹ Êléments de physiologie. v.2Chapitre 63 sur 136 · TUÉORIE DE LA RESPIRATION · texte numérisé non relu

TUÉORIE DE LA RESPIRATION

La vérité est que, parmi les circonstances qui viennent d'être énumérées, il 4 n'en est aucune qui soil propre à l'étude du quotient respiratoire, et on n'en 4 peut rien inférer sur les lois des variations de ce rapport.

Mais quand on détermine la valeur du quotient respiratoire par l'analyse de l'air expiré dans la respiration normale d'un animal, on voit que cette valeur est étroitement définie par les conditions présentes de l'aliméntalion et, dans le cas simple d'un animal en équilibre de nutrition et au repos, elle dépend ex clusivement de la nature des aliments. Dans co cas, le quotient respiratoëre devientégal au quotient théorique des principes immédials de la ration et, dès dors, il devient le témoin irrécusable de leur combustion. Cette proposition <ktvient de plus en plus précise, et grâce aux travaux de Speck, Von Moringet Zur, Wolfer, Potthast, ete. elle a pris le carnetère d'une vérité démontrée. Pour noæss, nous sommes en mesure d'affirmer résolument les faits suivants:4* chez un che nourri à la soupe au lait et contenant une quantité variable de sucre en disæsü- Jution, le quotient respiratoire devient égal à l'unité ou très voisin de l'unité Il prend la valeur qu'il aurait si lo sucre était directement brûlé et il garde cet valeur aussi longtemps quel'intestin livre du glycose à lu circulation; 2* quad un chien est nourri à la viande, le quotient respiratoire prend une valeur vois œnê de 0,818, celle qu'on oblient en partant dé l'équation de l'albumine brûlée jemsqu'à l'urée; 3 quand un chien, en bon état d'embonpoint, est mis en inaniticæn, dès que les réserves de son dernier repas sont épuisées, l'animal vit surtout æmx dépens de sa graisse et partiellement de l'albumine de ses (issus. À l'instemnt mime lé quolient respiraloire prend une valeur très voisine de 0,740, valeur intermédiaire entre les quotients de la graisse et de l'albumine. Ces faits suæti* sent, et ils prouvent que le quolient respiratoire prend la valeur qu'il devrait prendre dans l'hypothèse de la combustion immédiate, L'hypothèse est par ln même vérifiée (4).

Bilan de la respiration et de l'alimentation. — En poursuivant le dém=tloppement logique de eu qui précède, on aboutit aux deux propositions si vantes : l'oxygène consommé pur un animal recevant une ration d'entrelè"n est précisément égal à celui qui serait nécessaire à la combustion dés præn* cipes immédiats désassimilés dans le méme temps, par cet animal. De méæxié l'acide carbonique excrété, dans ces conditions, est précisément égal à céæi qui résulterait de la combustion de ces mêmes principes immédints. Ces dexzr propositions sont corrélalives et il suffit de tenter la vérification de la premièmes

Nous y sommes parvenus en dépouillant les documents réunis sur la ration de l'homme et des animaux et sur l'intensité des combustions respiratoires Mais nous nous bornerons à retenir le bilan de la nutrition établi sur lui-mième par Vierordt. Ce document, devenu classique, montre que le volume d'oxygène, théoriquement exigé pour Ia combustion des principes immédiats réellement désassimilés par Vierordt, dans une journée de vingt-quatre heures, s'élève à M 622 litres 644; or le volume d'oxygène réellement consommé par l'expérss | mentateur à été de 520 litres 556, L'écart entre les prévisions de la théorie et

AN) serait prématuré d'exawiner les objections opposées récomment à celte conclusion par Berthelot et plus récemment encore par Sonson, Aussi bien ce n'est pas une kypollièse que nous produisons, c'est l'expression d'une loi générale qui se véril ve certitude, toutes les

fois qu'on étudie la r an auimal recevant uue ration d'entretien et mainteou en équilibre de puids et de nutrition.

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