MATÉRIAUX DE LA COMBUSTION
la réalité est tont h fait négligeable et on imaginerait malaisément une dé- Imonstration plus formelle de la théorie de la combustion. Bilan de la combustion et de la chaleur produite. — Parmi les faits qui peuvent être invoqués encore, à l'appui de cette théorie, on peut placer aux premiers rangs colui-ci La chaleur de combustion des principes immédiats réellement désassimités par un animal, rend exactement compte de la chaleur produite, par cet animal, Je méme temps. Cette proposition résume les travaux récente de Rubnèr Bt nous en établirons la justesse dans le chapitre consacré à la chaleur animale, Pour le moment ilsuffil de la retenir comme un élément de démonstration. De la part des phénomènes anaérobies, — Il est établi que les matériaux le Ja combustion respiratoire sont fournis par les alimente et que la combuslon parait être le procédé dominateur, siaon exclusif, de la dépense alimentaire. dans ce cas, il serait impossible de faire une part appréciable aux phénomènes bies, On commettrait pourtant une grave erreur on méconnaissant les ënes de dédoublement, d'hydratation ou de déshydratation qui président {élaboration du potentiel alimentaire, Nous aurons précisément à étudier ces Mhénomènes et à voir comment ils interviennent dans la préparation du com bustible. Nous verrons qu'ils constituent desréactions préliminaires chargées de urirà l'élaboration du potentiel glycose, aliment essentiel de la respiration, que précisément ils n'ontaucune influence sur l'inte: des échanges gaax mesurés à partir de la combustion pure et simple des aliments désassimi- Tout se passe comme si la combustion intervenait seule, C'est en ce sens Lil faut entendre ce que nous appelons la neutralité des réactions anaérobies. + Mécanisme des combustions organiques. — La combustion, dont nous
8 de déterminer le siège et les matériaux, est une oxydution lente, et cette bxydation possède ce caractère très particulier qu'elle n'a lieu que dans l'orga- En un mot les principes immédiats, l'albumine et le glycose ne s'oxydent spontanémenta l'air; leur combustion, à l'air libre, réclamele concours où loxydants très énergiques comme l'acide azotique et le permangunate de potasse, ni de très hautes températures. Cette oxydation rencontre donc, dans l'orgame, une condition qu'on ne sait pas réaliser dans les laboratoires et le proné pt précisément do déterminer cette condition.
rie de l'oconr. — On a supposé, et celte hypothèse à joui d'une très faveur, que l'oxygène se trouve dans le sang et agit sur les principes iats, à l'état d'oxone (Gorup-Bezanez). Il est constant qu'en présence de les oxydations organiques ont lieu spontanément et à des températures dépassent pus celle du sang. On sait aussi, par le même auteur et conforà une vue ancienne de Licbig, que la présence des alcalins favorise de dution des substances organiques sous l'inflence de l'ozone. Muis l'existence Béluzone dans le sang estune simple vue de l'esprit dont Pllüger et Probrowski ntré la fausseté. On pourrait encore invoquer cette circonstance partieu= que l'oxygène agit à l'état naissant et au moment où il abandonne sa inaison avec l'hémoglobine, Cette circonstance cat évidemment très favo-
aux oxydations ‘organiques, mais elle ne suffit pas à les déterminer, oiger suppose qu'au point méme où ont lieu les réactions chimiques de la empérature peut étre localement très élevée sans se manifester visint, Mais Ja pétition de principes est manifeste; la température ne peut
Du coefficient respiratoire. — L'intensité des combustions respiratoires & pour mesure les quantités d'oxygène consommé et d'acide carbonique produit, en un temps donné, par un animal donné. Mais pour que les chiffres obtenus dans une expérience aïent une signification précise et contiennent l'expression réelle de l'intensité, il est indispensable de Les ramener à l'unité de temps et à Vunité de poids : l'heure et le kilogramme. On obtient ainsi les coefficients
“respiratoires en oxygène et en acide carbonique, c'est-k-dire les quantités de ces » ga consommées ou produiles pendant une heure, et par kilogramme d'animal. Les cocllicients respiratoires doivent être exprimés en volume parce que, sous cette forme, ils conduisent immédiatement à la valeur du quotient respiratoire qui, dans un grand nombre de circonstances, est un document du plus haut Antérél. Dès lors, il devient inulile de donner la valeur du cocfficient respira- Moire on CO! la respiration d'un animal étant complètement définie et caracté-
par le coefficient respiratoire en oxygène, et par le rapport Le , dans les
onditions où ces deux éléments ont été déterminés par l'expérience, « Dès qu'on ne retient que le coefficient respiratoire en oxygène, il n'y a lieu de spécifier et on pourra #e borner à l'expression de coefficient respi-
Cats terminologie est claire, précise, et elle dit tout ce qu'on veut savoir, Si par exemple, on est informé que, chez l'homme, le coeflicient respiratoireesten ane, de 01,300 ot qu'il s'élève à 10 litres, environ, chez un petit oiseau teur, on atteint immédintément la mesure exacte de l'intensité des phénoehimiques de la vie, dans ces deux espèces, et on est frappé de la différence grave qui les sépare, à cet égard.
Dans ce domaine très général, il est inutile ot impossible d'introduire Le juotient respiratoire, parce que la valeur de ce rapport dépend des eirconsphysiologiques où se trouve placé l'animal lélles que l'alimentation, le ou là que Jactivité ou le repos, l'hibérnation, ete,
is lé rapport T À devient au contraire un élément très précieux toutes Les
qu'on recherche la valeur prise par les échanges respiratoires, sous l'inence d'une condition déterminée, et on en trouvera de nombreux exemples la suite de ce paragraphe,
lé quotient de Plluger nous est, pour le moment, inutile, il n'en est A de méme du coefficient respiratoire, qui doit, au contraire, être précièuseoù retenu comme le témoin Le plus fidèle du mouvement vital. Il représente, Dindividu normal et moyen, dans chaque espèce, une constante caractéris- “de co mouvement et, pour en saisir tout l'intérêt, il suffit de s'inspirer de
Lavsanté. — Éléments de physiologie. 23