‹ Êléments de physiologie. v.2Chapitre 67 sur 136 · TECHNIQUE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE

permet d'inscrire la chute de ce réservoir et d'oblenir la courbe de l'oxygène consommé.

<. Appareils fondés sur le renouvellement mécanique de l'atmosphére. — L'enceinte habitée par l'animalest placée sur le Lrajet d'un courant d'air dont le débit est connu et dont les altéralions, à la sortie, font connaitre la mesure des échanges respiratoires ; l'expression de celle mesure est donnée par la formule générale

ee, V désignant lu quantité d'air qui à traversé l'encéinté, pendant la durée de

de l'expérience, et a la teneur de cet air en COS, ou le déficit d'oxygène. Tout se passe

comme si l'animal habitait une enceinte de capacité croissante, el, précisément, dans l'évaluation totale des échanges respiratoires, il faut Egalement tenir compte de l'enceinte eldes altérations de l'airqu'elle contient à la fin de l'expérience, L'expression

complète de 1x mesure devient alors 2 VUE, à désignant la capacité de

l'enceinte een la proportion de COE on du déficit d'oxygène dans l'air de cette encointe, à la fin de l'expérience.

Ce deuxième Lerme pe né saurait être négligé à moins que v ne soit Lrès pelit et V

Lrès grand, ce qui a Lien dans la cas d'une ventilation très puissante.

Cette méthode a des origines très loïntaines et sa première réalisation appartient, sans doute, à Allen et Pepys (1808. L'appareil de ces expérimentateurs est formé par l'association de deux grands gezomètres reliés l'un à l'autre et «2 vidant ullernetisement l'un dans autre, à travers l'enceinte.

La même disposition a été adoptée par Despretz et par Dulong dans leurs cherches sur In chaleur animale. Elle ost assurément très simple et comporte un haut degré d'exaclitude, à la condition de gornir les garometres avec un liquide indifférent comme l'huile, la glycérine ou l'euu salée.

Dans l'appareil de Scharling (1849), le courant d'air est déterminé par un aspirateur, EE celui-ci est constitué par un simple tonneau, rempli d'eau au commencement

do L'expérience et se vidant pendant sa durée. Îl est relié à l'enceinte par un tube Pourvu d'une série de flacons laveurs chargés de fixer l'acide carbonique, La méthode % comporte pas la détermination de l'oxygène consommé. Le dispositif de Scharling a trouvé Loute son ampleur dans l'appareil de Pettenkoffer Et Woit, auquel les auteurs ont donné des proportions grandioss, L'encéinle a une focitemance de 20 mètres eubes et peut se prêter au séjour de l'homme et des grands Vafænaux. La ventilation, extrémement puissante, est assurée par une pompe mué par ne rmnehineà vapeur, Comme on ne peut prétendre recneillir tout l'air mis en mou Eersent el en fixer l'acide carbonique, un courant dérivé ayant un rapport défini avec À ouxrant principal, entraine une faible partie de l'air souillé par la respiration dans ES Æracons layeurs chargés de baryte et fixant l'acide carbonique de cétair. La vapeur xx ost retenue par dé la pierre ponce chargée d'acide sulfurique, L'analyse porte = sur un échantillon régulièrement prélevé sur le courant d'air, au moment où aie abandonne l'enceinte, D'ailleurs elle ost réservée exclusivement à la détermi-

Ou du CO, el quant à l'oxygène consommé, Pettenkofler et Voit en oblenaient la

“are, par différence, et en partant de la comparaison des ingesla et des exerela

BUS et liquides. Sue un animal en équilibre de poids et de nutrition, les entrées j}sontégales aux sorties [excreta}. On à done en désiguant l'oxygène par à :

2 + ingosta = exerota + CO.

D'où :

+ = exoreta + COM ingesta.

allérations, dans le courant d'air, est exclusivement fonction de l'intensité des échanges gazeux de la respirôtion el elle en donnerait la mesure, si on pouvait la déterminer à un moment queléonque de l'expérience», par une sorte d'exploration.

Nous oblenons aisément ce résultat en plaçant sur le trajet du courant d'air, un gazométre à double courant comme celui qui est représenté dans la fig. 414, Grâes aux

Fig. LI, — Gasomètre à double courant pour l'exploration du chimisme resplraioire

robinels à 3 voies placés sur un tube collatéral, on peut faire passer l'air soit par la cloche, soit par ce tube. Dans ce dernier cas, la cloche devient Uisponible pour une analyse eudiométrique.

On peut donc muliplier les explorations et échelonner les analyses, à la condilion de ménager entre elles un intervalle suflisant pour permettre le renouvellement ds N'air dans l'enceinte et dans la eloché du gazomätre,

B. — APPAREILS POUR LA MESURE DES ÉCHANGES GAZEUX DANS LA RESPIRATION PULMONAIRE.

Ici l'animal n'

t pas enfermé dans une enceinte et les instruments en usage do vent être mis en étroite relation avec l'appareil respiratoire du sujet mis à l'épreute. En général, ces instruments sont disposés de manière à assurer la récolte où simplement l'échantillonnage de l'air expiré, et dans ce eas, l'air est mis on mouvement par l'anittil lui-même. Dans d'autres circonstances plus rares, celui-ci respire dans un court d'air. De là deux groupes d'instruments :

Dans le premier groupe, L'air mis en mouvement par l'animal est dirigé par un système de soupapes, soît dans un sac (Muller, Sanson), soit dans un (acon dont fl déplace Le contenu [Bruaner et Valentin), soit enfin, dans un garomètre bien équilibré

subil une chute progressive qui, vers lu fin de l'asphyxie, la fait tomber autiers environ de sa valeur normale, D'ailleurs, les valeurs prises pur l'intonsit& cle la respiration dans le cours de l'asphyxie en vase clos ont, avec la tension «le l'oxygène, dés rapports définis qui se précisent dans les chiffres suivants :

Cris ; 4049070 sà700

respiratoires: see

Véenaides éngea

Il eel évident, dès lors, que, contrairement à l'opinion soutenue par Sansc>#3. les variations superficielles de la préssion atmosphérique, dans les limites «x» elles se produisent sous les influences météoriques, n'entrainent aucun cheæ-#27 gement duns les échanges gazeux de la respiralion.

Influence du sang et des hémorragies, — On pourrait penser e prioré Get l'intensité des combustions respiratoires est diminuée par les souslractio=mæs sanguines dans li mesure même de la diminution de l'hémoglobine tot 1e. Mais il résulte des recherches de MM. Pembrey et À. Guerber (1894) que es hémorrugies qui laissent survivre l'animal et qui n'excèdent pas 2 p.400 ei poids du corps, n'ont qu'une très médioere influence sur l'intensité des échanges respiratoires,

A la condition de rétablir la pression artérielle par des injections inter veineuses de sérum arlificie), les changements de la respiration produits >“ les soustractions sanguines ne dépassent pas la limite des modifications ai peuvent survenir, sans cause apparente, dans la vie des animaux,

Un certain nombre de physiologistes (Hanover, Pettenkoffer et Voit, oil. et Rauber) avaient fait antérieurement des constatations analogues et il appar=æaît bion que, sur ce point encore, les phénomènes de la respiration obéissent à … Aa loi générale exposde au début de ce chapitre dE en vertu de laquelle l'inten=Æ té des combustions se règle exclusivement sur les besoins de l'organisme.

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