‹ Êléments de physiologie. v.2Chapitre 97 sur 136 · FONCTIONS DE LA HATE · texte numérisé non relu

FONCTIONS DE LA HATE

ainsi que Grigoresou (1891), pratiquant la numération des globules rougessur un chien& divers momonts de la journéo, constate que le nombre des hématies atteint son maximum trois où quatre heures après lerepas et au moment où la pression dans la rate atteint sa plus grande valeur. Middendorff, Glass, Gurwitseh recourent à un autre procédé et dosent comparativement l'hémoglobine et les parties solides dans le sang veineux splénique et dans le sang arlériel. La différence se prononce toujours en faveur du sang veineux de la rate,

De l'hématolyse splénique.— Pourpeindre la confusion etl'incertitude où Jon est longtemps resté sur les fonctions de la rate, on aime dire, avec quelque ironie, que cet organe a éLé tour à tour considéré comme le berceau ou comme le tombeau des globules rouges. Mais cette ironie ne prouve rien, et la vérité est que l'hématopoièse splénique est contemporaine d'un phénomène d'hématolyse plus ou moins intense,

Cette hématolyse se trahit avoc clarté dans l'existence d'un certain nombre de leucocytes contenant des débris de globules rouges (Kælliker, Scherer). D'autre part, on trouve dans la rate de grandes quantités de pigment d'origine hématique (Meya, Eliasberg).

Enfin, Schwartz et après lui Laudembach, ont montré, dans des expéricnocs én Maitre, que les cellules propres de la rato attaquent l'hémoglobine. La pulpe | Splénique est diluëe dans ane solution physiologique de sel marin et soumise à M'influence d'un appareil de centrifugation. On obtient ainsi un liquide qui, [ras Schwartz, ne contiendrait que les corps incolores de la rate, les cellules

pléniques, tout à fait comparables, d'ailleurs, aux globules blancs du sang. Or, ajoute à ce liquide une solution d'oxyhémoglobine, celle-ci subit des alté is qui la font passer successivement à l'état dé méthémoglobiné et émoglobine réduite. La transformation complète ne réclamerait pas plus de ngt-quatre heures, à la température de 38° C. (Laudenbach}, Enregard de ces pliénomènes, et pour leur donner leur signification, {1 faut ajouter que les solu- Lions pures d'oxyhémoglobine ne s'allérent que très lentement et que, si on Les oumet à l'influence des globules blancs du sang, leur passage à l'état de imoglobine s'opère avec une extréme lenteur et ne réclame pas moins de La dix jours. Les cellules de La rate ont donc à cet égard une activité partidière qui purait liée à l'hématolyse.

. Rôle de la rate dans la circulation. — La charpente de La rate est consuée par une enveloppe fbreuse qui jette dans La profondeur de l'organe un d nombre de prolongements lamellaires, s'anastomosant entre eux, #t pmant un réseau à nombreuses trabécules. Ces trabécules sont formées de u conjonctif, de fibres élastiques et de fibres musculaires lisses. Le Hissu opre de la rate est enfermé dans les mailles de ce résouu. Quant aux vaisseaux, ils présentent une disposition très spéciale : l'artère se nue avec la veine pur l'intermédiaire d'un système de lacunes creusées dans Ptisau adénoïde de l'organe et dépourvues de parois propres. Moutes ces dispositions permettent à La rate de se resserrer par la contraction fibres lisses et de restreindre le passage du sang ou de céder à la poussée ce liquide et d'en admettre de grandes quantités, La rate peul ainsi dériver artie de la masse sanguine et recevoir l'exoès de ce liquide. On peut la x comme un réservoir chargé de régler la circulation abdominale,

né

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