DU ROLE DU FOIE DANS L'ÉLABORATION ET L'ÉLIMINATION DU FER
| pen fonction hématolytique du foie. — Le fer subil dans l'organisme uns évolution dans laquelle le foie prend une part très spéciale que les truvaux récents de Lapicque, do Dastre ot Floresco (1898) imposent à l'atten-
ion.
Ettout d'abord on savait, par les recherches d'un grand nombre de chimistes, que le foie contient du fer dont la séparation se rattache à la production des biliaires aux dépens de l'hémoglobine. Il se forme ainsi dans la glande hépatique une véritable réserve, et cela en vertu d'une sorte de fonction indé péndante que ses actes essentiels permettent de désigner sous le nom de jonc dion hémalolytique.
Laulonomie de cette fonction ne semble pas douteuse, car le foie est plus Miche enfer que tous los autres organos, et sa richesse à peu près invariablo est fndépendante du jeûne et de l'alimentation, alors qu'elle subit l'effet des graves Ælingements physiologiques, comme la croissance, les maladies, les hémor-
“Sirce point il faut des chilfres, ot ceux de Lapieque sont do nature à bion montrerla réalité de la fonction hématolytique.
“laquantité de fer contenue dans l'ensemble de l'économie varie de 4 à 2 P10000 du poids sec ; mais sa répartition est très inégale.
0,5 de fer, deg —
4 kilogramme de sang contient en moyenne.
3 = de foie ee ‘
Ainsile sang serait cinq fois plusriche en fer que le reste de l'organisme, ot le trois fois plus riche que le sang. Ces différences trahissent bien les Ale d'une sorte d'accumulation et de mise en réserve dans la glande hépa-
leur ensemble, l'aspect d'un pointillé très abondant. Chacune de ces taches rnaront à l’orifice d'une glande sudoripare.
insensible a elle-méme des degrés; mais son intensité nor- RTE suffisante pour entretenir à la surface de la peau un certain degré d'humidité, de souplesse et de fraicheur qui sont l'expression d'une bonne santé générale. En dehors de cette mesure, elle entraine ou la séchoresse de la peau ou sa moiteur.
Mesure de la sécrétion sudorale. — La détermination de la quantité de sueur produite peut étre obtenue directement ou indirectement. Dans le premier cas, et selon la méthode de Lavoisier et Seguin, le sujet nu est enfermé dans un sac imperméable de taflotus qui l'enveloppe entièrement à l' de La tte ; on se Lorne parfois à une détermination partielle et, dans ce eus, le sa est disposé dé manière à émprisonner seulement une partie du corps, telle qu'un membre supérieur ou un membre inférieur. Quoi qu'il en soit, la sueur accumulée dans Je sac imperméable est recueillie par un orifice ouvert au fond de ca sac ot pourvu d'un robinet,
Quand on fait usage de la méthode indirecte, on tient compte de l'eau ingérée dans les vingt-quatre heures ct de l'eau éliminée dans le mème temps par des différentes voies (excréments, urines, transpiration pulmonaire). La diffé. vence mesure La part de la transpiration cutanée, à la condition que le poids du pujet ail retrouvé à la fin de l'expérience la valeur qu'il avait an commentement. Cette méthode réclame l'emploi de la balance, et Sanctorius en à fait un grand usage ; c’est ln seule qu'on puisse appliquer aux animaux.
Les résultats obtonus par ces divers procédés sont très variables, notamment chez les animaux.
Chez l'homme, la sécrétion sudorale est évaluée à unë moyenne de 4000 à 2000 grammes pur jour. Chez les animaux, elle n'est pas exactement déterrninée, car les résultats qu'on a obtenus eur eux par l’emploi de la méthode indirecte se confondent avec les produits de la transpiration pulmonaire.
D'après les chiffres obtenus par Grandeau et Leclerc sur les animaux de la Compagnie des petites voitures, la transpiration totale varierait chez le cheval de 3 à42 kilogrammes par jour, Ces variations dépendent des conditions physiologiques (repos ou travail) où se trouve placé l'animal, et il sera très intéres Sant de préciser l'influence de ces conditions quand nous étudierons la calorifi- &extion et la régulation de la température.
Lis indications fournies par Grandeau et Leclerc montrent l'extrême varia- Hxité dela transpiration culane chézle cheval ét né nous permettent pas d'atti- Eheruné grande importance aux évaluations de Boussingaullqui estime à 5 litres
Ja sécrétion sudorale dans celte espèce. Par contre, dans ses recherches statique chimique de la nutrition, le même expérimentatour a constaté, sur Mneyache laïtière, que La quantité d'eau éliminée par l'évaporation, à la surface dela peau ot du poumon, atteignait 33 kilogrammes par jour, Ge chiffre cossera surprendre si nous réfléchissons que, sous l'influence de La lactation LEE particulier exigé pour l'accomplissement de cet acte, l'animal F2 ilogrammes d'eau dans les vingt-quatre heures. ns fournies par Sac sont très différentes, D'après cet observa-
Verila transpiration quotidienne atteindrait 9 à 14 kilogrammes chez le bœuf
AG 7,5 chez le cheval.