FONCTIONS DES CAPSULES SURRÉNALES
On ne savait rien sur ces organes avant 1856, À cette époque, un médecin anglais, Addison, démontra l'étroite relation qui existe entre ln maladie bronsée, connue aujourd'hui sous le nom dé maladie d'Addison, et l'altération des capsules surrénäles. Li maladie bronxzée se caractérise par des taches pigmentaires disséminées à la surface de la peau et des muqueuses, par une perte de force &onsidérable et l'incapacité de supporter la fatigue, et enfin par une cachexie progressive et mortelle. À l'autopsie des mulades, on trouve constumment des “altérations graves dans les capsules surrénales (1).
Dans la même année, Brown-Séquard étudia expérimentalement le rôle de
“ces organes. Il vit que leur destruction complète entraîne fatalement la mort et 1 démontra ainsi qu'elles remplissent une fonction indispensable à la vie.
… La nature de cette fonction a été établie par Abelous et Langlois, dont les
recherches remontent à 4891,
Dans la pensée que chez les animaux à sang froid, les phénomènes seraient
durables ot plus faciles à observer, ces deux physiologistes dirigérent leurs
mières expériences sur la grenouille, Mais, dans cette espèce animale, les
les surrénales sont développées dans l'épaisseur des veines du rein et
sent dans le sang. Il faut donc renoncer à les extirper sous peine de provo-
des hémorragies intarissables, Les auteurs ont tourné la difficulté en dé-
nt les capsules par la cautérisation, à l'aide d'un petit cautère porté au
sombre. Cette méthode leur a donné les résultats suivants : à. la destruc-
d'une seule capsule est inoffensive et ne modifie en aucune manière, ni
les fonctions, ni lu santé de l'animal; D. la destruction complète des deux
“capsules entraine bientôt les troubles les plus graves. La grenouille acapsutée
n'offre d'abord rien d'anormul, mais après un temps variable dont la durée
nd de la température extérieure, l'animal présente des phénomènes de
ïe qui s'étendent rapidement à tous les muscles ét entrainent la mort en
x ou six jours. Les grenouilles acapsulées meurent d'une paralysie géné-
| ….— Abelous et Langlois se sont aussitôt préoccupés de déterminer le mécanisme
de cette paralysie mortelle et leur analyse physiologique les a conduits aux plus
nis résultats. Un premier fait fut d'abord mis en lumière qui suffisait à
mister les recherches. Si sur une grenouille acapsulée et en pleine paralysie
mexcite le nerf sciatique, l'excitation ne produit aucun effet sur le muscle,
Dans certains cas pourtunt los eupaulos n'ont pas prénenté de lésions apparentes. Mais ré l'asthénie faisait défaut chez les malades. '
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ælet sensible ni sur lesaddisoniens que l'on a essayé de traiter par l'opothérapie misur les animaux ncapsulés.
Mais pour n'avoir aucune influence palliative ou curative, l'extrait capsulaire n'en possède pas moins de remarquables propriétés étudiées par Cybulski, Olivier el Schülfer, Langlois et Gollieb. Injecté dans les veines, il détermine le ralentissement des battements du cœur, une vaso-constriction générale ét une élévation considéeublo de la pression artérielle, Ces phénomènes son{ d'ailleurs passagers et ne durent pas plus de quatre ou cinq minutes sur un chien normal. Ms se prolongent au delà d'un quart d'heure, si on à soin de refroidir l'animal, <tpurexemple, l'hypertension a duré dix-sept minutes sur un chien refroidi 30°.
Les effets vasculaires et cardiaques de l'extrait capsulaire ont été attribude à
mn principe actif désigné pur Frenkel sous le nom de sphygmogénine.
Nous n'insisterons ps sur les discussions dont ce principe a été l'objét, ni “sunles interprétations chimiques auxquelles il a donné Lieu (1); nous nous borncrons à dire que ses propriétés se manifestent jusque dans Le sang veineux de
& capsule surrénale, Le plasma de ce liquide, obtenu par centrifugation êt
ché dans les veines d'un chien, fait monter la pression artérielle de 8 cen-
de mercure (Cybulski. Langlois). Le sang veineux des capsules surré-
iles ést d'ailleurs rutilant comme Le sang veineux du rein, ce qui ést l'indico d'une sécrétion permanente.
FONCTIONS DU THYMUS
bihymus est un organe transitoire, si co n'est choz les reptiles où il persiste vie. Dans les autres classes de vertébrés il atteint tout son développement la vie fetale, mais il s'atrophie dès la naissance pour ne lisser chez é que des vestiges adipeux.
n& la pleine maturité de son développement chez le fœtus, il affecte tous e d'un organe lymphatique et peut être assimilé à un ganglion, Il mé d'un véritable tissu lymphotde avec le tissu conjonetif réticulé caracet des follicules identiques aux follicules clos de l'intestin. Mais ce le curieux dans cet organe, c'est que sa spécialisation lymphatique Le aux dépens d'un tissu tout différent. Primitivement, et dès 508 promières Te thymus est une formation épithéliale, c'est-a-dire un issue par bourgeonnement de l'ectoderme des fentes branchiules. Puis nitre formation recule devant l'envahissement progressif du tissu \ pour né laisser derrière olle que des lobes épithéliaux (corpuscules |) témoins de son existence éphémère.
l'évolution du thymus comporte deux spécialisations organiques distraverse doux phases : une phase glandulaire ét une phase lympha= les deux très fugitives.
la présence parait liée & une réaction spéciale offerte par la substance médallnire den
surrénales et découverte par Jp et par Virehow (1856), Si on traite pur le per=
re de fer une section longitudinale de la gla: toute la surface correspondant à la
Aitée médultaire se colore en brun verdâtre. Avae la teinture aqueuse d'iode, on obtient
à Lavmauik, — Éléments de physiologie. 30
FONCTIONS DE LA RATE. 49 fonction hématopoiétique de La rate a été mise en évidence par l'emploi leurs méthodes. A
des modifications du sang après la saignée. — L'extirpation de a souvent été pratiquée chez l'homme, à titre de traitoment chirurgical des causes bien diverses. Mais les suites de l'opération et son influence [la composition du sang ont été rarement étudiées, L'extirpation de la rate en général accompagnée d'une diminution plus où moins sensible dans La globulaire du sang, mais dans co changement ilestmalaisé de discernerla qui doit être faite à l'opération ou aux causes morbides qui l'avaientrendue ire. 11 vaut donc mieux consulter les résultats de l'expérimentation et, ce point, les auteurs sont à peu près unanimes, Pouchet (1878), qui aextirpé te sur un grand nombre d'espèces animales (trilons, poissons, pigeons chiens), est le seul physiologisie qui ait obtenu des résultats négatifs. les autres, et ils sont nombreux (Mosler, 1872; Malassez ot Picurd ; Zezas, doff, 1883; Trauber, 1889; Lockart-Gibson, Kourloff, 1889; Emelianoff, ; Vulpius, 1891; Laudenbach, 4896-1807), ont obtenu des faits qui démontrent le hématopoiétique de la rate et que nous allons brièvement résumer. 'extirpation de la rate produit une diminution du nombre des globules et de la richesse du sang en hémoglobine (ou en fer, Mosler); elle changement inverse dans Le nombre des globules blancs qui augmente. un délai variable, le sang se reconstitue et retrouve sc caraclères irmaux.
Les variations de l'hémoglobine sont moins rapides que celles du nombre des obules rouges.
La réparation du sang après la saignde est plus tardive et plus laborieuse létles animaux dératés que chez les individus normaux. Le retour à l'état Jemial établit l'existence d'organes vicariants. En résumé, tous les auteurs sont d'accord sur le sens de oes phénomènes, &is non sur leur intensité et leur importance. On observe dans Les résullals Menus de très grandes inégalités, soit on co qui touche le degré de l'aglobulie bWémoment de son apparition, soit en ce qui touche la durée des délais nécestres au retour de l'état normal, Dans les expériences de Laudenbach, si nom uses @t si soignées, La diminution du nombre des globules rouges survient tardivement et ne commence que vers le deuxième mois après l'extir- Htion dela rate, Elle n'atteint son maximum que dans le cours du troisième mois, lsutre part, elle a des degrés très variables, Son minimum a été de 20 p. 100 bson maximum & alteint 80 p. 100. Mais colto dernière limite est ‘exceponnelle et incompatible avec la survie des animaux, qui succombent à anémie.
“Cet ensemble de faits prouve clairement que la fonetion hématopoïétique de Prale est & Ja fois très réelle et très inégalo, Sos inégalités dépendent de la par- Iéipäiôn très variable des organes ou des tissus vicariants, Au processus de Hhimatogenëse. On voit d'ailleurs que Le rôle de ces derniers est considérable,
(uisqué, sauf dans des circonstances tout à fait rares, ils permettent aux anÿam à l'extirpation de la rate. Le principal de ces organes vicariants Bt constitué par La moelle osseuse.
Béumann (1869) observa, le premier, les changements subis par la moelle bsseuse dans la leucémie et, parmi eux, l'apparition de cellules à protoplasma