THÉORIE DE LA AESPIRATION
La vérité est que, parmi les circonstances qui viennent d'être énumérées, î n'en est aucune qui soit propre à l'étude du quotient respiratoire, et on n°æ=à peut rien inférer sur Les lois des variations de co rapport.
Mais quand on détermine la valeur du quotiont respiratoire par l'analyse E=0 J'air expiré dans la respiration normale d'un animal, on voit que cette valeur est étroitement définio par les conditions présentes de l'alimentation et, dans le cas simplo d'un animal en équilibre de nutrition et au repos, olle dépend = clusivement de la nature des aliments. Dans ce cas, le quotient respirato® 1e devienLégal au quotient théorique des principes immédiats dé la ration et, de às Jors, il devient le témoin irrécusable de leur combustion. Cette proposition de. xient de plus on plus précise, et grâce aux travaux de Speck, Von MeringetZunm, Wolfer, Potthast, ete., elle a pris le caractère d’une vérité démontrée, Pour not, nous sommes en mesure d'affirmer résolument Les faits suivants: 1° chez un christ, nourri à la soupe au lait et contenant une quantité variable de sucre en dis==0- Jution, Le quotient respiratoire devient égal à l'unité ou très voisin de l'unité. Al prend la valeur qu'il aurait si le sucre était directement brûlé et il garde valeur aussi longtemps que l'intestin livre du glycose À la circulation; 2° quad un chien est nourri à la viunde, le quotient respiratoire prend une valeur voisi==nt de 0,818, celle qu'on obtient en partant de l'équation de l'albumine brûlée jemmsqu'a l'urée; & quand un chien, en bon état d'embonpoint, est mis en inanitiomn, dès que les réserves de son dernier repas sont épuisées, l'animal vi surtout aux dépens de sa graisse et partiellement de l'albumine de ses Lissus. À l'instosmnt même le quotient respiratoire prend une valeur très voisine do 0,730, valeur intermédiaire entre les quolients de la graisse ot de l'albumine. Ces faits suP 1« sent, et ils prouvent que le quotient respiratoire prend la valeur qu'il devrait prendre duns l'hypothèse de la combustion immédiate, L'hypothèse est par mème vérifiée (1).
Bilan de la respiration et de l'alimentation, — En poursuivant lo dé loppement logique de ce qui précède, on aboutit aux deux propositions semi vantes : l'oxygène consommé par un animal recevant une ration d'entretien est précisément égal à celui qui serait nécessaire à la combustion des pret cipes immédiats désassimilés dans le même temps, par cet animal. De mé l'acide carbonique exerété, dans ces conditions, est précisément égal à coBEui qui résulterait de la combustion de cos mêmes principes immédiats, Ces desk propositions sont corrélatives et il suflit de tenter la vérification de la premibæmé
Nous y sommes parvenus en dépouillant les documents réunis sur la ratiæn de l'homme et des animaux et sur l'intensité des combustions respiratoires. Mais nous nous bornerons à retenir le bilan de la nutrition établi sur lui-méme par Vicrordt. Ce document, devenu classique, montre que le volume d'oxygène théoriquement exigé pour la combustion des principes immédiats réollement désassimilés par Vierordt, dans une journée de vingt-quatre heures, s'élève n 592 litres 66; or le volume d'oxygène réellement consommé par l'expérimentateur a été de 520 litres 536, L'écart entre les prévisions de la théorie®k
{t)1 serait prématuré d'examiner les objections opposées récemment à celte conclusion par Berthelot et plus récemment encore par Sanson. Aussi bieu ce n'est pas une hypothèse qua nous produisous, c'est l'expression d'une loi générale qui se vérifle avec certitude, toutes des, fois qu'on étudie la respiration d'un animal recevant une ration d'entretien et manteau en, équilibre de poids et de nutritiou.
Lo THÉORIE DE LA RESPIRATION,
s'élever que sous l'influence des combustions et la Uhéorie de Piiger = préexiéter l'effet à la cause,
Théorie des orydases. — On admet aujourd'hui que lés oxydations organique ss, se produisent sous l'influence de ferments solubles sécrétés par les tisææ me vivants et connus sous Le nom d'arydases. On a fini par isoler ces fermen ©, mais ils avaient été prévus par Jacquet, dont on peut dire qu'il a ouvérl Æa
at suscité los recherches qui l'ont éclairée.
Et d'abord, le sang lui-même n'exerce qu'une influence très secondaire de gas la combustion des substances organiques. Schmiedeberg mel en contact avec du sang artériel, et pendant un temps très prolongé, certains corps de la sèx-ie aromatique facilement oxydables, tels que l'aldéhyde salycilique et l'aleoôt ben 2ylique; il n'observe pas d'oxydation sensible, mais si l'on vient à faire cire Mer le sang contenant ces substances, à travers un organe isolé, poumon où re &n, l'oxydation devient manifesle.
Jacquet, reprenant ces expériences, fait eireuler, pendant cinq heures, dans un poumon de bœuf, un litre de sang défibriné et additionné d'un Per benzylique, À la fin de l'expérience, il trouve dans le liquide 185 milligramesets d'acide benzoïque résultant de la combustion de l'alcool. 11 obtient le méme résultat en remplaçant le sung défibriné par Qu sérum artificiel,
L'action oxydante qui s'effectue au sein des organes est indépendante déleur tal de vie et ne réelaine pos leur intégrité anatomique et physiologique. En effet, Ju | quet x montré que l'oxydation se produit encore au contact du tissu pulmone int mortifié, soit par congélation, soit par une immersion de quaranto-huit heure M dans une solution d'acide phénique à ? p.400, ou dans l'alcool absolu. Elle a = N encore avec la pulpe du tissu pulmonaire ou du tissu rénal écrasé et désorgane #
On ost ainsi conduit à admettre, avec Jacquet, que la puissance d' dés tissus animaux est due à l'intervention d'une substance chimique soluBmilt dans l'eau, insoluble dans l'alcool et quise comporte à la manière des ferment solubles. » Les propriétés uxydantes des Lissus sont, en effet, promptememnt | anéanties par La chaleur (température d'ébullition de l'eau), |
Les choses on étaient là, lorsqu'en 4894, G. Bertrand découvrit, dans Le last de l'arbre à laque, un ferment oxydant auquel il donna le nom de dacrase "0e même ferment a été retrouvé ensuite par Bertrand et par Bourquelot dans "it grand nombre de plantes phanérogames et de champignons. Cette diastemét possède un certain nombre de réactions caractéristiques. Or, quelques-uræes de cos réactions ont été réalisées, avec le sang (Abelous et Biarnès, 4806); avec des fragments d'un cancer (Hugouneng et Paviot, 4896); avec les tissue de certaines ascidies (Giard, 1896); avec la salive et quelques autres sécrétions (Paul Carnot, 1896); avec les branchies et le sang de certains mollusques act phales (Pieri et Portier, 1897).
Abolous et Biarnès, qui se sont particulièrement occupés de la répartition di ferment oxydant dans l'organisme, ont montré que ce ferment existe dansié sang, surtout chez les animaux jeunes, qu'il est irrégulièrerement réparti dans. l'organisme et plus spécialement localisé dans certains organes (foie, pou mon, rate), et qu'enfin le pouvoir oxydant des divers organes est, en génüral, plus énergique chez les jeunes animaux que chez les adultes,